La cyber-attaque à Bercy "ne surprend pas" le député UMP Carayon

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Bernard Carayon, député du Tarn (UMP), a déclaré avoir déjà dénoncé "la vulnérabilité des système d'information publics". Ces déclarations font suite à la confirmation ce lundi d'une attaque informatique des ordinateurs du ministère de l'économie.

Alors que François Baroin, ministre du Budget, tente de rassurer concernant le piratage dont son ministère a été victime en décembre, Bernard Carayon, député du Tarn (UMP), n'est pas surpris par cette attaque informatique. Dans un communiqué, il déclare avoir déjà alerté le gouvernement sur un tel risque.

"Cette affaire extrêmement grave souligne la vulnérabilité des systèmes d'information publics que j'ai dénoncée dans plusieurs rapports parlementaires. La menace est connue depuis longtemps: certains Etats se sont dotés d'armées de "hackers", rappelle le parlementaire selon qui "la menace a déjà été vérifiée : les systèmes d'information du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) ont déjà été pénétrés, comme ceux du Pentagone aux Etats-Unis".

Pour le parlementaire, qui suit depuis plusieurs années les problèmes d'intelligence économique, "les moyens français ne sont pas à la hauteur des enjeux : l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) ne dispose que d'une trentaine d'ingénieurs pour exercer sa mission".

Selon lui, "le gouvernement doit définir d'urgence une stratégie globale de sécurité qui passe par : l'audit immédiat des systèmes d'information des administrations publiques, la création d'un "CEA " des technologies de l'information et de la communication (TIC), rassemblant tous les moyens publics de financement et de recherche, et engageant une politique systématique d'information et de formation dans les administrations françaises, et le développement d'une politique industrielle rapprochant les programmes de recherche de nos grands groupes et des PME spécialisées dans les TIC".

"Il est urgent de créer une offre industrielle de confiance, française ou européenne, pour préserver notre indépendance, en s'appuyant sur l'agence européenne pour la sécurité des réseaux et de l'information (Enisa)", conclut-il.

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Commentaires
a écrit le 28/08/2011 à 21:03 :
Carayon a bien raison, d'autant que les systèmes sécurises et contrôlables sont moins cher que les solutions d?éditeurs.
L'avertissement du général Desvignes, émis a une époque ou les USA et la France étaient en froid, est toujours d'actualité:
http://www.transfert.net/a8955
a écrit le 07/03/2011 à 20:20 :
il ne faut pas se leurrer, la securite a 100% n'existe pas; il y a des gens tres costauds en informatique de haut nivau,il existe des logiciels de craquage qui font des milliers voir des dizaines de milliers et plus d'operations en queques secondes!!! tres difficile de lutter!!!!!
Réponse de le 28/08/2011 à 21:05 :
Commentaire un peu vain.
La serrure inviolable n'existe pas.
Est-ce une raison pour laisser votre porte ouverte ?
Est-ce une raison pour ne pas chercher une meilleure protection ?
Est-ce une raison pour ne pas chercher a compliquer la vie du cambrioleur ?
a écrit le 07/03/2011 à 18:47 :
DES EXPLICATIONS SVP!
Au lieu de se contenter de nous expliquer les faiblesses ne nos systèmes de défense anti virus et le mode d'emplois des hackers, peut on nous dire quel est le but recherché par ces "pirates" et en quoi "Bercy" et d'autres ministères détiennent-ils des secrets sur le G20? En quoi le G20 peut-il intéresser des pouvoirs?
a écrit le 07/03/2011 à 13:09 :
C'est le firewall d'Office qui nous protege grace a l'hadopi. Tout est sous control rassurez vous. L'IMP maitrise l'outil informatique.
a écrit le 07/03/2011 à 12:03 :
Bernard Carayon est une nouvelle fois pris la main dans le sac de son incompétence! Qu'il travaille ces dossiers plutôt que de sortir des contre-vérités!
Que La Tribune se renseigne et dise ce qu'il en est exactement et ainsi se tairont les amateurs dilettantes qui n'ont de cesse que de se faire mousser à contre temps!
Réponse de le 07/03/2011 à 14:11 :
2em essai: Merci de nous avoir avertis. Je ne suis pas un expert en informatique; mais il me semblait que ce Carayon avait des intérêts à défendre et l'envie que notre pays déjà "fauché" dépense un peu plus d'argent pour une protection illusoire.
C'est cela la politique <made in Little América (France). Jean-Claude Meslin

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