François Baroin confirme que le gouvernement "va faire sauter" le bouclier fiscal

Invité sur France Inter, le ministre du Budget a admis ce mercredi que le bouclier fiscal était devenu un "symbole d'injustice". Pas question pour autant de le faire sauter dans la précipitation.
(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)

Le bouclier fiscal est devenu un "symbole d'injustice" mais le gouvernement n'entend pas, pour autant, "faire sauter (...) dans la précipitation", a déclaré sur France Inter, ce mercredi, le ministre du Budget, François Baroin. Et de préciser que cette suppression "irait de pair avec une éventuelle suppression de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune).

"Je suis pour la pédagogie pour expliquer que s'il y a un ISF, il faut un bouclier et s'il n'y a plus de bouclier, alors il faut avoir le courage d'affronter l'ISF", a-t-il dit. Ce virage est justifié, a expliqué François Baroin, par la nécessité d'une convergence avec l'Allemagne.

 

En insistant à nouveau sur le calendrier prévu pour cette nouvelle réforme, François Baroin n'a pas convaincu tous les membres de la majorité. Ce mercredi la commission des finances de l'Assemblée nationale a certes rejeté l'amendement signé par une centaine de députés UMP proposant de supprimer l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et le bouclier fiscal. Mais les élus du groupe du Nouveau centre (NC) et quelques députés UMP ont tout de même voté en faveur de cet amendement.
De son côté, les élus de gauche, favorables à la suppression du "bouclier fiscal", ont voté contre cet amendement qui prévoyait de supprimer en même temps l'ISF.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a accusé la majorité de ne pas "oser passer à l'acte" parce que, a-t-il dit, "elle cherche désespérément le moyen de continuer de protéger ses riches en échangeant la suppression du bouclier fiscal contre la suppression de l'ISF".
"Ce troc est un marché de dupes qui remplacerait le symbole de l'injustice par une injustice plus grande encore", a-t-il ajouté. "On continuerait de favoriser la rente, c'est-à-dire l'argent qui dort, au détriment du travail et de l'investissement productif", a-t-il dit dans un communiqué.
 

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