ISF allégé, bouclier fiscal supprimé... et bonus bancaires menacés

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Le gouvernement a présenté ce mercredi en conseil des ministres son projet de réforme qui prévoit un allègement de l'impôt sur la fortune (ISF) et la suppression du bouclier fiscal. Face aux nombreuses critiques de l'opposition, le ministre du Budget a redit qu'il n'était pas dans l'intention de la majorité d'accorder, à un an de l'élection présidentielle, un quelconque cadeau aux contribuables les plus riches. François Baroin est en revanche ouvert à l'idée d'une taxation des très hauts salaires et des bonus bancaires.

"Je ne crois pas que ce soit un cadeau pour les plus riches !" En présentant, à l'issue du conseil des ministres, le projet de réforme de la fiscalité du patrimoine François Baroin, le ministre du Budget, a cherché à désamorcer les critiques de l'opposition. "Il est juste et compétitif de baisser la tranche marginale de cet impôt qui demeure une anomalie en Europe", a-t-il ajouté.

François Baroin a rappelé que le financement de cette mesure, d'un coût de près d'un milliard d'euros, incomberait pour l'essentiel aux hauts patrimoines via la hausse des droits de succession ou la création d'une "exit tax" pour les expatriés fiscaux. Mais le ministre du Budget a aussi laissé entendre qu'il réfléchissait à une taxation spécifique des hauts salaires et des bonus dans les banques, qui pourrait voir le jour au plus tard dans le projet de loi de finances 2012.

Pour le PS, le nouveau régime fiscal favoriserait les Français dont le patrimoine dépasse 17 millions d'euros

A un an de l'élection présidentielle, l'opposition ne ménage évidemment pas ses critiques. Le Parti socialiste a ainsi insisté sur le fait que le relèvement du seuil d'assujettissement à l'ISF - de 800.000 à 1,3 million d'euros - allait intervenir dès 2011, alors que la suppression du "bouclier fiscal" - plafonnant le total des impôts directs à 50% du revenu déclaré - serait, elle différée d'un an, c'est-à-dire après la présidentielle 2012.

"(Pour les contribuables favorisés), c'est ceinture et bretelles", a dit François Hollande, candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle, sur LCP et France Info. Le président socialiste de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a estimé pour sa part que, après 2011, les personnes possédant plus de 17 millions d'euros de patrimoine auront une meilleure situation fiscale du fait de la réforme. Pour le Parti communiste, les 1.700 plus gros contribuables français verront leur impôt diminuer en moyenne de 30.000 euros.

Pas de nouvelle tranche supérieure pour l'impôt sur le revenu...

Même au sein de la famille centriste, certains suggèrent que cette réforme fiscale paraîtrait plus juste aux Français si les contribuables les plus aisés étaient assujettis à une tranche supérieure de l'impôt sur le revenu plus conséquente. Une proposition catégoriquement rejetée par François Baroin. "Par conviction politique", le ministre du Budget se refuse à toute création d'une nouvelle tranche supérieure de l'impôt sur le revenu. "Il n'est pas question de faire un transfert de fiscalité du patrimoine vers une fiscalité qui porterait sur ceux qui travaillent, quels que soient leur talent, leurs compétences."

... mais sans doute une contribution exceptionnelle

François Baroin est néanmoins prêt à prendre en considération la proposition des députés UMP qui, dans le cadre du débat sur le collectif budgétaire, veulent déposer un amendement imposant une "contribution exceptionnelle des hauts revenus et des bonus" des banquiers, a confirmé mercredi le député UMP Pierre Méhaignerie.  "Le principe (...) est acquis. Ce sera la conséquence d'un amendement parlementaire que nous allons préparer avec (le rapporteur général du Budget à l'Assemblée) Gilles Carrez" a notamment déclaré Pierre Méhaignerie à la presse à l'issue d'un déjeuner réunissant à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy des chefs d'entreprises bretonnes. Selon le président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, cet amendement sera présenté à l'occasion du débat sur le projet de loi de finance rectificative pour 2011 présenté mercredi en Conseil des ministres, qui inclut la réforme de la fiscalité du patrimoine.
 

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a écrit le 06/06/2011 à 14:39 :
Un pays qui change constamment sa politique fiscale, n'est un pays stable et entraine ipso facto la fuite des investisseurs, ce n'est quand meme pas difficile à comprendre. Comment voulez-vous investir en France sans une stabilité de la fiscalité, c'est impossible et de plus dangereux, dommage...
a écrit le 14/05/2011 à 13:01 :
Au 30/09/11, ceux dt le patrimoine est < à 1.3 million seront bien exonérés mais pour les autres, ils continueront à payer dès 800 000 euros en étant soumis à l'ancien barème. Ubuesque, du jamais vu.....
a écrit le 13/05/2011 à 9:20 :
Tant que l'on n'aura pas compris en France qu'il faut faire une fiscalité économique (cad une fiscalité qui rapporte de l'argent à l'Etat) et pas une fiscalité "justice sociale" (cad une fiscalité "sanction" pour ceux qui produisent de la richesse), on n'y arrivera jamais. L'ISF était et reste l'erreur majeure de politiques démagos, qui alimentent un discours misérabiliste au lieu de donner du courage aux français et d'inciter au travail, à l'investissement et à la production de richesses.
a écrit le 12/05/2011 à 20:10 :
la réorganisation de l'ISF était nécessaire, notamment pour les petits patrimoines. Cependant les disposition d'allègement par rapport à l'impôt précédent, sont trop signicatives d'une redistribution des avantages que le bouclier fiscal donnait . Les français ont voulu supprimer le bouclier fiscal; qu'a cela ne tienne. Le président lui y était opposé. Il aura fait en sorte que l'argent pris d'un côté puisse être restitué de l'autre.
a écrit le 12/05/2011 à 16:36 :
A partir de 17 millions d'?, on paiera moins qu'avant. J'aurais dû être très riche, j'aurais dû être ministre.....
a écrit le 12/05/2011 à 16:13 :
salut la France ça fait chiez de ne pas être riche ont ma toujours dis si lui il la fait toi tu peux y arrivez, mais il faut beaucoup bossé cherché et bossé alors arrête de vous plaindre de la vie que vous voulez bien. mais a force de raisonné comme vous ont seras bientot la france riche mais en pauvre.cnee.eu
a écrit le 12/05/2011 à 15:10 :
encore une fois, on ne taxe pas les oeuvres d'art que les plus pauvres de ceux qui paient l'ISF ne peuvent pas acheter et qui sont réservées aux plus riches.Sur ce point, la gauche et la droite s'entendent parfaitement bien.Il y aurait pourtant là de largent à gagne pour l'Etat. Ne pas taxer les oeuvres d'art est une forme de discrimination
a écrit le 12/05/2011 à 14:07 :
il n y en a que pour les riches ont fait tout pour eux?( le petit ON SANS FOU on nest bon QUE POUR PAYER ) mais cela ne va pas dure longtemps pour l annee prochaine les ellections ON VOTE LE FOND NATIONALE cela ne sera pas pire car ump socialiste tous a mettre dans le meme sac AUSSI MENTEURS LES UNS COMME LES AUTRES IL Y EN A MARRE EEEEEEEEEEEEEEEE
Réponse de le 12/05/2011 à 15:02 :
mon pote tu as raison c'est toujours les mêmes qui débourse les sosialos plein les poches il faut voir le gros qui travail aux etats unis sans parler de la carla ,moi je pense foutre le camp dans un autre pays quand je pense que celui qui a 17 millions paye rien du tout et moi qui me suis cassé le cul c'est infernal ce que je paye
Réponse de le 16/06/2011 à 14:58 :
@Foudre de guerre,
je comprends votre sentiment!
je compte partir à la fin de l'année.
J'en ai assez de ce pays, ou l'on fait la chasse à ceux qui ont un peu de bien !!!!
a écrit le 12/05/2011 à 13:27 :
Pouvoir transmettre son patrimoine à ses enfants pour les classes moyennes c'était un élément fort de la campagne de Mr Sarkosy en 2007 qui le différenciait de la gauche !!retour en arrière sur les donnations, les droits d'héritages alors que nous payons déjà des droits de mutations et des taxes foncières sur les biens immobiliers
à la différence d'autres pays européens!
a écrit le 12/05/2011 à 12:26 :
"Faire et défaire, c'est toujours travailler" dit-on. C'est devenu le slogan de Sarkozy : Il a diminué les droits de succession, maintenant il les augmente. Il a gonflé le bouclier fiscal, il le supprime. Etc...
Réponse de le 12/05/2011 à 12:58 :
Il a gonflé son salaire et il ne l'a pas supprimé.... pouvoir d'achat je te tiens !
a écrit le 12/05/2011 à 12:25 :
je plains les familles nombreuses, en effet le raisonnement est: bon nombre de foyers payent l'ISF essentiellement parceque leur bien immobilier s'est fortement revalorisé
effet collatéral: puisque le seuil passe de 800 000 à 1,3 M? il n'ya plus de frein à vendre un bien en dessous de 800 000 et le prix de certaines propriétés vont exploser! aboutissant a un effet certainement contraire à celui recherché de stabilisation des coûts immobiliers, mais ce gouvernement n'est plus à une contradiction supplémentaire!
a écrit le 12/05/2011 à 11:25 :
Franchement je suis mort de trouille pour les bonus ... Il est pourtant plus facile de voler un euro à celui qui n'a rien que de oser commencer à penser à un début de taxation des plus riches. Plus riche pour lesquels travaillent les plus pauvres ... pour qu'ils soient encore plus riches; cela doit s'appeler si je ne m'abuse: EGALITE
a écrit le 12/05/2011 à 10:24 :
Il y a une curiosité dans la réforme envisagée : un patrimoine de 1,5 MF va payer 1100 euros en septembre prochain : (1500-1300)x0,55% et 3750 euros l'année prochaine, en juin 2012 : 1500x0,25%
Réponse de le 12/05/2011 à 12:17 :
Avec la grille actuelle c'est (1500-800)x0,55% = 3850.
a écrit le 12/05/2011 à 10:19 :
"Il n'est pas question de faire un transfert de fiscalité du patrimoine vers une fiscalité qui porterait sur ceux qui travaillent, quels que soient leur talent, leurs compétences." sauf que ceux qui sont issu de la classe moyenne ont des charges bien supérieures par rapport au reste à vivre que les classes privilégiés.
a écrit le 12/05/2011 à 10:15 :
tout ça ,c 'est du pipot ,moi dans le nouveau bazar ,usine a gaz ,je vais payer plus d 'impôts alors ....raz le c.., grand regret de ne pas avoir 17 millions de patrimoine , j ' aurai fait des économies
a écrit le 12/05/2011 à 10:13 :
Nouveau record à battre pour le gouvernement : le nombre de fois où il pourra taxer les mêmes choses, par exemple au niveau des successions, taxées à leur création, taxées à leur transfert, taxées à leur utilisation..... challengers très en pointe, l'automobile et l'automobiliste taxés et surtaxés "ad nauseum".
Mais aussi un défi à relever : comment tondre un ?uf ?
a écrit le 12/05/2011 à 8:07 :
Pour l'irpp, la réforme qui a consisté à supprimer dans le passé l'abattement de 20 % tout en révisant les taux d'imposition avec un max de 40 % pour la dernière tranche a profité aux très hauts revenus car le bénéfice de l'abattement était plafonné. Il serait donc justice d'appliquer un taux de 45 % pour ces très hauts revenus qui seraient d'ailleurs peu concernés s'ils mettent en place une stratégie de défiscalisation grâce aux niches. C'est pourquoi, il fallait supprimer l'isf, en augmentant les droits de succession, c'est fait, en taxant les rev du kal et du travail au même taux, c'est pas fait, et en augmentant le taux d'imposition pour les très hauts revenus en supprimant certaines niches, c'est pas fait. Le gouvernement a fait un 1/3 du chemin. On préfère considérer comme riche le propriétaire immobilier avec des bas ou moyens revenus qui a vu ses actifs flamber, à cause de la bulle immobilière savamment orchestrée par une multitude de rapaces. Le seuil de 1.3 million d'euros n'est que le reflet de l'inflation depuis plus de 20 ans. Ce n'est donc pas un cadeau.
a écrit le 12/05/2011 à 7:39 :
Il vaut mieux prendre 100 euros à chaque automobiliste que 10 000 à chaque grosse fortune, faites le compte des uns et des autres. Comment ? C'est déjà fait ? Ah oui avec les mesures sécuritaires ! Curieusement on n'a pas de chiffres sur ce que ça va rapporter à l'état...
a écrit le 12/05/2011 à 7:20 :
Des impôts toujours des impôts, et jamais de réduction des dépenses.
Malgré les promesses, toujours des impôts en plus, et ce n?est fini, suivez mon raisonnement.
Contrairement à ce qui peut être dit le gouvernement sait très bien ou il va. Il sait qu?il faudra augmenter encore les impôts puisqu?il se sait incapable de réduire les dépenses. Pour rassurer les marchés financiers d sa seule solution sera d?augmenter les impôts, alors pour éviter une baisse des recettes du à l?accroissement des impôts il instaure de manière préventive une exit taxe qui servira à coincer dans une nasse administrative ceux qui éventuellement ne se soumettraient pas à ce dictat. Il faut souligner que cette exit taxe est un recette socialiste mise en place par un certain Dominique Strauss Kahn !
Autre moyen d?augmenter ses recettes la pression sur les automobilistes. N?oubliez jamais que le ministre de l?intérieur a intimé l?ordre à la police et à la gendarmerie d?être rentable. Il faut donc augmenter les recettes c'est-à-dire les contraventions. Sous le prétexte de sécurité routière le gouvernement décide de supprimer les indicateurs de radars automatiques ce qui permet de faire cotiser les automobilistes qui dépassent de quelques KM/H la vitesse autorisée. Encore une nasse de plus. J?ai le sentiment que nous nous dirigeons vers une dictature, ou personne ne doit dépasser d?une tête, et ceci quel que soit le parti au pouvoir.
a écrit le 12/05/2011 à 7:18 :
Tant qu'à se saborder politiquement pour 2012, autant le faire avec panache !
a écrit le 12/05/2011 à 7:10 :
excellente idée que de taxer massivement les hauts salaires et surtout les bonus et subprimes, avec tous les banquiers, industriels et autres agents immobiliers qui s'en mettent plein les poches, ce ne serait que justice et ça permettrait de renflouer 1 économie vacillante depuis Mai 1981
Réponse de le 12/05/2011 à 13:37 :
il ne faut quand mm pas mettre les agents immobiliers, les banquiers, et les industriels au mm niveau de rémunération quand mm et c est bien dommage!!!
a écrit le 12/05/2011 à 6:09 :
A défaut de suppression de l'ISF l'idée de Bayrou de l'imposition de 1 pour 1000 mais sur tous les biens (professionnels ou non, oeuvres d'art...) étaient à mon sens préférable et aurait été mieux perçue. Au fait le plafond de l'ISF initial s'il avait été revalorisé normalement depuis toutes ces années aboutirait à 1,3 M euros.
a écrit le 12/05/2011 à 5:22 :
Manque de courage politique, alors même que les prochianes élections vont être un désastre pour l'actuel gouvernement! Demi-mesures, demi réformes, aucun contrôle des dépenses, instabilité permanente, politique au jour le jour, pas de vista, populisme, électoralisme, pas de réforme sur les administrations ou les structures publiques alors que notre pays mange l'essentiel de ses pauvres "richesses" dans le secteur public, incapacité des élus à se réformer eux-même, tentation de céder aux sirènes des écolos et de l'extrême droite, la tchatche en lieu et place de l'action et le bling-bling... Vive notre France mais nous sommes soucieux..
a écrit le 11/05/2011 à 22:02 :
Grosse erreur de supprimer le bouclier fiscal.

J'espère que les grosses fortune quitterons La France, qui a une fiscalité Socialo/communiste.
Réponse de le 12/05/2011 à 11:55 :
oui qu'ils partent ! car ils profitent des infrastructures sans participer à leurs financements.
a écrit le 11/05/2011 à 21:46 :
Les bonus, il y a ceux qui les reçoivent et ceux qui les payent.

Pour payer de tels bonus, c'est que les marges sont exceptionnelles sur ces activités.

Deux hypothèses : une valeur ajoutée exceptionnelle ; un "problème" sur les marges : distorsion de concurrence, tous les coûts ne sont pas imputés...

France Energies

www.france-energies-2012.fr
a écrit le 11/05/2011 à 20:28 :
Je pense qu'aux prochaines elections il y aura enormement d'abstentions ; l'abstention va battre les records -
a écrit le 11/05/2011 à 19:23 :
Monsieur SARKOSY,vous aviez promis l'arret du saupoudrage.
il n'en n'est rien.depuis 2007,vous ne savez faire que des demies mesures,ayant toujours peur de la reaction de certains.
cet impot aurait du etre supprimé ou alors ne conçernait,que ceux au dessus de 3 millions d'euros avec un taux à 0,5 pour cent.
il n'est quand meme pas acceptable que dans votre projet,on doit payer dés le premier euro,si on n'a le malheur de depasser 1,3 millions.cela ne devrait etre qu'à partir de cette somme,que l'on commence à payer.
Réponse de le 12/05/2011 à 13:39 :
on attend la vague rose ils vont tout arranger, des magiciens , vivement que le spectacle commence!!!!!
Réponse de le 12/05/2011 à 13:40 :
on attend la vague rose!!! ils vont tout arranger, des magiciens, tout va aller mieux comme au pays de candy, j ai trop hate que le spectacle commence!!!
a écrit le 11/05/2011 à 18:49 :
Tout le monde admettra que la fiscalité est censée déterminer les contours de la solidarité sociale en combinant, d?un côté la confiance des citoyens dans un système de redistribution des revenus équitable, et de l?autre leur volonté de participer à un effort collectif bien compris.
Equation difficile à résoudre lorsque l?on constate que les prélèvements sur les revenus du patrimoine ont été multipliés par 2 entre 1997 et 2007 et le produit des cotisations sociales par 5.
Surgit alors inévitablement tout un cortège de questions annihilant de façon quasiment programmée toute chance de succès d?une réforme fiscale d?envergure :
?Comment repenser les missions pour lesquelles l?impôt doit être versé ?
?Comment maximiser le rendement de l?impôt tout en rétablissant l?égalité devant celui-ci ?
?Comment renforcer son rôle de redistribution des revenus ?
?Quel instrument de répartition des richesses doit-il constituer ?
?Comment supprimer les situations dérogatoires ?
?Comment revenir à l?universalité de l?impôt ?
?Comment reconstruire un lien de confiance autour de son utilité ?
?Et surtout, comment avoir un débat serein et lucide autour de cette question ?
Autant de questions souvent éludées, qui expliquent pourquoi une grande réforme de la fiscalité se retrouve aujourd?hui réduite à quelques ajustements.
Manquerions-nous d?idées nouvelles ?
Il suffit pourtant d?aller puiser dans le génie fiscal de l?Empire Romain qui a fait preuve d?un tout petit peu d?imagination pour régler des questions tout aussi complexes que celles auxquelles nous sommes confrontés aujourd?hui. Qui plus est, sur des territoires autrement plus vastes que le notre, puisque l?Empire comprenait au 1er siècle après JC, non seulement la France, mais également la Grande Bretagne, la Germanie et tous les pays du Bassin Méditerranéen jusqu?à la Turquie.
Dommage que nos fiscalistes aient oublié la valeur les enseignements d?Adolphe Dureau de La Malle, qui écrivit en 1811 une somme remarquable intitulée « Economie politique des romains ». Dépositaire de cette longue tradition de recherche sur la fiscalité Romaine, Dureau de la Malle démontre comment une grande partie de la capacité du monde romain à devenir un modèle pour l'Occident a résidé dans la valeur exemplaire de son système fiscal.
Son traité nous rappelle comment - d?après Suétone (Suet. Vesp. 23.3; DC 66.14.5) - Vespasien, Empereur Romain de 69 à 76 après JC, déclara au début de son règne, qu?il avait besoin de quarante milliards de sesterces (environ 30 milliards ?) pour faire marcher les affaires de l?Empire.
Il prit donc un certain nombre de mesures et parmi celles-ci, institua un véritable impôt à la source dit « urinae vectigal »? Un impôt sur l?urine, appelé auprès d?un large public : commerçants, marchands, artisans, affranchis et autres usagers des voies publiques.
Nommé avec une certaine poésie « or lustral » ou « expiation », cet impôt versé tous les cinq ans à l?époque du lustre, revêtait la forme d?une pièce d?argent prélevée par le Trésor Public. Les bêtes de somme, b?ufs, mulets, chevaux, ânes et chiens en étaient également redevables (De tributis ac vectigalibus populi romani - Jules César Bulengerus).
Pouvait-on imaginer un impôt aussi idéal, un véritable impôt à la « source », simple, équitable, universel, égalitaire et dont le consentement soit aussi « naturel » ? ?
Gilles Bouchard
Réponse de le 11/05/2011 à 20:12 :
L'impôt sur l'urine des romains, l'impôt sur le sel, l'impôt sur les fenêtres et demain l'impôt sur l'air (taxe carbone)... je trouve qu'il y a une certaine filiation dans tout ça et une adaptation aux m?urs du temps, non ?
a écrit le 11/05/2011 à 17:46 :
On est quand même le seul pays ou travailler, créer des emplois, gagner de l'argent est vu d'une très mauvais oeil si cela marche ! Il vaut mieux faire des mesures permanentes pour empécher que cela arrive !
a écrit le 11/05/2011 à 17:13 :
Le plus important est que l'on garde l'ISF pour punir sévèrement ceux qui osent encore s'enrichir par leur travail ou leur talent. Qu'ils aillent donc créer des richesses ailleurs ! La France n'a pas besoin d'entrepreneurs créateurs d'emplois. Notre beau pays exporte ses riches et préfère importer des pauvres. Que du bonheur !
Réponse de le 11/05/2011 à 20:22 :
Pour importer ça le gouvernement est champion -
Réponse de le 11/05/2011 à 20:31 :
Bravo ! Mais malheureusement on en est là. Les politiciens se targuent de ne rien connaitre en économie et étalent, fiers d'eux-même, leur incompétence.
Le plus dur sera de trouver pour qui voter en 2012. Pour N. Sarkosy, l'affaire est entendue, il a fait la preuve de son bagout et de ses promesses non tenues.
Réponse de le 12/05/2011 à 7:50 :
Oui, comment faire confiance à cette droite et à l'inénarrable NS qui ne tient même pas ses promesses?
a écrit le 11/05/2011 à 17:10 :
Et une réformette pré-electorale qui vient sensiblement réformer la reformette précédente et qui sera réformée par la réformette suivante, ainsi va la vie de l'usine à gaz fiscale française.
Jeux à somme nulle, voila une nouvelle perte de temps qui occulte le principal : quelle projet économique et de société pour demain, et quel système fiscale se doit de l'accompagner ?
Il convient aux candidats des prochaines présidentielles de réformer en profondeur le système fiscale français, aussi bien celui du patrimoine que celui des entreprises. La politique fiscale doit être au service du projet défendu, qu'il soit de droite, de gauche ou écolo, pourvu qu'il existe...

A vos bultins, ou pas !
a écrit le 11/05/2011 à 16:51 :
Nos zigotos ne savent plus quoi inventer. Après les promesses publiques présidentielles de supprimer l'ISF, (Courage, fuyons: le Président promet, mais le ministre refuse !), après la proposition d'une "exit tax" contraire au droit européen, on propose maintenant de taxer les étrangers ayant une résidence secondaire en France... Afin sans doute d'enfoncer un peu plus le bâtiment et se priver d'une manne financière (impôts locaux ) qui ne coûtait rien à personne, losque ces étrangers préfèreront acheter ailleurs qu'en France !
Décidément, ce gouvernement part à vau-l'eau, montre son incompétence, change de politique tous les 3 mois et....attend 2012 pour ne pas être réélu !
Réponse de le 12/05/2011 à 7:43 :
Mais il y a encore des tas de trucs à taxer : les portes et fenêtres, les cravates à pois, les paires de lunettes de soleil, l'air qu'on respire, le temps de transport, la connerie des politiques (fabuleux gisement !)
Réponse de le 12/05/2011 à 14:50 :
Menton, ville frontière avec l'Italie. Des milliers d'italiens de la classe moyenne ont acheté un pied-à-terre pour venir en vacances ou en week-end. Avec une taxe de plus, les italiens vont être obligés de vendre et Menton deviendra une ville morte ou sinistrée. Car ce sont les italiens qui font marcher le commerce local (restaurants, bars etc) Que du bonheur !!

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