Le FMI voit une croissance française atone en 2010

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
La France a mieux résisté à la récession que d'autres pays mais la croissance est atone et les incertitudes consécutives à la crise de la dette souveraine menacent la reprise, prévient le Fonds monétaire international (FMI). L'institution dirigée par Dominique Strauss Kahn qualifie de "décisive" pour la stratégie budgétaire la réforme des retraites annoncée par le gouvernement.

"Des mesures appropriées ont permis à la France de sortir rapidement de la récession, mais la reprise est fragile et se trouve à présent confrontée à l'affaiblissement de la demande domestique et européenne", indique le FMI ce jeudi à l'issue d'un réexamen régulier de la situation économique du pays. "La croissance devrait être atone en 2010 et n'enregistrer qu'une légère reprise au cours de l'année 2011."

Le taux de chômage élevé, le retrait progressif des mesures de relance et l'effort de consolidation des finances publiques vont peser sur la demande, explique le FMI, tout en notant que la dépréciation de l'euro aura des retombées positives. Le Fonds recommande une stratégie de consolidation budgétaire crédible qui viserait la soutenabilité à moyen terme des finances publiques tout en limitant les risques pour la reprise.

S'agissant de l'objectif affiché par Paris de ramener le déficit public à 3% du PIB d'ici 2013, contre 8% attendu cette année, le FMI juge que, "compte tenu des évolutions actuelles des marchés, cette trajectoire devrait être respectée de façon à ancrer les anticipations". Mais il demande aussi que la stratégie budgétaire s'appuie sur des hypothèses macroéconomiques "réalistes" pour ne pas sous-estimer l'ampleur des efforts requis.

Le FMI prend acte des diverses mesures d'économies annoncées et de l'imminente annonce d'une réforme des retraites, dévoilée mercredi. "Il est important qu'une consultation publique ait lieu sur une telle réforme décisive" pour la stratégie budgétaire, observe-t-il tout en appelant à "résister aux pressions". Il constate enfin que les banques françaises ont comparativement bien résisté à la crise financière mais ajoute que "la faiblesse de la croissance et les inquiétudes sur la dette publique européenne sont porteuses de nouveaux risques."

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