Logement, immobilier : les candidats auront fait le minimum

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Les dix candidats à l'élection présidentielle ont tous accordé un paragraphe de leur programme au thème du logement. Pour autant, ces propositions semblent souvent anecdotiques, quand elles n'existent pas déjà...

Les deux dernières annonces en date sur le logement sont celles des deux Nicolas, Sarkozy et Dupont-Aignan, mardi 17 avril. Le premier a affirmé, lors d'une intervention à la Fédération française du bâtiment (FFB), que l'on ne "peut pas continuer comme cela avec 40 milliards d'euros par an de financements publics pour le logement. Cela ne fait qu'entretenir une bulle. Il faut se désintoxiquer de la niche fiscale et des financements publics".

Fin des avantages fiscaux pour l'investissement locatif

Faisant notamment allusion au dispositif Scellier, il a sonné le glas des avantages fiscaux liés à l'investissement locatif, appelant à ne plus "dépendre d'un avantage fiscal artificiel qui, forcément, à un moment ou à un autre, s'arrête sous la pression des déficits et de l'endettement". Or justement la FFB appelait dans un manifeste en février à la "fin du démantèlement des principales mesures qui visent à répondre aux besoins en logement des Français".

Mi-mars, le président sortant annonçait en revanche un projet  plus favorable aux investisseurs : la division par deux des droits de mutation perçus par les notaires pour le compte de l'Etat sur les achats immobiliers.

Garantir le risque de loyers impayés ... déjà fait

Quant à Nicolas Dupont-Aignan, en meeting au Bataclan le même jour, il lançait l'idée de "garantir les loyers pour les propriétaires qui ne sont pas payés, pour remettre sur le marché de la location un quart des logements vides, c'est-à-dire 500 000 logements sur les 2 millions de logements vides. C'est facile, ça ne coûte rien, il s'agit simplement d'une assurance."

Jacques Cheminade fait également référence dans son programme à un système de "garantie mutualisée des risques locatifs", tout comme Eva Joly. Et François Bayrou, lui, propose de mettre en place une "mutuelle logement obligatoire pour les locataires, qui garantisse les risques d'impayés et supprime les cautions".

L'idée n'est pas inintéressante...hormis le fait que ce dispositif existe déjà et qu'une proposition de loi a même été déposée par Christian Estrosi le mois dernier pour l'améliorer. En effet, la "garantie des risques locatifs", créée en 2006 et refondue en 2009 par Benoist Apparu, alors secrétaire d'Etat au logement, permet aux propriétaires de se prémunir contre le risque d'impayés de loyers et de faciliter l'accès au logement des plus démunis.

Problème : ce système ne fonctionne pas de façon optimale, car il fait double emploi avec la "garantie loyers impayés" (GLI). Celle-ci est proposée par de nombreux assureurs, tandis que la GRL n'est distribuée que par trois compagnies (DAS, CGI Assurances et Mutuelle Alsace-Lorraine).

Une caution solidaire qui existe depuis 1989

Nicolas Dupont-Aignan souhaite aussi "que l'on accède à la propriété dans notre pays. Il serait possible de faire des prêts à très long terme dans un logement HLM. Vous paieriez 30 ans votre logement HLM, et au bout de 30 ans, vous en seriez propriétaire". Une idée que défend aussi Marine Le Pen, qui voudrait "améliorer les conditions de rachat par les locataires de leur logement social après 10 années d'occupation".

Aujourd'hui, lorsqu'un bailleur vend le logement qu'un locataire occupe, il doit le lui faire savoir au moins six mois avant et le locataire dispose d'un droit de priorité (dit de "préemption") pour acheter ce logement. Si le bailleur est un investisseur institutionnel, il concède systématiquement une réduction sur le prix du bien au locataire.

Du côté de François Hollande, les loyers seraient encadrés et un dispositif de "caution solidaire" serait mis en place pour les jeunes. Là encore, ce dernier existe déjà depuis la loi de 1989 sur l'amélioration des rapports locatifs. Le principe est de faire appel à une tierce personne qui se porte caution, en s'engageant à payer les loyers en cas de défaillance du locataire.

Davantage de logements sociaux grâce au livret A

"J'agirai pour que soient construits au cours du quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, soit 300 000 de plus que lors du quinquennat précédent, dont 150 000 logements très sociaux, grâce au doublement du plafond du livret A", déclare François Hollande. Il rejoint sur ce sujet Jean-Luc Mélenchon, qui écrit dans son programme : "le financement des crédits alloués au logement social sera assuré par le relèvement du plafond du livret A à 20 000 euros, la recentralisation de sa collecte par la Caisse des dépôts, la majoration de 0.55% de la contribution des employeurs à l'effort de construction pour établir un véritable 1% logement". Et annonce une taxe "contribution logement" de 10% sur les revenus financiers.

Gel des loyers

Le candidat du Front de Gauche se fait aussi le chantre de la suppression de "toutes les aides fiscales au logement spéculatif privé" et du blocage des loyers, tout comme Philippe Poutou. Eva Joly, elle, est favorable à "un moratoire de 3 ans sur les augmentations de loyers, le temps de mettre en place un "miroir des loyers", comme en Allemagne." Quant à François Bayrou, il ne propose pas le gel des loyers, mais la création d'un "observatoire des loyers qui les rendra public, zone par zone, et sera opposable aux tiers." Pour Marine Le Pen, il faut simplifier le système des aides au logement et réaliser un audit sur les conditions d'occupation des logements sociaux.

500 000 logements

Jacques Cheminade prévoit de construire ou de rénover plus de 500 000 logements par an d'ici 2020. Nathalie Arthaud appelle aussi de son côté à construire 500 000 logements par an. Et le chiffre est le même pour Eva Joly, à quelques nuances près : "Construire chaque année 500 000 logements, à basse consommation d'énergie, dont 160 000 logements vraiment sociaux". De la même façon que Nathalie Arthaud, Philippe Poutou ou Jean-Luc Mélenchon, Jacques Cheminade souhaite réquisitionner les logements vides.

Des "mesurettes"

Au final, selon un sondage IFOP/Guy Hoquet réalisé mi-février, 80% des Français considèrent que les propositions des candidats pour le logement ne sont pas satisfaisantes, et 86% qu'il est primordial que les pouvoirs publics encouragent l'accès à la propriété.
Dans un entretien à La Vie Immo le 13 avril, René Pallincourt, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) s'étonne que "la question du logement, qui est pourtant l'une des préoccupations essentielles des Français, soit à ce point absente du débat électoral. Aucun des candidats ne semble avoir vraiment pris la mesure de la gravité de la situation." Avant d'ajouter qu'aucune des propositions n'est "de nature à booster le marché. Je ne vois que des mesures annexes, aucune idée forte, aucune volonté de soutenir l'investissement locatif ou l'accession à la propriété".
 

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Commentaires
a écrit le 19/04/2012 à 23:07 :
Bref, soit on ne fait rien puisque cela existe déjà, sans simplifier surtout, soit on confisque les biens au profit de locataires en place avec interdiction aux nouveaux d'arriver.
Tout le monde ne rêve d'être propriétaire, ou doit déménager souvent pour des raisons professionnelles.
a écrit le 19/04/2012 à 22:02 :
Cet article me semble très incomplet.
Pour le programme de Mélenchon, il manque des éléments pourtant essentiels, avec lesquels on peut être d'accord ou pas mais qui constituent une véritable politique cohérente du logement ; voici un résumé de ses propositions :
abroger la loi Boutin et les aides fiscales au logement spéculatif privé,
porter le budget logement à 2 % du PIB,
renforcer les dispositifs de logement d'urgence,
créer une aide à la pierre de 40 % du coût des opérations,
réviser le système des APL,
réformer la loi SRU et ?uvrer pour une application résolue,
mettre en place une taxe « contribution logement » de 10 % des revenus financiers issus de la spéculation immobilière,
supprimer la taxe des bailleurs sociaux,
créer un service public national et décentralisé du logement, de l'habitat et de la ville,
établir un plan de construction de 200 000 logements sociaux par an pendant 5 ans.
l'interdiction des expulsions locatives, afin de garantir la sécurité locative,
l'établissement d'une tarification sociale de l'eau et de l'énergie,
la suppression de la caution dans le logement locatif,
la réquisition des logements vacants et la taxation des bureaux vides,
l'application des normes environnementales à tout le parc de logement,
la mise en place d'une politique des loyers, comprenant la mise en place d'un système "à l'allemande", avec écrêtement des loyers supérieurs à la moyenne d'une zone, et à terme, l'impossibilité que le logement représente plus de 20 % du budget des foyers.
a écrit le 19/04/2012 à 19:35 :
Pour investir dans la pierre en France faut vraiment être motivé, le coût de l'immobilier et de la construction 'est au moins deux fois celui des Etats-Unis, du Canada ou de la Belgique. La fiscalité change tous les ans, avec des taxes foncières colossales qui tiennent franchemlent du racket. Le retour sur investissement est médilocre du fait du mauvais rapport locatif.Et en plus c'est un oays sans avenir donc à quoi bon y investir son argent.
Réponse de le 19/04/2012 à 23:03 :
voyez plutôt le nombre important d'étrangers installés à Paris ou les régions du sud de la France ? ils ne sont pas de votre avis....la France est aussi un pays où il fait bon vivre....
Réponse de le 20/04/2012 à 1:24 :
Ce sont ceux qui ne payent pas un euro d'impôt qui disent ça. Quant à vos immigrés, mieux vaut que j'évite de dire ce que j'en pense, je risquerais de devenir désagreable...

PS; "le pays ou il fait bon vivre", on en reparlera d'ici quelques temps ;)
Réponse de le 20/04/2012 à 1:26 :
ah ok vous parliez des anglais etc... C'est sûr que comparativement à l'Angleterre la France est un pays agréable, c'est pas très difficile en même temps. Sinon vous constaterez qu'on attire que des retraités, pas des gens qui viennent pour y travailler.
a écrit le 19/04/2012 à 15:48 :
ah c est beau ce cri du coeur de la FNAIM a la fin de l article:" des subventions, des subventions pour faire encore monter les prix car nous on marche au %. Plus c est cher plus on gagne !!"

Il est evident que c est le contraire qu il faut faire: couper le robinet a subvention et meme au contraire taxer l immobilier (car ca ne se delocalise pas) afin de decourager l achat pour autre chose que se loger (par exemple pour reduire ses impots comme avec le Scellier)

Faisons un reve: l immobilier francais s effondre (-50 %), du coup tout le monde peu se loger facilement. L argent non depense dans le logement sert a financer des societes au lieu de Scellier ou a acheter quelque chose (pour les locataire ou endettes pour devenir proprietaires). Avec un marche interieur plus fort, les entreprise francaise investissent et embauchent.
Evidement ca n arrivera jamais, il faudrait sacrifier les rentiers baby boomers au profit des jeunes generations. Un suicide electoral
a écrit le 19/04/2012 à 10:59 :
Favoriser l'investissement locatif, c'est mettre en concurrence les primo-accédants avec les épargnants. Or d'une part ce n'est sans doute pas le placement financier le plus productif pour l'économie de notre pays, d'autre part cela maintient une pression élevée sur les prix immobiliers. J'ajoute qu'une baisse des prix immobiliers permettrait certainement d'augmenter le potentiel de rénovation de l'ancien, ce qui serait bénéfique aussi bien pour l'artisanat que pour l'amélioration des standards écologiques (isolation, basse consomation, panneau solaires, etc).
Réponse de le 19/04/2012 à 11:39 :
La rénovation dépend uniquement du coût de la construction tandis que les prix de vente, dans le neuf ou l'ancien, dépendent non seulement du coût de la construction mais également de la valeur du foncier. Le problème de l'investissement locatif, c'est la distorsion temporelle entre les perspectives des investisseurs à l'échelle de plusieurs décennies tandis que les politiques n'ont d'autre perspective que leur prochaine élection. Il n'y a pas d'alternative : il faut sortir les politiques du circuit de décision de ces investissements, autrement dit il faut libéraliser ce marché.
a écrit le 19/04/2012 à 8:56 :
Supprimer les subventions, réduire les taxes, abroger les lois qui favorisent les locataires margoulins (notamment à propos des expulsions), cesser de construire des HLM, virer les occupants des HLM qui dépassent les plafonds, vendre les HLM existants à leurs occupants légitimes, vendre le parc immobilier de l'Etat et des collectivités locales, réduire le pouvoir de nuisance des maires à travers les PLU : quelques mesures simples libéreront ce secteur économique mis à mal par l'interventionnisme délirant de l'Etat obèse et contribueront à réduire la dette publique.
Réponse de le 07/05/2012 à 12:36 :
100% efficaces et réellement intelligentes ces mesures.
a écrit le 19/04/2012 à 8:12 :
le but est de préserver les intérêts financiers des bailleurs, des rentiers, En France , le patrimoine rapporte davantage que le travail et le mérite. On en crève . De même , les situations professionnelles protégées , confortables , continues sont plus rémunératrices que les parcours professionnels qui nécessitent changement et adaptabilité. On en crève, .
Réponse de le 19/04/2012 à 9:27 :
Une grande partie des petits propriétaires ont acheté des appartements pour les louer et ainsi compléter leur retraites. Eux au moins ont faits des efforts. Cependant si ils sont trop taxé et qu'ils ne peuvent plus gagner d'argent, ils n'investitirons plus et il y aura encore moins de logements en locations. CQFD
Réponse de le 19/04/2012 à 9:42 :
@vision sociale : précisez moi le nombre de taxes et impôts perçus par l état si vous devenez "petit rentier" en construisant une maison sur un terrain acheté ? 1)taxe d enregistrement 2) TVA 3) TLE 4 ) csg sur loyer 5 ) Irpp 6) taxe foncière ... et j en oublie
Réponse de le 19/04/2012 à 11:36 :
+1 @vision sociale. Le travail, le mérite, la création d' entreprise et de valeur ajoutée sont moins rémunérateurs en France que les rentiers. Malheuresement le chômage (> 12%), l'inflation, le retricissement du crédit, la dette française feront leur effet. On demandera de l'aide aux rentiers, fonctionnaires et autres retraités papy-boomers!
Réponse de le 19/04/2012 à 11:46 :
@Missiles
Ok pour une partie d'entre eux mais combien ont touché un bon héritage ? Le coup "ont faits des efforts" c'est un peu trop simple à mon avis.
Réponse de le 19/04/2012 à 15:37 :
et alors Chris vous allez nous dire que si vous gagnez au loto demain vous allez faire massivement du social? Moi je suis un petit ecrou de la classe de moyenne mais si j ai un jour un pactole ma solidarité ( dont je n ai jamais bénéficié quand j etais dans le besoin) ira a mes proches et mes amis fidéles je ne jalouses pas les autres
Réponse de le 19/04/2012 à 15:53 :
@Ghostly J'approuve votre commentaire à 1000%! Les rentiers sont la plaie de l'économie française.
Réponse de le 19/04/2012 à 16:34 :
@Mordrakheen, je crois que vous ne comprenez pas ce que je dis, Je ne suis pas en train de vous dire de faire du social si vous touchez le pactole mais ne nous faites pas croire que tous les proprios le sont pas le fruit de leur travail, ça fait une sacrée une nuance non ? Entre parenthèses si je touche 50 Millions au loto en ce qui me concerne je ferais un peu de social je peux bien vivre avec 5millions...
Réponse de le 19/04/2012 à 18:29 :
@ghostly: tu devrais devenir rentier si tu penses qu'ils on la vie facile :-) mais il est plus facile de partager la chemise des autres que la sienne, non :-)
Réponse de le 19/04/2012 à 23:30 :
@patrickb Mais oui bien-sûr, que c'est dur d'être rentier ! Quel labeur, quelle fatigue !
a écrit le 19/04/2012 à 7:32 :
Tous les candidats étant logés (voire, bien logés), le logement n'est pas leur préoccupation et reste une question sans vécu personnel. Aura ma moix au second tour celui qui dynamisera l'accession à la propriété résidence principale et redonnera une rentabilité nette à l'investissement locatif. Pour l'instant, personne en vue!
a écrit le 19/04/2012 à 0:28 :
En tous cas une chose est certaine : il ne faut surtout faire aucun cadeau fiscal dans l'immobilier : tous les cadeaux faits par le passé, PTZ, Scellier et ne font que faire flamber encore plus les prix, en soutenant stupidement une demande dont on nous dit qu'elle est déjà très forte : pourquoi soutenir une demande forte ? C'est absolument idiot, tout en étant très couteux pour le budget de l'état.
Réponse de le 19/04/2012 à 7:14 :
Seules choses certaines : 1 ) un scellier= un emploi 2) le seul dispositif actuel permettant l encadrement des loyers est ...le scellier 3 ) un scellier comme actuellement à 13 % rapporte plus à l état qu il ne coute !! ( TVA , emploi..) . Je ne suis pas un adepte du scellier : il fait surtt le bonheur des promoteurs mais qu on cesse de désinformer .
Réponse de le 19/04/2012 à 11:46 :
Le scellier, parce que financé par des impôts et des taxes, détruit beaucoup plus d'emplois qu'il n'en crée. En outre, le scellier (BBC, outremer ou social), comme toute subvention publique, favorise les mauvais investissements et supprime à terme encore plus d'emplois, lorsque ces mauvais investissements perdront leur valeur initiale.
Réponse de le 19/04/2012 à 23:33 :
Le Scellier coute horriblement cher à l'état, il plombe fortement le déficit, pour une efficacité plus que contestable : construire là ou il n'y a pas de locataire, quelle abérration ! Laissons faire le marché sans aide ni subvention, laissons les prix évoluer sans perturbation par toutes ces aides.
a écrit le 18/04/2012 à 23:46 :
Le dernier paragraphe n'est-il pas de trop? Comment pouvez vous dans un article qui se veut on ne peut plus factuel terminer par une tribune donnée au lobby d'un secteur qui ne fait que vivre au crochet des contribuables depuis 15 ans maintenant. Nos impôts n'ont pas vocation à être dilapidés inutilement, même si certains y trouvent leurs compte (...)
Comment pouvez vous encore donner du crédit au représentant d'une fédération dont le métier est de ne défendre que les intérêts d'une minorité au détriment de la majorité? Autant demander à un arracheur de dent si ça va faire mal...
Dommage que l'on ne vous apprenne pas l'esprit critique dans les écoles de journalisme. Dans les périodes de crise comme celle que nous traversons actuellement, période dont nous ne sommes qu'au début vraisemblablement, nous en aurions bien besoin.
a écrit le 18/04/2012 à 22:31 :
Et lequel tiendra sa promesse s'il gagne le pouvoir?

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