Retraite : bronca contre un nouvel allongement de la durée de cotisation

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Syndicats et opposition critiquent le possible passage à 41,5 ans du nombre d'années nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein.

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) ne doit se réunir que ce mercredi pour rendre un "avis technique" sur le possible allongement d'un trimestre de la durée de cotisation nécessaire aux personnes nées à partir de 1955 pour pouvoir prendre leur retraite à taux plein. Cette durée passerait à 166 trimestres, soit 41,5 ans (contre 40 ans et trois trimestres actuellement) en raison de l'allongement de l'espérance de vie, comme le prévoit la loi Fillon de 2003 sur les retraites.

Sans attendre la réunion la réunion du COR, dont l'avis ne lie pas le gouvernement, le PS a fustigé cette possible mesure. "C'est un sacrifice supplémentaire demandé aux Français quand les revenus du capital sont, eux, exemptés de toute forme de contribution", a estimé, ce lundi matin, Benoît Hamon, porte-parole du parti. Il a rappelé que le PS s'est engagé à remettre en cause la réforme des retraites en cas de victoire aux élections de 2012.

Les syndicats, représentés au COR, sont unanimes ce lundi pour dénoncer le nouvel allongement de la durée de cotisation. "C'est clairement une double peine", résume FO. "On ajoute la réforme de 2003 à celle de 2010". "Il faut redéfinir ce qu'est une carrière complète, revenir sur l'âge légal, et avoir un dispositif reconnaissant la pénibilité", ajoute Eric Aubin, chargé des retraites à la CGT.

Le gouvernement Fillon, qui a jusqu'au 31 décembre pour prendre, s'il le souhaite, le décret d'allongement de la durée de cotisation, ne s'est pas exprimé lundi, de même que l'UMP qui va consacrer, mardi, une convention à la refondation sociale.

 

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a écrit le 05/07/2011 à 5:14 :
L'espérance de vie s'accroît, certes, mais l'espérance de travail, elle, se réduit. Pouvoir travailler dans le secteur privé 41.5 années soit 166 trimestres cotisés pour avoir une retraite à taux plein est sans espoir pour les jeunes générations. Car elles accèdent, études obligent, plus tardivement à l'emploi. Pour elles, et au mieux, la retraite à taux plein ne sera ainsi pas avant l'âge de 65 ans. Au fait, a t'on besoin d'investir dans une sinécure type COR pour s'en rendre compte ou le COR est-il un de ces placards permettant à quelques uns d'acquérir des trimestres manquants ?
a écrit le 04/07/2011 à 16:53 :
avant,réglons les régimes spéciaux,naturellement les élus doivent montrer l'exemple
Réponse de le 05/07/2011 à 5:18 :
@matheo, pas que les régime spéciaux! ceux qui gouvernent n'ont pas le courage de mettre tout à plat! car eux les premiers ont des avantages, prêts à taux 0% , sur la cotisation de retraite, déductions en tout genre,la politique rapporte! ils ne vont pas voter des lois , qui les sanctionnes ! de l'injustice en permanence!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 06/07/2011 à 7:28 :
entiérement d accord avec ces propos j aimerai bien que les gens qui sont d avis a partager ces propos marque "ok" juste pour voir ce que pense les lecteurs de la tribune!merci
a écrit le 04/07/2011 à 15:13 :
Pour mémoire,
il faut combien d'années à un député pour toucher sa retraite ?
Nous sommes bien dans une république bananière.
Réponse de le 04/07/2011 à 15:52 :
En effet, Benoît Hamon accuse toujours les autres pour détourner l'attention de ses propres revenus.

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