Recul sur les plus values : les Pigeons attendent de voir

Pierre Moscovici semble avoir accepté de modifier le dispositif visant à taxer jusqu'à 60% les plus-values réalisées sur les cessions d'entreprises. Un recul selon les observateurs. Mais les entrepreneurs restent méfiants, et attendent de voir.

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Laurence Parisot, la présidente du Medef, l'avait annoncé jeudi matin. Pierre Moscovici, qui souhaitait enterrer la polémique, a simplement confirmé que les choses bougeraient.  Le ministre de l'Économie a assuré que le gouvrnement acceptait de "bouger" sur cet élément du projet de loi de finance pour le budget 2013.

Hors de question de renoncer à l'alignement de la fiscalité capital travail

L'objectif du jour était apparemment de rassurer, mais aussi de calmer un mouvement des "Pigeons" qui a embrasé la toile en quelques jours à peine. C'est pourquoi Pierre Moscovici, qui dit avoir "entendu" et "compris" les inquiétudes des créateurs de start-ups, a évoqué une "discussion longue, franche, constructive," tout en martelant que l'objectif était de "taxer la rente (...) pas le capital." Mais ce qui rassure, pour le moment, c'est que la taxation des plus-values pour les créateurs d'entreprises pourrait être modifiée. Une exonération totale est même évoquée pour ceux-ci.  En revanche, "hors de question" de renoncer à aligner la fiscalité du capital sur celle du travail.

Tout sera compensé

Moscovici l'a affirmé. S'il accepte de "bouger" sur la taxation des plus values à la revente des créateurs d'entreprise, tout sera chiffré et compensé. Reste à savoir où seront ponctionnées les recettes destinées à compenser un éventuel manque à gagner.

Les entrepreneurs attendent de voir

Du côté des entrepreneurs, les réactions sont diverses. Laurence Parisot, qui avait annoncé un peu plus tôt jeudi que le gouvernement reculerait, souhaite voir le nouveau texte avant de dire que "l'incident est clos." Bernard Étienne, de la CGPME, ressort avec "l'espoir que le texte soit retiré." Plus enthousiaste, Marc Simoncini, le fondateur du site de rencontre Meetic, a parlé d'un dialogue très constructif, bien qu'auncune décision n'ait encore été prise selon lui. En tout cas, Pierre Moscovici assuré que cette réunion n'était que la première "d'une série." Reste à voir si l'objectif est de temporiser afin de voir le mouvement s'essouffler, ou de discuter réellement.

 

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Commentaires 5
à écrit le 05/10/2012 à 7:38
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Cette histoire de pigeons, ce n'est qu'une révolte de palais entre gens du même monde.

à écrit le 04/10/2012 à 21:45
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Un salarié, un fonctionnaire, peut changer de travail, évidemment)n'a pas le droit de changer, de progresser.C'est la dictature de la nullitude.L'idéologie de la décroissance.

à écrit le 04/10/2012 à 20:37
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rouh rooouuuhhhh !!!

à écrit le 04/10/2012 à 20:25
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"taxer la rente"...Elle est où la rente? Les taux sans risque sont à 0,5%, avant frais bancaires, impôts, et surtout inflation. Le taux de rendement net est à MOINS 3%. Quant on pense que Moscovici y croit, on doute des capacités intellectuelles de c...

à écrit le 04/10/2012 à 20:15
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Pigeons nous sommes, pigeons nous resterons. Ne nous leurrons pas...

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