Le marché des "Municipal Bonds" est encore quasiment inexistant en France

 |   |  434  mots
Copyright Reuters
Les collectivités locales ont besoin de faire coexister plusieurs outils de financement.

La contraction du crédit bancaire (« credit crunch ») est la nouvelle hantise des collectivités locales. Les banques, coincées par des problèmes (structurels ?) de refinancement et des exigences accrues en matière de fonds propres, commencent à fermer le robinet du crédit, qui représente une vingtaine de milliards d'euros par an. C'est du moins le risque qui fait frémir le gouvernement et les élus locaux, surtout depuis l'annonce de la chute de la maison Dexia, principal prêteur aux collectivités locales. Or, les collectivités locales n'ont guère d'alternative autre que le crédit bancaire pour se financer en France. L'accès au marché, via une émission obligataire, est impossible depuis l'été et, même en rythme de croisière, le recours au marché a toujours été marginal dans notre pays (environ 1 % des crédits bancaires). Quant aux obligations communales, un moment envisagées dans les années 1990, elles ont totalement disparu du paysage. Depuis toujours, les banquiers ou la Caisse des dépôts ont découragé les collectivités de recourir au marché obligataire en raison de « frais élevés », d'absence de titrisation ou d'appétence des investisseurs. Et certaines banques n'ont pas...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :