Plus de quatre Français sur dix pensent avoir un jour besoin d'un logement social

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Les logements sociaux ne sont plus réservés aux plus démunis, 44% des Français estiment possible d'avoir un jour à en demander l'accès. Une enquête sur les HLM, publiée ce jeudi par l'Union sociale pour l'habitat, indique aussi que les sondés en ont une image plutôt positive.

Vivre un jour dans un logement social, 44% des Français estiment que cela peut leur arriver. C'est l'un des résultats d'une enquête TNS Sofres pour l'Union sociale pour l'habitat (USH). L'organisme réunissant tous les acteurs du logement social publiait ce jeudi son premier baromètre sur l'image des Habitations à loyer modéré en France. Ils sont même 50% à penser que leurs enfants pourraient avoir un jour besoin d'un tel logement.

Sentiment de précarité

Les problèmes de financement déjà ressentis par près d'un Français sur cinq expliquent peut-être ce sentiment d'insécurité. En effet, 17% des Français déclarent avoir des difficultés à payer son loyer ou rembourser son emprunt immobilier et quasiment un quart des personnes interrogées pour ce sondage déclare vouloir changer de logement mais ne pas pouvoir le faire. "Le logement - toujours plus cher, toujours moins accessible - est devenu une préoccupation centrale" aux yeux des Français, note Thierry Repentin, président de l'Union sociale pour l'habitat et sénateur de la Savoie.

Certes, les propriétaires sont un peu moins nombreux à craindre de perdre un jour leur habitation mais ils sont tout de même 36% à estimer possible de demander un jour l'accès à un logement social. "Les gens savent qu'il y a des parfois des ruptures dans les parcours de vie", commente Emmanuel Rivière, directeur du Département Opinion chez TNS Sofres. Une majorité de sondés (57%) considèrent ainsi que la vie dans un HLM est un passage lié à des difficultés personnelles plus qu'une solution durable. Les 18-24 ans sont d'ailleurs 70% à envisager le logement social comme une aide temporaire.

Des HLM pour tous ?

"Les gens ne veulent plus de logement sociaux réservés au plus démunis", relève le président de l'USH. Ils sont un sur quatre à souhaiter qu'ils soient aussi destinés aux personnes ayant un revenu modeste. Les conditions d'attribution restent cependant floues puisque 28% des personnes ne savent pas qui décide d'attribuer un logement social.

Dans l'ensemble,  plus de la moitié des sondés ont des HLM une image plutôt bonne. Considérés comme indispensables, ils sont avant tout perçus comme  un moyen de se loger à un prix abordable. Pour une quittance moyenne de 500 euros par mois, "les logements sociaux ont des superficies supérieures au privé", explique Thierry Repentin.

Moins de stéréotypes que prévu

Des stéréotypes sont toutefois toujours accolés aux logement sociaux. Insécurité, problèmes d'entretien, d'insonorisation, mauvaise intégration avec les centre-villes... Ces griefs sont partagés par une majorité de sondés. Mais les clichés évoluent et 65% des personnes interrogées ont ainsi conscience que les HLM ne sont pas forcément des "tours et des barres", ni des ghettos. Une majorité estime aussi que ce sont "des lieux de vie comme les autres". Leur utilité est reconnue par une quasi unanimité des personnes et la nécessité d'en construire de nouveaux fait presque consensus.

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Commentaires
a écrit le 29/04/2011 à 9:33 :
D?accord avec Sirius : cette enquête est surtout un coup de publicité pour les organismes HLM. Ils créent la demande ! Bien sur que beaucoup accepteraient de payer moins cher leurs logements ! Une telle enquête n?apprend rien de nouveau. Mais avec ce type d?enquête, on crée un climat délétère et de peur du lendemain qui permet de justifier le métier d?organisme HLM. Le résultat est globalement négatif car ces organismes sont subventionnés et il faut des impôts pour les payer. Le cercle vicieux est ainsi formé.
Réponse de le 29/04/2011 à 10:03 :
Les HLM's induisent des comportements pervers du style pays soviétiques où on s'en remet à l'Etat, étouffant par là-même chez le individus, toute initiative et volonté de s'en sortir par soi-même. Et les responsables des HLM's se comportent comme des meneurs d'un troupeau de bêtes qu'ils abêtissent davantage en les logeant comme des lapins mêlant odeurs et promiscuité. Triste France !
Réponse de le 29/04/2011 à 22:52 :
@ Eiffel: ne pas mettre les soviétiques à toutes les sauces quand on ne sait pas de quoi on parle. Les HLM et l'attribution de logements (gratuits) au temps du communisme n'ont absolument rien à voir.
Réponse de le 30/04/2011 à 11:55 :
Les logements HLM gratuits ne sont pas l'exception en France. Par ailleurs, c'est l'effet d'aubaine, l'assistanat qui soviétisent les mentalités avec des dégâts irréparables !
Réponse de le 01/05/2011 à 23:37 :
pour eiffel, quand on pas trop le choix on est bien content malgré que la liste est longue de se voir attribuer un appartement hlm, et çe sont les gens qui ont tout qui nuise grâvement à nôtre soçiété, sur ça je vous souhaite une bonne soirée.
a écrit le 28/04/2011 à 20:20 :
J'ai des amis, un couple qui vivait au 10ême arr à Paris comme locataires. Une incendie de l'äimmeuble dont l'origine ne fut jamais élucidé les mettait sans la rue. Catastrophe, tous les outils de travail tout le mémoire en objets perdus. Heureusement au bout d'une année de galère ils ont eu un logement social, 2ême étage d'un immeuble 5 étages au milieu de Paris. Vraiment nickel, 70 mètres carrés au loyer très abordable, un immeuble propre, voisinage recherché. Happy end.
a écrit le 28/04/2011 à 18:37 :
Plus que dans n'importe quel domaine, en maière sociale, l'offe crée la demande.
Réponse de le 28/04/2011 à 21:35 :
Vous avez compris ce que DSK, Nicolas et Ségolène et d'autres n'arriveront jamais à comprendre. Les HLM's français sont célèbres dansle monde entier et toute l'Afrique par exemple rêve de venir un jour dans un HLM !
Réponse de le 29/04/2011 à 7:34 :
Rigolez avec vos préjugés, rigolez, mais vous ne comprenez apparemment pas que le prix pour se loger est maintenant tellement elevé qu'effectivement le logement social devient le dernier recours auquel on aura tous droit. Moi même en tant que cadre je ne peux loger ma famille décemment, ce qui est quand même un comble.
Réponse de le 29/04/2011 à 9:07 :
Saoir gérer sa vie c'est prendre en compte les impératifs et les priorités. J'ai payé toute ma vie des sommes importantes prioritaires pour me loger en achetant d'abord un appartement puis une maison. Je viens de contacter un nouveau pret de 45 000 euros pour rénover alors que l'ancien prêt pour acheter la maison n'est pas encore soldé. Mais j'ai renoncé à avoir une famille nombreuse, je ne bois pas, je ne fume et je sors très peu. Le logement doit pour tout Français, être prioritaire et chacun doit y conscrer un budget important. Et alors, tout va bien et il n'est pas nécessaire d'être à la charge des concitoyens en croupissant dans un HLM
a écrit le 28/04/2011 à 16:51 :
Quand on se fixe pour objectif le logement social, on devient tôt ou tard, un cas social.
Réponse de le 28/04/2011 à 21:54 :
Ces personnes ne peuvent pas se permettre de s'offrir un logement decent - c'est fort possible qu'ils deviennent des cas sociaux comme vs le dites - Je ne pourrai pas vivre ds ces logements -
Réponse de le 29/04/2011 à 9:06 :
Bravo m'sieur Eiffel, c'est bien connu, il n'arrive aux gens que ce qu'ils méritent. Jamais, non, jamais, nos vies ne peuvent être influencés par des personnes ou des évènements extérieurs. Je suppose que vous êtes abstentionniste ? Parce que hein, dans votre logique, les politiques ne servent à rien. Et leurs décisions n'influencent pas nos vies...

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