France : le FMI voit une croissance limitée à 1,4% en 2012

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Le Fonds monétaire international (FMI ) a revu à la baisse sa prévision de croissance pour la France, désormais ramenée à 1,7% en 2011 et à 1,4% pour 2012, selon son rapport semestriel publié ce mardi. Le Fonds déplore des "déficits publics très élevés".

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse sa prévision de croissance pour la France , désormais ramenée à 1,7% en 2011 et à 1,4% pour 2012, selon son rapport semestriel publié mardi. Dans ses précédentes prévisions, qui remontent à juin, il tablait sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) français de 2,1% cette année et 1,9% l'an prochain. Les nouvelles prévisions du FMI sont inférieures à celles du gouvernement français, qui table pour sa part sur une croissance de 1,75% cette année, comme en 2012.

Haro sur les déficits

"Des déficits publics très élevés, des perspectives de production plus faibles et des tensions croissantes sur les marchés pèsent sur la croissance dans la plupart des pays européens", souligne le Fonds dans son rapport. La Commission européenne a de son côté récemment révisé à la baisse sa prévision de croissance pour la France pour 2011, à 1,6% contre 1,8% attendu auparavant. Selon le FMI , la performance française serait sensiblement meilleure à celle de la zone euro (1,6% prévu en 2011, 1,1% en 2012).

Moins bien que l'Allemagne

La France ferait cette année nettement moins bien que son principal partenaire commercial, l'Allemagne (2,7%), mais mieux en 2012 (1,3%).

Dimanche, le ministre de l'Economie, François Baroin, et son homologue du Budget, Valérie Pécresse, se sont montrés confiants dans la capacité de l'économie française à tenir cette année, malgré la crise, le nouvel objectif fixé cet été. "Les récentes mesures d'austérité annoncées par plusieurs pays" pour redresser leurs finances publiques "sont bienvenues et doivent être mises en oeuvre" comme prévu, souligne aussi le FMI dans son rapport.  Toutefois, "certains Etats doivent décider de nouvelles mesures leur permettant d'atteindre leurs objectifs de réductions des déficits", ajoute-t-il, citant notamment la France et l'Espagne.

La France considère comme "intangible" l'objectif de réduire son déficit public de 5,7% du PIB cette année, à 4,6% l'an prochain, pour le ramener à 3% en 2013.

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Commentaires
a écrit le 20/09/2011 à 15:12 :
Le propre des prévisions, est qu'elles sont toujours fausses...
On peux donc en conclure qu'après plusieurs réévaluation dans l'année 2012 de 1.4 à 0.6 etc... on finira avec un joli résultat à 0 voir une recession...

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