S'implanter à l'étranger pour créer de la richesse... en France

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Selon une étude réalisée par Pramex International, une société de conseil aux entreprises, filiale de BPCE, en collaboration avec l'université de Paris Dauphine, une implantation à l'étranger permet de créer de la richesse en France. Les salariés en seraient les premiers bénéficiaires. La France compterait 3.500 entreprises dont le potentiel leur permettrait de s'implanter à l'étranger. Si elles se lançaient, elles permettraient la création de 49.000 emplois en France

Combattre les idées reçues. Tel est l?objectif de l?étude réalisée par Pramex International, une société de conseil aux entreprises, filiale de BPCE, en collaboration avec l?université de Paris Dauphine. Alors que l?opinion publique résume souvent la mondialisation à la fermeture sauvage de sites industriels, cette étude témoigne des bienfaits que peuvent recouvrir l?ouverture d?une filiale à l?étranger, d?une opération de croissance externe hors de France. L?effet positif de ces initiatives serait même plus important pour la maison mère et ses salariés que dans le cas d?un simple développement de courants d?affaires sur un marché étranger.

Tous les secteurs sont concernés

«Contrairement à certaines idées reçues, la mondialisation est créatrice de richesses en France", explique André Lenquette, le directeur général de Pramex International. « Les 1.172 industriels implantés à l?étranger bénéficient de performances très supérieures à la moyenne. Ce constat concerne tous les indicateurs, que ce soit la production, l?emploi, la productivité et les salaires. Elle reste valable indépendamment du secteur d?activités ou d?effets conjoncturels », précise le dirigeant.

Même les primo-investisseurs bénéficient rapidement des retombées de cette stratégie. « Entre l?année d?implantation, notée T et T+3, leur effectif moyen s?accroît de 8%, leurs ventes de 13% et leur valeur ajoutée de 30%. Leurs nouvelles activités à l?étranger sont loin de détruire le tissu industriel français », constate Alexandre Gazaniol, l?auteur de cette étude. En outre, les salaires des ouvriers seraient 9% plus élevés que dans une entreprise qui n?a pas d?activités à l?export. Ils sont supérieurs de 8% pour les employés et de 11,4% pour les cadres.

L'innovation est également stimulée

« A condition que les entreprises aient les moyens financiers pour développer cette stratégie d?implantation, le retour sur investissement pour la maison-mère est élevé. Il faut développer des fonctions commerciales, des fonctions support. Les besoins de l?entreprise ne sont plus les mêmes. Même la recherche et développement est concernée puisqu?il est impératif d'innover quand on se confronte à de nouveaux concurrents locaux. Elle change de dimension et créé ainsi de la valeur », observe André Lenquette.

Ce phénomène s?explique assez simplement. « Les entreprises ne se contentent plus de délocaliser dans des pays à bas coût pour réimporter les produits en France. Ils s?implantent à l?étranger pour conquérir les marchés locaux des pays émergents dont la classe moyenne ne cesse de gonfler. Résultat, les maisons mères voient leur profitabilité s?envoler », avance-t-il. Selon les estimations de Pramex International, la France compterait 3.500 entreprises dont le potentiel leur permettrait de s?implanter à l?étranger. Si elles se lançaient, elles permettraient la création de 49.000 emplois en France. Reste à les dénicher, à les convaincre, et enfin à les accompagner.

 

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a écrit le 30/05/2012 à 20:59 :
S'implanter à l'étranger pour survivre...au Maroc, car en France c'est la révolte couve.
a écrit le 30/05/2012 à 11:05 :
"la mondialisation est créatrice de richesses en France" : oui, mais pour qui ?
Réponse de le 30/05/2012 à 14:18 :
pour tout le monde !!!! même pour vous
Réponse de le 30/05/2012 à 21:00 :
Ah bon, je ne m'en étais pas aperçu. Et c'est pour quand, car en ce moment, les huissiers frappent à ma porte.
a écrit le 30/05/2012 à 10:27 :
Je trouve que ceci est une bonne initiative.
Réponse de le 30/05/2012 à 21:01 :
De quoi parlez-vous ?
a écrit le 29/05/2012 à 19:52 :
Pramex est spécialisé sur ce créneau , donc avant de publier cette page de pub, merci de vérifier vos sources.
Cela n'enlève rien à l'intérêt de ce débat , mais si vous ne prenez que le point de vue de ces amateurs alors où va le professionnalisme du journaliste d'enquête ?
a écrit le 29/05/2012 à 18:08 :
Bande de guignols ...
Réponse de le 30/05/2012 à 14:20 :
tous les guignols qui exportent créent de la richesse : il n'y a qu'à voir l'Allemagne !!
Réponse de le 30/05/2012 à 21:01 :
@bertrand : Guignol
Réponse de le 31/05/2012 à 6:47 :
Euh euh euh...
a écrit le 29/05/2012 à 16:35 :
Fumisterie ! et souvent encore faut-il pouvoir rapatrier des capitaux !
a écrit le 29/05/2012 à 15:56 :
Très bel article publicitaire. Par contre, pour avoir travaillé dans quelques secteurs industriels de haute technologie, je n'ai jamais vu une R et D développer quoique ce soit sans aller voir dans les ateliers. Et s'il faut prendre l'avion, là, ça coince.
Réponse de le 29/05/2012 à 16:14 :
Exact, quand les usines partent, les ingénieurs suivent tôt ou tard.
Réponse de le 30/05/2012 à 8:41 :
Surtout quand les ingénieurs proches des ateliers rêvent d'être payés au SMIC. Le calcul trigonométrique est le même partout.

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