L'automédication peut-elle sauver la Sécu ?

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Sur un an, les ventes du secteur ont progressé de 4,7% en septembre 2012 selon une étude du cabinet IMS Health. L'automédication représente désormais 6% du chiffre d'affaires des officines. Si cette tendance devait se poursuivre, la Sécu pourrait faire de belles économies. Les médecins sont vent debout.

Les Français sont-ils en train de se passer progressivement des médecins ? Selon une étude du cabinet IMS Health, le leader mondial des études et du conseil pour les industries du médicament et les acteurs de la santé, publiée ce vendredi, le secteur de l'automédication composé des médicaments achetés sans ordonnance a progressé de 4,7% sur un an en septembre pour dépasser légèrement les 2 milliards d?euros. Il atteindrait désormais 6% du chiffre d'affaires des officines.

Un levier de croissance économique pour les pharmaciens

"L'automédication décolle" et "commence à rentrer dans la culture française. Elle représente aujourd'hui, et encore plus demain, un véritable levier de croissance économique pour le pharmacien dans un contexte difficile ", a déclaré vendredi Pascal Voisin, le directeur OTC (pour over the counter) d?IMS Health lors d'une conférence de presse.
Selon lui, cette progression du marché s?explique en partie liée par les déremboursements des spécialités mais elle reposerait aussi sur "une vraie dynamique" des différents secteurs de l'automédication qui "joue à son échelle un rôle de protection économique"

Ce dynamisme du secteur intervient alors que "l'officine est aujourd'hui dans une situation économique assez difficile: son chiffre d'affaires stagne depuis trois ans et la marge brute stagne", a confirmé Claude Le Pen, professeur d'économie à Paris Dauphine. "L'officine fait face à un défi sans précédent avec un marché pharmaceutique en recul, des régulations plus strictes (...) et une concurrence accrue réelle de la parapharmacie", a poursuivi l?économie. Parmi les « blockbusters » du secteur, on peu citer Doliprane de Sanofi qui détient une part de marché de 4,3% ainsi que les marques ayant accès à la publicité grand public (Humex, Efferalgan, Oscilococcinnum, Strepsils).

Des économies pouvant aller jusqu?à 1,5 milliard d?euros par an

Selon des calculs récents de l?Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa), le principal lobby de ces secteur en plein essor, la Sécurité sociale pourrait économiser jusqu?à 1,5 milliard d?euros si elle permettait à 114 molécules aujourd?hui prescrites par un médecin dans le cadre d?une consultation payante pour soigner des pathologies courantes - migraines, rhinite, infections mineures? - d?être disponible sans ordonnance. Ceci dit, il faudrait que le nombre de médicaments disponibles sans ordonnance explose pour permettre un redressement des comptes de la Sécu. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2013 anticipe un déficit de 11,4 milliards d'euros du régime général l'année prochaine.

Qu?en pensent les médecins. A votre avis ? Sans surprise, ils sont vent debout contre cette pratique. « La CSMF rappelle que la consultation médicale et la délivrance de prescription relèvent des seuls médecins (...) La prescription de médicaments n'est jamais anodine et doit être précédée d'un examen médical permettant d'établir un diagnostic et donc une prescription. Les rôles des médecins et des pharmaciens sont définis et complémentaires, mais ne doivent pas être confondus. Si les pharmaciens ont naturellement vocation à jouer un rôle de conseil dans la délivrance des médicaments en vente libre afin d'éviter le développement d'une automédication sauvage et dangereuse, en revanche, il faut éviter l'amalgame entre conseil et consultation médicale », a récemment expliqué le syndicats de médecins dans un communiqué de presse après avoir décidé de?engager des poursuites contre une campagne de communication menée par un groupement d'officines qui présentait le pharmacien comme étant « le professionnel de santé le mieux placé pour apporter une solution adaptée ».

Les mentalités évoluent

Reste que les esprits évoluent. Un sondage TNS Sofres commandé par Mondial Assistance et dévoilé le 12 octobre indique que près d'un quart des Français auraient jugé après coup inutile un déplacement chez son médecin. autre enseignement, deux tiers d'entre eux considèrent qu'un service de conseil médical à distance pourrait, dans certains cas, remplacer une consultation chez un médecin.


 

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a écrit le 03/12/2012 à 9:26 :
Ce qui peut sauver la sécu, une taxation sur l'alcool, et sur la plus-value des grands millésimes ! Quant à l'auto-médication, cela fait belle lurette que ça existe, ne serait-ce que les vieux bons remèdes de grand-mère . Le gvt dit de gauche devrait abolir le prélèvement sur les boites de médicaments de 0,50 . C'était une ancienne promesse de Ségolène mais son ex-mari c'est plutôt virage à droite . Certains patients hésitent même à se soigner faute de moyens . La CMU est un gouffre pour la sécu ! Et le particulier cotise même sur sa mutuelle pour cela, alors que ces remboursements ne sont pas pris en charge à 100% . Dans le cadre de la CMU tout est pris en charge y compris les 1 euro du médecin et les 0,50 de médicament . Avant le médecin avait l'obligation de soigner les indigents, cela devient caduque avec petit bénéfice ou embêtement à la clef .
a écrit le 02/12/2012 à 9:51 :
Je n'appartiens absolument pas au milieu médical de près ou de loin, mais l'automédication, j'en fais aussi pas mal, parce que dans 75% des cas, mon mari, mes fils où moi, on attrape toujours la même chose : le gros rhume, et on se soigne toujours de la même façon. Donc pas besoin d'aller voir le médecin.
De plus, le fait qu'on aille pas le voir à chaque fois pour un petit bobo, tient aussi au manque de médecin. J'habite pourtant une agglo de 60 000 habitants, mais c'est en train de devenir un désert médical, comme le reste du département . Ce n'est pourtant pas un département "rural". ALors je réserve les visite chez le médecin aux pathologies graves (la maladie de Lyme de mon fils, ma thyroïde, le bras cassé du petit dernier).
Peut-être aussi que si l'on faisait comme au Canada, où les médecin n'ont pas le droit de s'installer où il veulent durant leurs 5 premières années, mais là où on a besoin d'eux, l'offre médicale serait mieux répartie, et les habitants de certains départements seraient mieux soignés, que ce soit pour les généralistes ou le spécialistes. Et coryez moi, pour bien connaitre le Canada, être expédié dans la Creuse où les Ardennes, ça reste quand même très vivable à coté des villes minières du grand nord Canadien pour lesquelles il n'y a que le bimoteur pour se déplacer, et encore pas plus d'une fois par mois en hiver. Il ne me semble pas que le Canada soit un pays moins "civilisé" que le nôtre et avec une moindre culture générale.
Mon oncle a dû travailler 5 ans à Terre-Neuve avant de pouvoir ouvrir son cabinet à Montréal. Et il venait de la fac de ... Montpellier en France où l'ensoleillement est un peu meilleur qu'à Terre Neuve. Remarquez, il a pris de superbes photos d'iceberg glissant paresseusement au large du port en plein moi de mai. Et il n'en est pas mort, il n'a pas hurlé au scandale, il avait fait le même nombre d'années d'études que vous tous, et il trouvait normal d'en faire bénéficier TOUS ses compatriotes, même ceux vivant dans des endroits difficiles.
I y a vraiment beaucoup de choses à revoir dans la façon de pratiquer la médecine en France pour que tout le monde soit bien soigné et que les médecins ne soient plus aussi débordés dans certaines régions.
Réponse de le 02/12/2012 à 16:46 :
Vous voulez que plus personne ne fasse médecin en france en les obligeant à aller dans les coins perdus, les trous du ;; ;du monde. Un français n'est pas un canadien..
Réponse de le 03/12/2012 à 9:29 :
on devrait ,avant tout,payer correctement les médecins.
De même sanctionner les absences abusives de nombreux personnels.
a écrit le 01/12/2012 à 16:10 :
Réponse @docteur42 : On est bien d'accord, le pharmacien n'est pas formé au diagnostic, et il ne pourra JAMAIS remplacer un médecin. Mais contrairement à ce que pensent certains médecins, vous n'êtes pas formés aux médicaments et vous ne pourrez jamais non plus remplacer un pharmacien. Je te rassure, si jamais il y a un problème avec un médicament que tu as prescrits et que j'ai délivré, je suis à 75% responsable et toi seulement à 25% (selon la jurisprudence). Donc un pharmacien n'a pas besoin de descendre aux urgences pour assumer des responsabilités, il en assume à chaque médicament qu'il délivre, puisque en tant que spécialiste des médicaments, il est toujours le principal responsable en cas de problème. Donc la dispensation d'un médicament, c'est bien plus qu'une simple distribution comme tu le sous-entends : c'est un contrôle de l'ordonnance du médecin. Et cet acte nécessite un bac+6 et un doctorat. Ensuite, pour pouvoir contrôler une ordonnance et expliquer CORRECTEMENT un traitement aux patients, il faut maitriser le médicament sur le bout des doigts : on ne peut donc pas expliquer correctement l'insulinothérapie sans connaitre les récepteurs à l'insuline. Donc ni un médecin, ni un infirmier ne peut expliquer de manière correcte un traitement aux patients. Les professions de médecin et de pharmacien sont complémentaires et différentes, mais il n'y a aucun lien de subordination comme il y en a un entre un médecin et un infirmier. Ah oui, dernier point : bien sur qu'il existe des pharmaciens peu scrupuleux et qui font mal leur boulot (celui qui te propose de l'homéopathie sans aucune demande de ta part). Mais je rassure, des médecins incompétents, il y a un paquet aussi ! Toutes les professions ont malheureusement leurs brebis galeuses...
Réponse de le 03/12/2012 à 22:23 :
Et des brebis galeuses chez les pharmaciens, il y en a pas mal....... !! Jamais plus je ne ferai confiance à un pharmacien !
Responsable des ordonnances le pharmacien ? Pourquoi l'Agréal, qui ne devait être délivré que durant 3 mois selon le Vidal, a t-il été délivré aussi longtemps par les pharmaciens ?
16 mois pour moi, 15 ans pour une de mes amies..... ?? Parfois à raison de 2 gélules par jour. Dans toute la France.

Des vendeurs comme les autres, régulièrement démarchés par les visiteurs médicaux !
Réponse de le 05/12/2012 à 2:50 :
Citez moi des vendeurs qui ont un doctorat, qui ont fait 6 ans d'études difficiles après le bac, et qui ont réussi le même concours que les médecins pour pouvoir être admis dans leur cursus. Vous ne trouvez pas ?? C'est normal, ça n'existe pas. Les pharmaciens ne sont donc pas des "vendeurs comme les autres", mais des praticiens de la santé, avec un domaine de spécialité : le médicament.
a écrit le 01/12/2012 à 12:29 :
Si une chose doit sauver la sécu ce ne sera certainement pas l'automédication. Pour la simple et bonne raison que malgré les efforts faits depuis 15 ans sur les médicaments (baisse de prix, déremboursements, augmentation du taux de génériques délivrés...), les dépenses en médecine de ville ne cessent d'augmenter.
Exemple pris cette semaine : les dépenses de remboursement de médicaments en ville -1,3% sur les 10 premiers mois de 2012. En revanche progression de 0,6% de la dépenses globale de soins en ville. Et là on ne parle même pas des dépenses liées à l'hopital...
a écrit le 01/12/2012 à 11:29 :
Petit point de vue médical donc partisan et intéréssé bien sur !
1- le pharmacien est certes spécialiste du médicament mais il n'est en aucun cas formé au diagnostic . hors il faut avant tout ,il me semble , commencer par là . identifier une maladie pour la traiter .
2-une deuxième attitude est de traiter un symptome : température , douleur , écoulement nasal . tout le monde peut le faire . mais si cette température précède une méningite , on arrivera avec retard sur le traitement antibiotique . heureusement il y a bien plus de viroses bénignes que de graves et en fait tout se passera bien . mais donc il faut ètre très vigilant quand on décide de s'automédiquer et réévaluer la situation . un petit mot pour les anti- inflammatoires en vente libre aux USA , c'est pour moi risqué en cas d'infection si ils ne sont pas associés aux antibiotiques .
3- l'automédication dans quel but ?
- traiter les pathologies bénignes oui .
- vendre des médicaments déremboursés car d'éfficacité non démontrée et à prix libre : non
4- une petite histoire : ma mère s'étant faite opérer d'une prothèse de genou , je vais chercher à la pharmacie une poche de gel réfrigérable qui permet de traiter la douleur par le froid : 15 euros . le pharmacien me propose un traitement homéopathique ( coût ....). étant urgentiste , je ne crois pas à cette pharmacopée donc je refuse poliment , mais je n'apprécie pas cette démarche. finalement une amie réeducatrice m'a dis qu'un sac de petits poids surgelés faisait très bien l'affaire . (coût....)
5-en pratique le bon sens doit prévaloir .
6-bonjour au pharmacien ci dessous . je lui montre un patient aux urgences et je lui propose de prescrire le traitement et de rester à coté du patient pour assumer ses décisions . je lui rappelle qu'il est docteur en pharmacie pas docteur en médecine .
7- pour moi l'importance du pharmacien , c'est la sécurité du circuit du médicament ( c'est fondamental surtout à l'heure de la mondialisation , des génériques fabriqués aux quatre coins du monde , des ...) ,d'assurer la distribution du médicament pour laquelle il font des gardes nuit et Week- end , ne l'oublions pas , pas sur que la parapharmacie de grande surface vous le propose )et d'expliquer les traitements dont certains sont complexes , aux patients . de mon point de vue , une infirmière formée en diabètologie sera plus efficace pour expliquer l'insulinothérapie à un diabètique . et bien choisir ses doses d'insuline est plus important que de connaitre ou sont les recepteurs à l'insuline .
8-la médecine est complexe , il n'y a pas de réponse universelle . mais il y a toujours place pour le bon sens .
a écrit le 01/12/2012 à 10:38 :
Pourquoi aller voir un médecin financièrement incité par la CNAV à prescrire le minimum de médicaments pour des maladies basiques ; le pharmacien assure parfaitement son rôle et 23? sont économisés sur le budget de la Sécurité Sociale.
Pourquoi accepter de retourner voir un médecin qui a fait une prescription minimaliste sans résultat en sous estimant votre état ? pour l'enrichir du montant d'une nouvelle consultation et être malade plus longtemps.
Je dis halte au privilège des médecins ! certains sont devenus des commerciaux sans grande préoccupation de votre état de santé ; l'automédication n'est que le résultat de leurs propres abus.
a écrit le 01/12/2012 à 1:01 :
@jmdoc :
Les médecins font des études poussées en pharmacologie ??? AHAHAH, la bonne blague ! 60h de pharmacologie dans le cursus des études de médecine, contre plus de 1000h dans le cursus des études de pharmacie... Je pense que ça se passe de commentaires non ? Le médecin est le seul spécialiste du diagnostic et du traitement des maladies. Le pharmacien est le seul spécialiste des médicaments. Son rôle et d'analyser et de contrôler les prescriptions médicamenteuses des médecins pour corriger les nombreuses erreurs et expliquer les traitements aux patient pour optimiser les chances de réussite.
Les faibles connaissances des médecins en matière de médicaments ne leur permettent pas de pouvoir délivrer des ceux-ci.
Ah, et dernière petite précision jmdoc, le pharmacien est aussi un docteur, il doit soutenir une thèse pour exercer l'art de la pharmacie, exactement comme les médecins (et les dentistes).


@Raslebol :
Le monopole des pharmaciens sur les médicaments n'est pas maintenu dans l'intérêt des pharmaciens, mais il est maintenu dans l'intérêt des patients.
Imagine demain, on retire aux chirurgiens le monopole des interventions chirurgicales. Ce serait une catastrophe pour la santé des patients.
Bah pour la pharmacie, c'est EXACTEMENT pareil. Un médicament, si il est mal utilisé, peut se transformer en poison. Je te dis pas le désastre si n'importe qui peut le délivrer.
Est-ce que la vendeuse chez Leclerc, elle connait la température critique au delà de laquelle le Doliprane est périmé parce que la molécule se dégrade ? Est-ce qu'elle connait les posologies maximales adulte et enfants pour chaque médicaments sans ordonnance ? L'ensemble des indications thérapeutiques des médicaments sans ordonnances ? Les interactions du Doliprane avec d'autres médicaments ? Les cibles pharmacologiques du Doliprane dans le corps humain ?

Et bien non, la vendeuse ne connait rien de tout ça. Pour une simple et bonne raison : il faut un doctorat de pharmacie pour pouvoir délivrer des médicaments, qu'ils soient sur ordonnance ou non. Parce que ce n'est pas non plus ta vendeuse de chez Leclerc qui va détecter et corriger une erreur sur l'ordonnance du médecin.

Alors, oui, payer un coiffeur pour opérer un patient, ça coutera moins cher à la sécu que si c'est un chirurgien. Et payer une vendeuse pour délivrer des médicaments, ça coutera moins cher que si c'est un pharmacien. Mais c'est vraiment ce système de santé là que tu veux ???

Je rappellerai juste que c'est la pharmacie qui est en grande partie responsable de l'augmentation de l'espérance de vie ces dernières années, grâce aux médicaments. Bah oui, parce que le pharmacien, ce n'est pas que celui qui vous délivre médicaments et préparations à l'officine, c'est aussi celui qui cherche les nouvelles molécules en laboratoire, et qui contrôle la production des médicaments pour qu'ils soient de meilleure qualité possible.
Sans pharmaciens, c'est tout le système de santé qui s'effondre, alors réfléchissez bien avant de dire n'importe quoi.
Réponse de le 01/12/2012 à 7:43 :
Absolument d'accord: un peu de bon sens ça c'est assez rare sur ce forum...
Je précise tout de suite pour les trolls de service que je suis informaticien donc ni medecin, ni pharmacien!
Bon début de W-E à tous :-)
a écrit le 30/11/2012 à 20:57 :
Chacun son métier : les médecins ne vendent pas de médicament alors qu'ils ont fait des études poussées de pharmacologie. Pourquoi les pharmaciens joueraient-ils au docteur alors qu'ils n'examinent pas les patients ?...pour augmenter leur chiffre d'affaires, certainement, mais pas pour améliorer la santé des patients!
a écrit le 30/11/2012 à 18:38 :
Mais pourquoi vouloir à tout prix sauver la sécu, ce monstre hérité des délires marxistes du CNR qui met quotidiennement en danger la vie des Français ?
Réponse de le 30/11/2012 à 20:52 :
Pensez vous que se passer de la capacité de se faire soigner même lorsque les coûts dépassent ses capacités financières propres soit moins dangereux pour la santé ?
Je ne suis pas votre raisonnement.
Réponse de le 30/11/2012 à 21:51 :
"ce monstre ... qui met quotidiennement en danger la vie des Français ?" C'est pour cela que nous vivons de plus en plus vieux ?
Vous parlez de la vie financière ou de la vie physique ?
Je consulte en moyenne un généraliste tous les 5 à 7 ans, et me porte pas mal, pourvu que ça dure (la fin approche).
Réponse de le 30/11/2012 à 23:11 :
"Se faire soigner même lorsque les coûts dépassent ses capacités financières propres" : ça s'appelle l'assurance et ça fonctionne pour tous les secteurs économiques, y compris la santé, avec des assureurs en concurrence. Il n'y a évidemment pas besoin du monopole de la sécu pour s'assurer très efficacement pour le risque de santé. En revanche, le monopole de la sécu favorise le détournement des masses financières qui sont utilisées à autre chose que couvrir les besoins de soins des malades. Les problèmes de pénuries se multiplient, mettant de plus en plus en danger la vie des patients.
Réponse de le 01/12/2012 à 11:35 :
Quel détournement ? Insinuez vous des comportements illégaux ? Si vous avez un début de preuve donnez le...
a écrit le 30/11/2012 à 18:35 :
Les médicaments à effet thérapeutique insuffisant comme ils disent, pourquoi sont-ils toujours présents en pharmacies ? Parce qu'ils ont eu une AMM mais qu'on a fini par "se rendre compte" (à voir quels sont les critères : les remplacer par plus cher ??) de la non utilité. On les réserve donc à l'automédication, avec des prix libérés, vu que la Sécu ne négocie plus les tarifs. Ceux-là ne boucheront pas le trou car plus remboursés, à part la visite chez le médecin.
a écrit le 30/11/2012 à 16:29 :
L'automédication , , est selon les cas , bénéfique ou dangereuse Elle ne devrait être appliquée que pour des maladies très courantes et habituelles , telles ,par exemple ,un simple rhume dont les malades devraient être quasi sûrs et après vérification de leur bien fondé
Les français , malheureusement y sont souvent conduits pour des raisons d'économies financières?
a écrit le 30/11/2012 à 16:19 :
L'automédication est un bon moyen pour le patient d'éviter les "traders de la médecine qui ne pensent que profits" et enfin libéraliser la distribution des médicaments en dehors des pharmacies sera tout bénéfice pour la sécurité sociale et le malade.
Réponse de le 30/11/2012 à 16:40 :
Libéraliser la distribution ferait exploser le trou de la sécu. On assisterait à des publicités pour des médicaments, l'offre créerait sa demande et les remboursements de la sécurité sociale augmenterait en même temps que la demande de médicament.

De plus, les pharmaciens ont un monopole car ils ont fait suffisamment d'étude ( doctorat) afin de pouvoir conseiller les personnes dans leur choix de médicament. Sans ce conseil, les individus risqueraient de mal se médicamenter avec des conséquences désastreuses pour la santé et pour la sécurité sociale.
Réponse de le 30/11/2012 à 17:59 :
Arrêtons d'infantiliser les gens. Le pharmacien est là pour conseiller, tout à fait d'accord, mais il reste de trop de nombreux médicaments interdits à la vente sans ordonnance . Le lobby des médecin joue sur l'argument sécurité pour empêcher la vente de ces médicaments qui diminuerait le nombre de consultations médicales.
Les pharmaciens sont suffisamment bien formés pour prescrire pour de petites pathologies. Ex: les décongestionnants nasaux efficaces, qui permettent d'éviter qu'une rhinite ne prenne trop d'ampleur (le nez bouché entraine une stagnation du mucus) ne sont pas vendus sans ordonnance, en Belgique oui.
a écrit le 30/11/2012 à 16:13 :
le déremboursement de medicaments inutiles est certainement aussi pour beaucoup dans cette "automedication". Apres je ne suis pas certain que la femme qui est allé s'acheter son "veinotonique" desormais en automedication, n'ira pas consulter son medecin pour d'autres choses peu importantes
a écrit le 30/11/2012 à 16:06 :
pas de medicament c'est encore mieux pour la sante et l'assurance maladie. Reste le probleme du certificat medical d'absence: au travail, à l'ecole, à l'université
Réponse de le 30/11/2012 à 17:34 :
Pour le certificat, on doit pouvoir trouver ça sur le Net, mais bon, c'est pas remboursé

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