Eric Woerth quitte ses fonctions de trésorier de l'UMP

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(Crédits : Reuters)
Ce mercredi, à l'issue du Conseil des ministres, le ministre du Travail Eric Woerth a annoncé sa décision de céder son poste de trésorier de l'UMP. Une décision que le chef de l'Etat lui avait "conseillé" de prendre face aux multiples accusations de conflit d'intérêts dans l'affaire Bettencourt.

Ce mercredi, à l'issue du Conseil des ministres où il a présenté le projet de réforme des retraites, le ministre du Travail Eric Woerth a annoncé sa décision de céder son poste de trésorier de l'UMP. Il n'a pas précisé à quelle date il quitterait ses fonctions.

La veille, Nicolas Sarkozy avait renouvelé, lors de son intervention télévisée sur France 2,  sa confiance en son ministre du Travail. "Eric Woerth est un homme honnête, compétent qui a toute ma confiance et toute celle du Premier ministre" et il défendra la réforme des retraites "selon le calendrier prévu", avait déclaré le président de la République lors d'une émission spéciale sur France 2. Le Président de la République avait cependant ajouté qu'il souhaitait voir son ministre du Travail, attaqué pour les liens qui lui sont prêtés avec Liliane Bettencourt, se consacrer désormais "exclusivement" à cette réforme. "Mon conseil serait plutôt qu'il n'exerce plus ses fonctions" de trésorier de l'UMP, avait-il dit, excluant en revanche tout remaniement ministériel.

Cette posture présidentielle a suscité ce matin de vives réactions de la part du PS. Pour François Hollande, le président a "avoué" qu'il y avait suspicion de conflit d'intérêts.

Un mois de soupçons

Alors que lundi, les porte-paroles de l'UMP excluaient toute démission d'Eric Woerth, le ministre lui-même avait indiqué mardi qu'il allait  "réfléchir" à l'abandon de sa fonction de trésorier de l'UMP, au coeur des accusations de conflit d'intérêts portées contre lui.

Eric Woerth a en effet cumulé ses fonctions ministérielles (au Budget et désormais au Travail) avec celle de trésorier de l'UMP, en gérant les dons des particuliers, dont ceux de la milliardaire Liliane Bettencourt. Depuis un mois, des enregistrements clandestins de l'héritière de L'Oréal, révélés par le site Internet Mediapart, font peser sur lui des soupçons de complaisance fiscale, mais aussi de trafic d'influence et de financement politique illégal. Un rapport fourni au gouvernement par l'Inspection générale des Finances lundi a conclu que le ministre n'était "pas intervenu" dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt.

 

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