La mesure de l'inflation par l'Insee est-elle juste ?

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Une étude réalisée par l'Institut tente de comprendre le décalage entre le niveau de l'inflation et la perception qu'en ont les Français.

 C'est un sujet que l'on entend régulièrement au comptoir d'un café du commerce : le coût de la vie n'a jamais aussi été élevé et les statistiques de l'Insee ne reflèteraient pas fidèlement la réalité. Dans une étude dévoilée ce vendredi, l'Institut tente d'expliquer ce décalage entre l'indice des prix à la consommation (IPC) qui mesure l'inflation en agrégeant les évolutions de prix d'un très grand nombre de biens élémentaires, pondérées par leurs parts dans la consommation globale des ménages, et les opinions personnelles sur l'inflation (OPI), exprimées par les consommateurs dans le cadre de l'enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages.

Un décalage important
Ces deux mesures divergent fortement. Depuis 2004, l'OPI fluctue en moyenne six points au-dessus de l'inflation mesurée par l'IPC. « Les opinions personnelles sur l'inflation présentent par ailleurs une très forte dispersion : des niveaux d'inflation perçue supérieurs à 20 % par an ne sont pas rares. Il est courant d'y voir un effet du passage à l'euro. Privés de leurs repères habituels, les consommateurs auraient développé une perception des prix largement déconnectée de leur évolution effective », explique l'étude.
Toutefois, deux éléments relativisent cette thèse. « D'une part, elle ne peut expliquer que le phénomène soit aussi durable : il aurait dû s'estomper avec l'accoutumance progressive à la nouvelle monnaie. D'autre part, on dispose d'informations sur la perception des prix pour quelques biens élémentaires, or elles s'avèrent relativement cohérentes avec les évolutions des prix de ces biens au sein de l'IPC. L'OPI aurait donc bien des bases objectives », poursuit l'Insee.
Tout dépend de la fréquence des achats
L'Institut avance d'autres explications. La perception des prix élémentaires n'aurait pas de biais systématique mais, contrairement à l'IPC fondé sur les parts budgétaires, les consommateurs donneraient un poids plus important aux biens à forte fréquence d'achat, et ils surpondéreraient ceux dont les prix sont en hausse. « Un résultat classique de psychologie économique est en effet que les agents sont plus affectés par les nouvelles défavorables que par les nouvelles favorables. Si on combine ces deux dernières hypothèses, supposer une pondération deux fois plus importante pour les biens dont les prix augmentent permet de rendre compte de l'écart moyen entre OPI et IPC », conclut l'étude.

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Commentaires
a écrit le 15/07/2012 à 12:14 :
Il devrait y avoir un indice image de l'évolution trimestrielle des dépenses mensuelles nécessaires à un ménage de 4 personnes ( en moyenne deux enfants par couple) par grande région. Cela doit comprendre : Nourriture, logement avec taxe habitation, chauffage, énergie, transport.
a écrit le 15/07/2012 à 12:12 :
Le calcul de l'Insee exclue de fait les vraies dépenses de logement dont la part sur le revenu moyen des français a doublée en 25 ans...
a écrit le 15/07/2012 à 10:28 :
les gens voient ts les jour le prix de leur baguette, ils ne voient pas qu'un ordi portable, c'est passe de 2000 euros a 600, vu qu'ils n'en achetent un que tous les 4 ans
Réponse de le 15/07/2012 à 10:57 :
Voilà un exemple de calcul a la con ... les gens ont un budget limité , quand un ordinateur fixe rentrait dans le budget à 5000 Frans ils en ont acheté massivement , puis ils ont acheté un ordinateur fixe plus puissant à 600 Euros , puis un ordinateur portable à 600 Euros toujours .... Par contre certains comme churchill ou l'INSEE calculent l'inflation sur le fait qu'un ordinateur portable est passé de 2000 Euros à 600 Euros , ce qui est faux du point de vue des acheteurs qui n'ont jamais jamais acheté massivement des ordinateurs portables à 2000 Euros !!! Bel exemple Churchill ....
a écrit le 14/07/2012 à 18:25 :
Y a-t-il une différence de perception de l'inflation suivant le genre (dans un couple c'est souvent la femme qui sera préposée aux courses)? Et une différence célibataires/couples, qui refléterait une différence d'évolution des prix suivant les conditionnements?
a écrit le 14/07/2012 à 13:34 :
Les hausses des dernières années concernent l'alimentation, le logement - ainsi que l'énergie - et le prix de l'essence. Ces différents postes grèvent l'essentiel des salaires des ménages à faibles revenus qui ont nécessairement une perception différente de l'inflation qu'un bobo de Montmartre dont le budget - bien supérieur - sera surtout impacté par le coût des séjours à Bali ou le prix du dernier i-phone .
Réponse de le 14/07/2012 à 16:58 :
Bien vu ! L'INSEE devrait calculer un indice de perte de pouvoir d'achat en basant ses calculs sur l'évolution des prix des besoins indispensables ( nourriture,logement, énergie,transport ) et en étudiant leur impact selon les différents niveau de revenus.
Réponse de le 16/07/2012 à 6:47 :
La facture iphone touche bien l ensemble de la population et est un des postes qui a comprime fortement le pouvoir d achat des familles ouvrieres... Qua d on a 3 ou 4 forfaits a payer par mois pour lamaison cela pese!
Réponse de le 16/07/2012 à 6:50 :
Prix de l esence, voila un poste interessant aussi quand on sait quela quasi integralite du parc automobile a ete renouvelleces dernieres annees et queles derniers modelesont des performances de consommation excellentes par apport a il y a 10 ans, quel est le veritable impact au final du petrole sur pe budget du menage?
a écrit le 14/07/2012 à 13:32 :
encore plus juste avec les socialos verts et rouges au pouvoir tout comme les infos des médias français, c'est dire l'intérêt de lire les autres médias européens toujours encore libre.
Réponse de le 14/07/2012 à 18:03 :
quelle bêtise.

le degré d'ignorance est très important
Réponse de le 15/07/2012 à 10:53 :
quel est le rapport encore libre ? encore libre mais plus vert depuis longtemps ... voire même un peu mûr sur les bords et peut être même bien mûr a coeur ...
a écrit le 14/07/2012 à 11:10 :
Il est clair que le cout de la vie en France est plus élevé qu'en Allemagne mais bien plus bas que dans le reste du monde. je connais bien les USA, l'Australie, la Nouvelle Zélande, et je peux affirmer que dans ces pays, se nourrir est autrement plus cher! Je conseille à tous ceux qui doutent de faire un tour sur les sites suivants.
Pour la suisse: www.leshcop.ch ( groupe Migros) le franc suisse est à 1.20 euro vous montre que notre monnaie est sous évaluée de presque 40%
Pour l'Australie: www.coles.com.au ou www.woolworths.com.au . le dollar australien ,actuellement autour de 1.20 pour une euro est surévalué de plus de 40% aussi.
Pour la NZ, www.woolworths.co.nz....le cours du $ NZ est actuellement de 1.56 pour un euro. Le dollar néo zélandais est surévalué de presque 40%.
Pour les USA, je conseille www.safeway.com.....les prix sont édifiants! Notre euro est sous évalué de plus de 20%.....

Bon, aussi vous pourrez comparer tous les produits alimentaires......pour connaitre le cours idéal, il vous suffit de diviser le prix en devise par le prix payé en France...Quelques exemples...

Aux USA, une plaquette de beurre de 227 gr premier prix coute : $ 2.99. En France, la plaquette premier prix est à 1.29, cours idéal: 2.99/1.29 = $2.31 pour un euro....
En Australie, un paquet de café premier prix de 200g coute environ AUD 3.21, en France, autour de 1.89 pour 250gr, cours idéal: AUD1.70/euro....au lieu de 1.20
Vous constaterez au fil des simulations que l'euro vaut beaucoup plus en PPA que son cours actuel.....et en faisaint des moyennes, on arrive à:
1 euro = $1.40 USA
1 euro = $1.80 AUS
1 euro = $2.20 NZD
1 euro = SF1.60
nous sommes loin, très loin de ces cours.....
Réponse de le 14/07/2012 à 16:29 :
Bien vu, mais les salaires sont souvent bien plus elevees (ressenti?) dans les pays que vous citez.
Réponse de le 14/07/2012 à 19:17 :
Oui et non.....quand l'euro valait AUD1.80, les prix de l'aliimentaire etait identique, tout comme de nombreux autres services et produits.....l'euro est très clairement sous évalué . certes, certains produits sont notoirement chers dans ces pays comme les yaourts en Australie à plus de 9 euros le kilo ou les fruits et légunes, mais quand on fait le tour des produits et services et par rapport aus salaires, les européens sont globalement 40% plus pauvres du'avan la crise... et que l'on cesse de parler du seul cours du dollar US!
Réponse de le 15/07/2012 à 9:08 :
C'est intéressant, cependant vous prenez l'exemple de la Suisse et force est de constater que Etranger a raison . En Suisse un simple maçon gagne par convention collective 5400 CHF soit 4500 ?/ mois. Une infirmiere et un instituteur gagne au bas mot 3 fois plus que leur collegue Français .
Réponse de le 15/07/2012 à 10:25 :
la Suisse est tout de même un "cas" à part.....mais il est vrai que le Suisse gagne beaucoup plus que le Français ou l'européen moyen....il y a en France un vrai problème de salaires. Pourquoi, à développement éconoimique semblable, un Suisse gagne 2 fois ce que gagne un Français? Avec la baisse de l'euro par rapport aux autres devises, les écarts sont encore plus criant! Quand le cours de l'euro était autour de 1.55/1.60FS, certes, la vie en Suisse était chère mais acceptable. A 1.20, cela devient impossible! Il en va de même avec les autres pasy cités.
Réponse de le 15/07/2012 à 10:50 :
Bah oui la Suisse est un cas a part ... tous les riches Européens y sont domiciliés et même si ils payent moins d'impôts que dans leur pays d'origine ils en payent en Suisse et suffisamment pour alléger les charges des entreprises Suisses ce qui permet d'avoir des salaires plus élevés ... Pour que cela marche en France il nous faudrait tous les riches du monde !!
a écrit le 14/07/2012 à 11:05 :
C'est sur que calculer une inflation a 2% parce que les prix des PC, smartphone, et écrans plats "baissent" satisfait que moyennement les consommateurs qui n'en achètent pas tous et pas tous les jours non plus! A quand deux calculs d'inflation ? dont un avec les produits courants et "obligatoires" : baguette, farine, pâtes, viande, poisson, forfait de tel/internet, abonnement et conso Edf Gdf ... et là l'inflation se rapprochera très fortement de l'OPI !!
Réponse de le 14/07/2012 à 11:50 :
Rien qu'à voir les prix affichés dans les bistro et les convertir en Francs. 10 € une pizza = 65 Fr --> c'etait 20~25 Fr à l'époque.
Réponse de le 14/07/2012 à 12:20 :
PHL. Vous oubliez COMPLETEMENT la dévaluation de TOUTE monnaie. Le passage de l'ancien au nouveau Franc a produit le même effet sur mes grand-parents. Par contre, Voui, vous avez raison quelque part car même, si par exemple, le prix d'une armoire est resté à peu près identique, maintenant elle est en papier mâché. Phénomène inverse pour l'électronique qui gagne en permanence en capacités. (mais pas en qualité, notez...)

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