Emploi : quel est le poids des grandes entreprises ?

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Selon une étude de l'Insee dévoilée ce mercredi, 31% des salariés du privé travaillent pour le compte de 229 grandes entreprises. Paris et l'Ile-de-France restent le principal bassin d'emploi de la France.

De l?utilité des statistiques. Selon le numéro d?Insee Première, publié ce mercredi, et intitulé « Les grandes entreprises pèsent plus dans le Nord et les petites dans le Sud », 229 grandes entreprises emploient à elles seules 31 % des salariés dans le secteur marchand. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI), au nombre de 4.600, emploient 22% des salariés. Quand aux 136.000 PME et aux 2,9 millions de microentreprises, elles concentrent à elles seules 27% et 19 % des effectifs du privé. Datées de 2010, ces statistiques reposent sur la nouvelle définition de l?entreprise. Celle-ci est désormais définie selon des critères économiques et non plus seulement juridiques, officiellement classée en quatre catégories de taille, en tenant compte non seulement des effectifs employés, mais aussi du chiffre d?affaires et du bilan.

Le débat sur le patriotisme des grandes entreprises est relancé

Ces statistiques sont une pierre dans le jardin de ceux qui nous expliquent parfois que les grands groupes français sont désormais des groupes internationaux et, qu?à ce titre, il faudrait peut-être limiter leur accès à certaines aides publiques s'ils délocalisent par exemple leurs outils de production, leurs centres de recherche ou leurs sièges sociaux.

Autre enseignement de cette étude de l?Insee, les grandes entreprises sont plus particulièrement implantées dans les grandes agglomérations, mais aussi dans quelques places fortes de l?industrie comme le secteur du pneumatique à Clermont-Ferrand, l?aéronautique dans l?agglomération toulousaine, la mécanique et l?automobile dans une partie de la Franche-Comté, la sidérurgie en Lorraine ou la construction automobile en Haute-Normandie.

L?Ile-de-France, fief des grandes entreprises

Mais c?est en Île-de-France que les grandes entreprises pèsent le plus dans l?emploi. Dans le secteur marchand non agricole, 39 % des salariés franciliens travaillent pour de grandes entreprises, et davantage encore dans la seule couronne parisienne, contre 28 % des salariés dans le reste de la France. « Cette spécificité renvoie notamment à la concentration de sièges sociaux, comme dans le quartier de la Défense. Elle s?explique aussi par la place dans la région des banques et des assurances, souvent de taille très importante, et l?implantation de grandes entreprises informatiques et de conseil. Les activités liées aux infrastructures de transports, du ferroviaire à l?aérien, sont également très présentes. De plus, les grandes entreprises industrielles ont un poids important en Île-de-France, que ce soit à travers leurs usines (secteur automobile notamment), ou leurs centres administratifs ou de recherche et développement (industrie pharmaceutique par exemple) », observe l?Insee.

Des PME très ancrées localement

Cette répartition géographique est également palpable lorsque l?on descend d?un cran dans la classification des entreprises. « Leur implantation, plus dense au nord de la Loire, marque une opposition nord-sud plus nette que pour les grandes entreprises », constate l?Institut. Quant aux PME, leur poids dans l?emploi local varie moins sur le territoire que les autres catégories, ces entreprises répondant en partie à une demande locale, qui prend d?autant plus d?importance dans les territoires dont l?activité est peu tournée vers l?extérieur. Dans le détail, les PME pèsent ainsi près de 40 % de l?emploi en Corse et plus de 30 % dans les DOM, en Poitou-Charentes et en Franche-Comté. « Sur l?ensemble du territoire, les PME sont des acteurs importants dans la construction, le commerce de gros et de détail et la réparation automobile. Mais elles sont également actives dans de nombreux pans de l?industrie, tels que le textile et l?habillement. Elles sont plus présentes dans la fabrication de produits métalliques en Basse-Normandie, la construction et le commerce dans le Sud-Ouest », détaille l?Insee.


 

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a écrit le 03/04/2013 à 18:20 :
c'est pour ca que la france veut foutre dehors les multinationales, et qu'elle va en payer le prix tres cher, on va tous en rire de bon coeur
a écrit le 03/04/2013 à 16:49 :
Mais en terme de lobing se sont les grandes entreprises qui font la pluie et le beau temps !
Alors que leur contribution à la création d'emlpoi est minime
Ou sont ceux qui défendent les PME et TPE ?
C'est la ou il y a des postes à créer
Mais l'urssaf et le RSI se chargent de les achever ...
Merci les socialo
Merci hollande
Cahuzac l'avait compris
Tirez vous de se pays poubelle que se complet dans son déclin et son mental perdant
Réponse de le 04/04/2013 à 10:45 :
... et donc fausse. Les grandes entreprises et les ETI créent plus d'emploi en France qu'elles n'en détruisent. Dautre part, ce sont les principales créatrices d'emploi qualifié: les PME et TPE, en moyenne, créent peu d'emploi qualifié, font peu de R&D, innovent peu (hélas) et n'exportent presque pas. L'économie française ne survit que grâce aux sociétés qui exportent, concoivent des produits innovants qui se vendent dans les pays qui ont de la clientèle solvable comme les émergents Brésil, Chine, Inde, Mexique, etc (il faut bien comprendre que la population Française n'est PLUS solvable sauf transferts sociaux massifs, les activités purement domestiques n'ont donc pas d'avenir), font rentrer des devises et paient de bons salaires donc beaucoup de charges sociales et d'impôts. Ce ne sont hélas pas les TPE qui emploient des salariés au SMIC à mi-temps et en contrat aidé (je caricature bien sûr mais d'un point de vue statistiques c'est la réalité) qui font bouillir la marmite. La vente d'un seul Airbus génère plus de plus-value que 20000 emplois de service à la personne à temps partiel... même si ces métiers humains sont extrêmement respectables, l'économie a besoin d'un minimum d'efficacité et de rentabilité.

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