Le gouvernement va abroger les permis pour le gaz de schiste, annonce NKM

 |   |  335  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : AFP)
Les deux permis de recherche attribués à la compagnie américaine Schuepbach et celui accordé à Total vont être abrogés, a indiqué à l'AFP la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM).

Le gouvernement a décidé d'abroger les trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France accordés au printemps 2010, a annoncé lundi à l'AFP la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Nous avons décidé d'abroger les trois permis de recherche de Nant (Aveyron), Villeneuve-de-Berg (Ardèche) et Montélimar (Drôme)" attribués, pour les deux premiers à la compagnie américaine Schuepbach et pour le troisième à Total", a indiqué la ministre. Après le vote d'une loi en juin interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique, la seule permettant aujourd'hui d'exploiter les hydrocarbures non conventionnels, les industriels avaient deux mois pour déclarer la technique qu'ils comptaient utiliser.

"Ce rapport n'était pas crédible"

"Dans les deux rapports Schuepbach, était explicitement mentionné le projet d'utiliser la fracturation hydraulique", a souligné la ministre. Dans le rapport de Total, "ce n'était pas le cas" mais "j'ai fait valoir l'argument que ce rapport n'était pas crédible", a-t-elle estimé. "Total déclare vouloir maintenant chercher des hydrocarbures classiques, donc non gaz de schiste, dans une zone où le potentiel est très limité et alors même que Total se désintéresse de la recherche du conventionnel sur le territoire terrestre français depuis des années", a expliqué la ministre. "Et Total annonce aussi vouloir continuer à rechercher du gaz de schiste avec des techniques qui ne sont pas la fracturation hydraulique, or on sait aujourd'hui que ces techniques ne sont pas opérationnelles", a-t-elle ajouté.

Nicolas Sarkozy se rend dans le Gard mardi

Le parlement avait voté une loi avant l'été sous la pression d'élus locaux et à la suite de plusieurs manifestations dans le sud de la France pour dénoncer la fracturation hydraulique, technique notamment accusée de polluer les nappes phréatiques. Le président Nicolas Sarkozy se rend dans le Gard mardi, dans l'un des départements concernés par ces permis exclusifs de recherche de gaz de schiste .

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/10/2011 à 12:06 :
Est-ce que la France a les moyens de se passer du gaz et pétrole de schiste, actuellement? Compte tenu de la conjoncture, c'est une idiotie. Gagne-t-on plus avec le tourisme dans la région? question à poser aux écologistes
Réponse de le 05/10/2011 à 8:14 :

bien vu.. empreinte electoraliste
a écrit le 04/10/2011 à 11:19 :

politicaillerie !!!
a écrit le 04/10/2011 à 9:48 :
question : est ce normal de laisser faire la pologne exploiter pendant 300 ans alors que nous non?
Encore des disparités ..... Messieurs les europeens bougez vous pour harmoniser vos politiques en Europe.... Y'A EN MARRE!!!!
a écrit le 04/10/2011 à 8:13 :
Est-ce que NKM pourrait aussi abolir le permis pour les effluves de ma belle-mère :-)
Réponse de le 04/10/2011 à 9:08 :
Vous n'avez rien d'autre à faire que de publier des commentaires aussi inutiles ? En dehors des considérations politiques, évidentes, le problème du gaz de schiste et plus généralement de l'exploitation des ressources énergétiques est un sujet sérieux, avec des enjeux économiques et écologiques colossaux.
a écrit le 04/10/2011 à 5:16 :
Dis-moi, Nathalie, combien d' écolos vont voter à droite ???

Cela a plus de conséquences économiques négatives ( voir la position polonaise sur la question ) ,

que la supppression de l ' allumage des codes, par un ministre cherchant à l ' époque, en vain, les voix des motards !!!
a écrit le 03/10/2011 à 16:54 :
La technique de fracturation hydraulique des roches est autorisée en géothermie profonde par exemple pour produire de l'électricité et elle est interdite pour l'extraction des gaz de schistes.
Il y a donc deux poids et deux mesures.
Cette technique ne serait-elle qu'un prétexte destiné à masquer une interdiction purement politique des gaz de schistes ?
En toute logique, il faudrait pouvoir expliquer en entrant dans le détail pourquoi cette technique serait bonne pour la géothermie et mauvaise pour l'extraction des gaz de schistes.
Car, quand on l'utilise en géothermie en élargissant les fissures existantes à grande profondeur, on crée aussi des micro-séismes ressentis en surface et donc probablement de nouvelles micro-fissures ailleurs dans la roche, les quantités d'eau utilisées sont également très importantes et les produits chimiques utilisés pour le décolmatage des fissures peuvent également être toxiques.

À Soultz-sous-Forêts en Alsace, on expérimente la fracturation hydraulique des roches pour la géothermie en vue de produire de l'électricité.
http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/energie-geothermie/production-electrique-geothermie.php4
Réponse de le 03/10/2011 à 19:29 :
Je crois qu'il ne s'agit pas de la fracturation hydraulique proprement dite qui est en cause, mais de l'adjonction de produits chimiques nécessaires à l'extraction du gaz lui même.
Réponse de le 04/10/2011 à 8:01 :
Exact Christophe.D'ailleurs c'est ce qui cree beuacoup de problemes de sante publique a l'ouest du canada,dans les villes limitrophes ou est exploite le gaz de schiste. Je ne sais pas si vous avez vu un reportage sur arte sur ce sujet la,mais ils vont chez une personne et cette personne ouvre le robinet,prend un briquet et l'eau qui coule s'enflamme.
De plus il vaut mieux avoir une vision a long terme et proteger l'eau qui va devenir une source rare,qu'investir dans du court terme,tres polluant
Réponse de le 04/10/2011 à 10:01 :
est-ce qu'il y a lieu de faire une distinction entre le gaz de schiste et le schiste bitumineux??
Réponse de le 04/10/2011 à 14:24 :
Oui, il y a une très grande différence entre les schistes bitumineux et le gaz de schiste. Le premier est exploité à ciel ouvert et nécessite d'énormes quantités d'énergie pour en extraire du pétrole, l'autre est un forage fait en quelque sorte à l'horizontal, avec un cuvelage coulé autour des tubes de forage qui dirigent et conduisent le trépan vers la zone où le gaz se trouve. Il n'y a donc pas plus de risques que lors d'un forage classique. Nos politiques préfèrent se priver d'une source énorme de revenus qui diminuerait l'endettement français, pour de basses considérations électorales
a écrit le 03/10/2011 à 16:30 :
Eurêka !

Je t'aimais comme personne ne t'aimera jamais
Oui je sais... mais il y a une fin à tout... tout a une fin
Non je ne t'ai pas remplacé et je ne cherche surtout pas à te remplacer
Mais je fais le vide... j'ai besoin de respirer
Un bon coup... et puis je verrai
Non, ne dis pas n'importe quoi
Tu en verras d'autres... tu en verras d'autres...

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/10/eureka/
a écrit le 03/10/2011 à 16:17 :
NKM ? la grosse tête elle a la madame ! mais malheureusement ce qu'elle semble ignorer : elle est très incompétente. Elle ne maitrîse aucun dossier, sort des tableaux bidons etc.. etc..., bref entouré de la sorte le gouvernement ne pouvait que sombrer

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :