La France pourrait engranger 700 millions d'euros en cédant 2,1% du capital d'EADS

 |   |  282  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le groupe européen d'aéronautique et de défense poursuit son processus de rachat d'actions. Il entend ainsi réduire l'influence des Etats sur ses décisions stratégiques. Paris percevra 707 millions d'euros suite à cette opération.

C'est l'un des axes de la stratégie de Tom Enders, arrivé en début d'année à la tête d'EADS : la procédure de rachat de ses propres actions par le groupe se poursuit. Le dossier, polémique, prévoit que le géant de l'aéronautique et de la défense rachète jusqu'à 15 % de ses actions sous réserve des conditions du marché.

La France vient donc de céder 2,1% du capital d'EADS, la seconde opération de ce type, lancée jeudi et officialisée ce vendredi par le ministère de l'Economie. Quelques 17,6 millions d'actions ont été mis en vente, contre 13 millions lors de la précédente cession (soit 1,56, % du capital) survenue mi-avril. C'est à la banque d'affaires suisse UBS que l'Etat a confié la mission de vendre ces actions, pour un prix unitaire de 40,10 euros, selon des traders qui l'ont indiqué à l'agence Reuters. Paris devrait ainsi empocher 707 millions d'euros grâce à cette opération.

La France sera décisionnaire à hauteur de 12% du capital

La direction d'EADS entend faire évoluer le capital flottant de moins de 50% à plus de 70%. Son objectif est de réduire le rôle des Etats en mettant un terme à un pacte d'actionnaires complexe qui permettait aux gouvernements de peser notamment sur les décisions stratégiques du groupe européen. Paris ramène ses droits de vote dans EADS à 12%. "Pour l'Etat (français, ndlr), c'est une bonne opération financière", considère Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

En Bourse, le cours de l'action EADS s'est apprécié de quelque 3 euros depuis la première opération. Le titre reculait de 1,66% à 39,965 euros vers 15h30. Au même moment, l'indice CAC 40 lâchait 0, 64%. 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/04/2013 à 18:53 :
Bientôt EADS va pouvoir fusionner avec BAE sans que les Français ou les Allemands ne puissent bloquer cette fusion.
a écrit le 27/04/2013 à 18:32 :
Résumons : Après avoir dépensé des milliards pour mettre sur pied EADS et en même temps une classe moyenne à la botte, l'état récupère uen faible partie de sa mise petits bouts par petits bouts. Le système a prêté des milliards pour qu'un petit groupe puisse vivre très confortablement. Pas question de "fonds propres" ici mais du seul tour de passe-passe de la main si généreuse de l'état. Au final, à qui appartient cette société ? Il est nécessaire de former un fonds privé que je nomme "Françaction" afin de faire bénéficier tous les français du fruit de leurs investissements. Ce serait un minimum.
Réponse de le 27/04/2013 à 18:48 :
Pourriez vous argumenter votre diatribe avec des faits? Une série d'affirmations ne constitue pas une démonstration. A moins que ces messages n'aient pas pas pour ambition d'exprimer une pensée construite mais simplement de servir de défouloir à frustrations.
Réponse de le 27/04/2013 à 22:50 :
Et l'Etat Francais est encore plus genereux puisqu'il utilise une banque Suisse pour faire la transaction ce qui est un comble!

Histoire de remercier les Suisses au lieu d'utiliser une banque nationale, etonnant ou alors on avait une petite dette avec les Suisses...
Réponse de le 28/04/2013 à 8:55 :
@ Corso A qui appartient cette société, une petite part m'appartient, je suis ACTIONNAIRE!, j'ai acheté mes actions A LA BOURSE !!!
a écrit le 27/04/2013 à 15:56 :
Chaque pays vends ses bijoux de familles. La Grece, ses iles. La France, ce qu'il reste de haute technologie.
a écrit le 27/04/2013 à 15:16 :
et voila on vend les bijoux de famille pour continuer a s engraisser c est ca le socialisme decidement il serait vrament temps que le peuple se reveille
a écrit le 27/04/2013 à 12:06 :
C'est toujours la Fête au Château, et on finit de bruler les meubles pour se chauffer... Continuons, la solution est au bout de la falaise...
a écrit le 27/04/2013 à 11:32 :
Je ne suis pas inquiet, les 700 millions vont bien servir ?uelque chose , nous ne saurons jamais quels interm?aires ou b?ficiaires ?,01 % se seront servis au passage ... Faisons confiances ?os dirigeants exemplaires pour cela !
Réponse de le 27/04/2013 à 17:07 :
ils serviront à financer l'AME dont les coûts explosent d'année en année.
a écrit le 26/04/2013 à 21:02 :
Quelqu'un pourrait il m'expliquer l'intérêt pour EADS de dépenser de la trésorerie (pas des bénéfices ni des provisions) pour racheter ses propres actions, sachant que d'une part il n'est pas évident qu'elles soient rachetées moins cher qu'elles n'ont été émises et d'autre part qu'il a été annoncé que cela ne réduirait pas la redistribution des dividendes? Par ailleurs une grande part de la trésorerie sont des avances sur commande qui fera défaut si l'augmentation des commandes ne se poursuit pas ad vitam aeternam.
Lumière, please?
Réponse de le 26/04/2013 à 22:15 :
Il y a la trésorerie nécessaire à l'exploitation, et il y a la trésorerie excédentaire, actif qui ne rapporte rien compte tenu des taux d'intérêts actuels et donc diminue le "roi" global. Le plus simple est de rendre cette trésorerie aux investisseurs en rachetant leurs actions. Le "per" va ainsi augmenter mathématiquement. Ce n'est pas le métier de EADS de spéculer avec sa trésorerie excédentaire pour laquelle l'entreprise n'a pas d'opportunité d'investissement dans les métiers qu'elle maîtrise.
Réponse de le 26/04/2013 à 23:07 :
Certes, l'augmentation du PER est un classique, cependant vous postulez que la trésorerie excédentaire est en quelque sorte un sur investissement des fameux investisseurs, d'une part cela n'est pas démontré, ce sont des avances sur commande, nuance, et d'autre part les opportunités d'investissement ne manquent pas sans envisager quoi que ce soit de spéculatif. La trésorerie excédentaire est uniquement un écart de flux d'encaissement par rapport aux besoins en fond de roulement. Nulle garantie que cela dure sans fin. Par ailleurs, optimiser le ROI à court terme est mathématiquement satisfaisant mais en cas de pépin futur les sommes déboursées risquent de faire défaut. A moins que, grande percée technique, EADS n'ait inventé le fameux arbre à sous....
a écrit le 26/04/2013 à 19:22 :
Encore de la connerie budgétaire....Cet État est catastrophiquement dirigé par Bercy, que des personnes avec les yeux rivés sur des chiffres, sans vision stratégique. Ils ne peuvent pas tailler dans leurs rangs, je suis sur qu'en grattant un tout petit peu, mais vraiment un peu, on trouverait plein poste en doublon ou triplon, comme l'administration sait si bien le faire. Franchement, faut vraiment arrêter les conneries. J'espère sincèrement que ce n'est qu'une rumeur....
a écrit le 26/04/2013 à 17:55 :
Cela permettra de rembourser 1/3 de la dette du pays!!!

Oh, merde il manque '000!!!!
a écrit le 26/04/2013 à 17:30 :
vendons tout, mais ne réformons rien...pour maintenir la vraie croissance française : celle de notre dynamique secteur public.
Droite (les autoroutes bradées avec Villepin) comme gauche : ils nous mènent au désastre.
a écrit le 26/04/2013 à 16:51 :
Bonjour, oui la France pourrai gagnier 700 million d'euros pour ses quelque actions.... Perdre aussi le droit de regard sur cette entreprise qui est le fruit de notre volonté commune franco-allemand de développer un moyen de défense commun dans notre union.... Actuellement l'action ne vos que 37 euros, il y a 5 ans cela été à la somme de 45 euros, il n'est pas opportun de vendre actuellement ses actions.... Surtout cela ne semble pas des plus important car l'état n'a jamais emprunté sur les marcher à un taux aussi faible...
Réponse de le 26/04/2013 à 17:41 :
Vous avez raison, c'est la volonté des dirigeants de privatiser cette entreprise, construite de toutes pièces par les puissances publiques. Et la France cède. Cela risque d?empêcher toute volonté de créer une défense européenne sur la base d'EADS. Il faudra donc tenter de consolider la défense française, pour peser d'avantage dans la concurrence mondiale.
Réponse de le 26/04/2013 à 21:07 :
Les 700 millions n'auront (hélas) aucun impact sur la dette de la France, ils ne sont pas l'objet ou le but de l'opération. La France accepte volontairement de céder le contrôle d'une société stratégique, bénéficiaire et pleine d'avenir, à des entités non clairement identifiées, au détriment de ses intérêts ? Une société dont le financement a été assuré pour l'essentiel par le contribuable. Il est notamment indiqué - dans d'autres journaux - que les actions seront cédées à des investisseurs institutionnels non français Mais pourquoi la France (et semble-t-il l'Allemagne) cède-t-elle ainsi ? Par qui et comment y est-elle contrainte ?
Réponse de le 27/04/2013 à 11:30 :
bonjour, oui bonne question Qui tire les ficelles de cette bien triste histoire.... Suite a l?échec de la Fusion Bea système, qui a été voulus (dieu merci pas un actionnaire) du fait que les états perdait tout contrôle sur EDAS, nous nous dirigeons encore vers la même situation, une perte de contrôle de cette entreprise stratégique?. Cela est surement une volonté de nos puissants amis d?outre atlantique. Un accords économique secret sur leur soutien indirecte à nos économies, a notre défense?.
Réponse de le 27/04/2013 à 14:08 :
Enders est un atlantiste convaincu, ce n'est pas un mystère....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :