Le Medef s'annonce très offensif à la conférence sociale

 |   |  544  mots
Copyright Reuters
Le syndicat patronal se présentera à la conférence sociale avec un certain nombre d'exigences, allant de l'ouverture d'une grande négociation visant à assouplir le marché du travail, à une remise en cause du financement actuel de la protection sociale, en passant par son refus d'une augmentation de la fiscalité pesant sur les revenus du capital.

C'est un Medef bien préparé qui se présentera pour la grande conférence sociale prévue les 9 et 10 juillet. Toutes les commissions et toutes les grandes branches de l'organisation patronale ont été mises à contribution pour dresser un véritables cahier de doléances qui seront présentées lors des diverses tables rondes qui agrémenteront cette conférence. D'abord, le Medef pose un préalable. La conférence sociale doit s'ouvrir sur un diagnostic économique. "C'est notre demande et nous allons la réitérer" avertit Laurence Parisot qui souhaite "que toute le monde se rende compte dans quelle situation nous sommes, car il est impossible de déconnecter l'économique du social".

Une négociation sur le marché du travail

S'agissant de l'emploi, Le Medef demande l'ouverture d'une grande négociation sur le marché du travail destinée à donner vie au principe de " flexisécurité" (la perte du contrat de travail ne fait pas perdre tous ses droits au salarié) et à mettre sur les rails le contrat de génération cher à François Hollande. A cet égard, Laurence Parisot se dit favorable à cette "nouvelle forme de tutorat que contient ce contrat... mais sans que lui soit attaché un mécanisme d'exonération de charges spécifique". Une façon pour le Medef de se prémunir contre la remise en cause du dispositif général d'allégements des cotisations sur les salaires entre un et 1,6 Smic....
Le Medef manifestera aussi son inquiétude face aux projets de loi sur les licenciements que la nouvelle majorité pourrait sortir du tiroir : le premier sur l'interdiction des licenciements "boursiers", le second sur l'obligation pour une entreprise qui déserte un site industriel de le céder à un repreneur. "N'enfermons pas le pays dans une hyper rigidité", tonne Laurence Parisot. Le Medef n'oublie pas non plus la formation professionnelle qui doit améliorer "l'employabilité".

Rémunération et pouvoir d'achat

"Si on veut lutter contre le chômage, faire évoluer le Smic au-delà de ses seuls critères de réévaluation, c'est prendre un risque" avertit d'emblée le Medef face à un éventuel coup de pouce au salaire minimum. En revanche, l'organisation patronale défend les mécanismes d'intéressement de participation. Une façon d'alerter sur le projet de soumettre ces dispositifs à un forfait social alourdi. Enfin, le Medef se dit d'accord pour faire évoluer le code de bonne conduite élaboré avec l'Afep (Association française des entreprises privées) sur les rémunérations des dirigeants.

Financement de l'économie

Pour le Medef, le financement doit être au c?ur de tout. Il s'agit d'améliorer l'accès au capital. A cet égard, l'organisation patronale dit  "niet"  à l'idée de François Hollande de mettre la fiscalité sur les revenus du capital au même niveau que la fiscalité pesant sur le travail , cela conduirait  "à assécher l'économie".

Protection sociale.

Laurence Parisot compte remettre sur la table le financement de la protection sociale " maintenant que le gouvernement a abandonné la piste de la TVA sociale". La présidente du Medef veut trouver un moyen (hausse de la CSG ?) d'alléger les cotisations pesant sur les entreprises et celles pesant sur les salariés.
De beaux débats en perspective.

 

 


 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/06/2012 à 22:38 :
je ne suis q'un petit ouvrier de 59 ans au smig. Je me pose des questions. Les rettes et depenses sont gerer par nos elus donc l'etat? il a je crois officielement 3million de chomeurs? POURQUOI ne pouvont pas mettre autant de personne en retraite decente a la place de ces personne precaire qui sont tenues par des ommonnes et rabais de fierté.Ily a la aucune depence suplementair et bien au contraire une relance de l'econnomie .Qui travail depence ou place.
Madame Parisot et le medef ve que nous soyons tous a la sode du capitaliste et nous compar a certain pays ou il n'y a pas de smig et de syndicat.Se rend'elle de se qui se passe dans le monde depuis quelques année; La chine remonte: des droit commence a soutenir l'ouvrier.D'autre pays capitaliste commence a ce revolter. Alors Madame Parisot que chercher vous pour la france?????Faite un effort avec votre patronat
a écrit le 20/06/2012 à 18:26 :
Le Medef pense "impossible de déconnecter l'économique du social". Faux, Mitterrand l'avait fait en 1981. Mais en 1983 il s'est rendu compte qu'il avait confondu "déconnecter" et "déconner" -pardon- et a dû faire (mais trop tard la retraite à 60 ans était passée, y compris contre l'avis de Rocard) marche arrière. Aujourd'hui on peut penser que le dirigeant socialiste que la France s'est donné n'attendra pas deux ans pour corriger ses erreurs d'appréciation.
a écrit le 20/06/2012 à 15:13 :
La TRILATÉRALE a décidé de faire un exemple avec la France, Le MEDEF monte au créneau car il sait que F.Hollande est déjà sous tutelle et que certains ministres socialistes sont déjà allés aux réunions du Bilderberg prendre leurs ordres. Analysons avec sérieux ce qui ressortira Officiellement et Officieusement de cette rencontre, Les gauchistes vont avoir des surprises
a écrit le 20/06/2012 à 14:03 :
Lisez:plaidoyer pour l'écofiscalité de Guillaume Sainteny.
a écrit le 20/06/2012 à 13:53 :
Il faut agir au niveau de la protection sociale:taxer la consommation d'énergie pour financer les prestations contributives.Si vous trouvez une autre solution,proposez-la,mais la taxe sociale sur l'énergie doit-être étudiée.Pour moi,c'est la seule solution valable et elle présence beaucoup d'avantages:elle réduit le chomage,favorise la compétitivité,réduit nos importations d'énergies fossiles,etc,etc
a écrit le 20/06/2012 à 11:35 :
On espère bien ! Le double discours du gouvernement et de Hollande doit cesser. On ne peut pas tout le temps dire vive les PME et dans le dos, planter un bon gros couteau avec des tas de mesures qui vont dans le sens inverse !
Ils font le contraire de toute ce qu'il faudrait faire. Au lieu d'améliorer la compétitivité, supprimer les freins ou les obstacles, ils en rajoutent !
Non seulement, dans une TPE PME on doit affronter la crise mais également les folies des gouvernements ! Et le tout pour la gloire parce que tout est tellement taxé qu'on ne peut plus gagner correctement sa vie.
Réponse de le 20/06/2012 à 15:18 :
NON les TPE et les PME subissent l'incompétence et la cupidité des patrons du SBF120 et de plus la folie destructrice des théories libérales économiques qui tondent et appauvrissent leurs clients. Combien de milliards depuis 10 ans pour la fraude fiscale, l'évasion fiscale, la fraude à la TVA et la fraude aux cotisations sociales
a écrit le 20/06/2012 à 9:41 :
Qu'y a t il d'offensif a exercer son rôle ?
A un moment ou l'attractivité de la France pour les investissements étrangers baisse, il ne sera pas inutile de se demander comment favoriser le développement de notre économie.
On verra ensuite s'il ne s'agissait que de mots pour couvrir des décisions déjà prises favorisant l'augmentation de la pression fiscale plutôt que la croissance du PIB.
Réponse de le 20/06/2012 à 11:34 :
@ vercaud : France = PREMIER pays au MONDE en investissements directs étrangers. Merci d'arrêter vos salades ou citez vos sources quant à d'éventuels changements récents, merci.
a écrit le 20/06/2012 à 8:58 :
Rien de nouveau.Comme partout en Europe, le MEDEF veut une dérégulation du travail, en clair il veut tendre vers de rémunérations et une protection sociale à la chinoise. Ca lui serait égal que les gens travaillent pour quelques centaines d'?uros, sous prétexte que c'est comme ça ailleurs. Le MEDEF se satisferait d'un pays où la précarité, l'accès aux soins, au logement serait au niveau de la Chine, et mieux si possible.
a écrit le 20/06/2012 à 8:58 :
Rien de nouveau.Comme partout en Europe, le MEDEF veut une dérégulation du travail, en clair il veut tendre vers de rémunérations et une protection sociale à la chinoise. Ca lui serait égal que les gens travaillent pour quelques centaines d'?uros, sous prétexte que c'est comme ça ailleurs. Le MEDEF se satisferait d'un pays où la précarité, l'accès aux soins, au logement serait au niveau de la Chine, et mieux si possible.
Réponse de le 20/06/2012 à 11:36 :
On peut très bien avoir une libéralisation du marché du travail ou des freins à la croissance dans les TPE PME sans avoir une protection sociale à la chinoise...La TVA sociale, la CSG sociale, la suppression de certains seuils, la réduction de l'administratif etc. Il y a beaucoup à faire.
Vous préférez le chômage de masse, des millions de gens au RSA et un système social en faillite ???
a écrit le 19/06/2012 à 20:51 :
Mais le gouvernement découple la masse salariale de la production. Même les chinois le disent, la France est un pays paresseux. Comment voulez-vous qu'il y ait un avenir? Ainsi les malélus bernent le peuple...
Réponse de le 28/06/2012 à 13:36 :
Pays de fainéants .... levée à 5 h 30 prise de poste à 08 h 00 débauche à 19 h , coupure déjeuner devant l'ordi avec un sandwich, mon mari debout à 4 h prise de poste à 5 h débauche à 13 h cela deux jours d 'affilée, les deux suivants 13 h 21 h
puis les deux autres 21 h 5 h ensuite 3 ou 4 repos, jours fériés travaillés, we travaillés 3 sur quatre
Mme Bettencourt levée à ... couchée à .... journée passée à se prélasser, compter ses sous et chercher que vais je bien pouvoir faire pour en depenser un peu ....

entre une inactive rentière et des travailleurs qui travaillent qui est fainéant ??????

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :