Une révision de la croissance ? Oui, mais pas tout de suite
latribune.fr, avec Reuters
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Valérie Pécresse a confirmé mardi l'hypothèse d'une révision de la croissance française mais a affirmé qu'il fallait attendre le résultat des négociations en cours pour tenter de résoudre la crise des dettes souveraines et en particulier le problème grec.
"La révision de la croissance est prématurée parce que nous sommes dans une période de turbulences" a dit la ministre du Budget sur RTL, en ajoutant qu'une éventuelle révision dépendrait notamment de l'issue du Conseil européen de mercredi à Bruxelles.
"Après le sommet européen, s'il faut réviser la croissance, au vu de la situation de l'Europe, des banques, de la zone euro nous le ferons", a ajouté la porte-parole du gouvernement. "Nous aurons le courage de demander des efforts supplémentaires aux Français s'ils sont nécessaires", a-t-elle dit.
Alors que le gouvernement table encore sur une croissance de 1,75% en 2012, le consensus Reuters des économistes attend +0,9% à +1,0%. Paris s'est dit prêt à prendre acte du ralentissement économique en abaissant cette prévision et en prenant si nécessaire de nouvelles mesures.
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De leur côté, les derniers indicateurs français (estimations PMI) font état d'une croissance négative. L'indice PMI "flash" composite a reculé à 46,8 après 50,2 en septembre, passant sous la barre de 50 qui sépare croissance et contraction et atteignant son plus bas niveau depuis 29 mois.
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