La Halde de nouveau sous le feu des députés

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(Crédits : DR)
Un amendement signé par plus de 80 députés et visant à réduire de 350.000 euros de le budget de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (Halde) a été adopté en commission.

La vie de la Halde, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité, n'a depuis sa création en 2004 rien d'un long fleuve tranquille. Cette autorité administrative indépendante est très régulièrement épinglée que ce soit par la Cour des comptes ou par les parlementaires.

Réduire de 350.000 euros

Ainsi à l'occasion du débat budgétaire, Richard Mallié, député des Bouches-du-Rhône, passe cette année encore à l'offensive. L'élu et 80 autres députés ont déposé un amendement au projet de loi de finances visant à réduire de 350.000 euros le budget de la Halde. Cet amendement, qui a été adopté en commission lundi, reviendrait s'il était adopté en séance publique à contenir les crédits de cet organisme à leur niveau de 2010.

Dans un communiqué, Richard Mallié relève que depuis 2008 le budget de la Halde "flambe aussi bien pour les dépenses de fonctionnement (+12%) que pour les dépenses de personnel (+13%)". Il estime qu'au moment où des efforts sont demandés à chacun et que l'Etat est appelé à rationnaliser ses dépenses, "la Halde doit savoir en prendre fidèlement sa part".

Adresse coûteuse

Parmi les griefs avancés par les députés, le fait que la Halde soit installée dans de luxueux locaux de plus de 2.000 m2 dans le IXeme arrondissement de Paris loués 1,8 million d'euros par an par l'Etat. Bercy cherche d'ailleurs une nouvelle adresse moins coûteuse, sans doute en banlieue, pour installer l'organisme à la fin de son bail, en 2013.

Début septembre, Richard Maliié s'en était pris à l'ancien président de la Halde, Louis Schweitzer, lui demandant de restituer les indemnités que l'ancien PDG de Renault avait perçu pendant son passage à la tête de la Halde entre 2005 et 2010.

Un autre sujet empoisonne la vie de la Halde, son avenir. Le gouvernement souhaite en effet fusionner l'institution avec le Médiateur de la république et d'autres structures au sein d'un nouvel organisme baptisé Défenseur des droits. Une recommandation cohérente avec le récent rapport parlementaire sur les autorités administratives indépendantes qui prône une logique de rapprochement afin de rationnaliser les coûts.


 

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