La croissance française n'a pas dépassé 0,1% au premier trimestre

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La croissance française a été de seulement 0,1% au premier trimestre 2010, a confirmé ce vendredi l'Insee, qui a révisé toutefois à la hausse la progression du PIB du dernier trimestre 2009 à 0,6%. L'acquis de croissance pour 2010 s'établit à 0,8%.

L'Insee a confirmé ce vendredi la croissance modeste de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre mais révisé en hausse la progression du quatrième trimestre, à 0,6% au lieu de 0,5% annoncé en mai. L'évolution du PIB pour l'ensemble de 2009 reste cependant inchangée, en baisse de 2,5%, soit la plus grave récession qu'ait connue l'économie française dans l'après-guerre.

A fin mars, l'acquis de croissance pour 2010 s'établit à 0,8%. Jeudi, dans une autre étude, l'Insee estimait que la croissance française ne dépasserait pas 1,4% cette année.

Les dépenses de consommation des ménages français ont stagné en janvier-mars alors qu'elles avaient progressé de 1% fin 2009 (0,9% en estimation précédente) avant la réduction de la prime à la casse automobile. L'investissement total a baissé de 0,9% (après -1,1% au quatrième trimestre), avec des reculs de 0,6% pour l'investissement des ménages et de 1% pour celui des entreprises non financières.
Les dépenses des administrations publiques ont stagné après une hausse de 0,6% fin 2009. Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) a contribué négativement à la croissance (-0,2 point au lieu de -0,1 point initialement estimé) après +0,5% en octobre-décembre.

Les variations de stocks ont également apporté une contribution négative de 0,2 point (au lieu de -0,1) à la croissance du premier trimestre alors que le commerce extérieur a contribué positivement à hauteur de 0,4 point. Les exportations ont augmenté de 4,1% (au lieu de 3,9%) sur le trimestre, près de deux fois plus que les importations (2,1% au lieu de 2%).

Les résultats détaillés des comptes nationaux révèlent par ailleurs que le revenu disponible brut des ménages a progressé de 0,4% au quatrième trimestre, après une hausse de 0,2% lors des trois mois précédents. Mais les prestations sociales ont ralenti, les impôts augmenté et l'inflation accéléré, si bien que le pouvoir d'achat du revenu disponible brut a diminué de 0,1%, après une stabilité au quatrième trimestre.

Le taux d'épargne a quant à lui reculé très légèrement à 15,7% après 15,8% fin 2009.

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