Les pistes du conseil d'orientation pour l'emploi pour doper l'activité des TPE

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Dans un rapport rendu public ce jeudi, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) préconise un accompagnement sur la durée des très petites entreprises (TPE) de la part des pouvoirs publics et d'une "mutualisation" de moyens pour se développer.

Le monde des très petites entreprises (TPE) reste encore trop méconnu. Et pourtant, les TPE, qui comptent moins de dix salariés et représentent plus de 82% des entreprises, "représentent un potentiel d'emplois important qu'il faut valoriser", estime le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), dans un rapport dévoilé jeudi.

Parmi les propositions adoptées par le conseil, présidé par Marie-Claire Carrère-Gée et placé auprès du Premier ministre, figurent notamment la volonté d'améliorer le suivi statistique de ces entreprises qui emploient un salarié sur cinq (trois millions de personnes).

Pour doper la création d'emplois dans les TPE qui sont très sensibles à la conjoncture, le COE propose d'accorder aux créateurs de ces entreprises "un accompagnement durable" sur plusieurs années avec un référent unique proposé par les chambres de commerce et des métiers. Il estime également que ces dernières pourraient davantage être mises à contribution pour prévenir et traiter les difficultés que rencontrent les TPE.

Rétablir les exonérations de charges pour les TPE

Par ailleurs, le COE préconise de réfléchir à un socle de protection conventionnelle commun aux TPE, notamment sur l'harmonisation des taux de cotisations, ce qui faciliterait la mise en place de véritables outils de gestion simplifiés pour l'embauche d'un salarié, la déclaration et le paiement des salaires. Et dans l'attente d'un véritable reflux du chômage, il propose, à titre exceptionnel, de rétablir les exonérations de charges pour les TPE, supprimées en juin 2010, en les limitant aux premières embauches.

"Il faut absolument faire connaître les outils qui permettent de faire face aux fluctuations d'activité, en particulier les dispositifs d'activité partielle", souligne Marie-Claire Carrère-Gée. Qui estime que "d'autres pistes méritent d'être davantage explorées : les groupements d'employeurs, les engagements pluriannuels entre donneurs d'ordres et sous-traitants, les formations innovantes permettant de regrouper des salariés d'entreprises différentes ou encore le e-learning".

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Commentaires
a écrit le 13/07/2011 à 6:20 :
Que l'administration d'abord cesse de harceler les petites entreprises; harcelement commandé par tous les gouvernements depuis la Libération. (Ces rêves de collectivisme inavoués de gauche et de droite ...) A quand un article : 10 raisons pour ne pas créer d'entreprises en France...
a écrit le 08/07/2011 à 14:14 :
Enfin !!!
Le COE préconise enfin de remettre les Chambres de Commerce et d'Industrie au centre de l'aide aux TPE, avec un suivi individualisé sur plusieurs années.
A suivre... .
a écrit le 08/07/2011 à 6:13 :
les entreprises de moins de 10 salaries ne veulent pas franchir le cap, car c'est le debut des emmerdes pour le chef d'entreprise

les ronds de cuir devraient aller y faire un tour de temps en temps, ca leur eviterai la demago depuis leur fauteuil parisien...
Réponse de le 08/07/2011 à 12:33 :
Exactement. SI on veut que les TPE se développent, il faut leur f..la paix et supprimer tous ces carcans imbéciles qui les jugulent comme les harnais d'autrefois qui étranglaient les chevaux, avant l'invention du harnais au poitrail.

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