Ena bashing

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Dans un article publié dans le Financial Times, le journaliste Simon Kuper s'en prend aux élites françaises. Il leur reproche d'êtres trop fermées et de ne pas former des dirigeants capables de réussir à l'extérieur de leur groupe.

Les élites françaises ont mauvaise presse, surtout à l'étranger, en particulier les "énarques", épinglés par le quotidien britannique financier, le Financial Times (FT), dans son édition du 12 mai. Ces énarques sont souvent qualifiés de « self-centered » - comprenez « replié sur soi ». Cette presse étrangère n'a d'ailleurs pas tout à fait tort.

Créée en 1946 par l'ancien secrétaire général du Parti communiste français devenu ministre, Maurice Thorez, l'ENA, l'Ecole Nationale d'Administration, est le fruit d'un projet du général de Gaulle. Cette structure, chargée de former les hauts fonctionnaires de la nouvelle république, nourrissait tous les espoirs de voir naître une nouvelle « caste » puissante, qui fournirait les cerveaux du pays.

Mais cela ne s'est pas passé comme prévu pour l'élite protégée de Thorez. Son développement n'a pas abouti au rayonnement mondial qu'on aurait voulu lui attribuer. Cette classe qui se voulait ouverte à des personnes issues de tous milieux sociaux confondus, sous prétexte de la méritocratie, n'est en réalité qu'une élite fermée qui s'auto-reproduit. Les nouveaux membres ne sont autres que les enfants des diplômés de la génération précédente, et ainsi de suite. En l'espace de quelques années, les futurs membres de la classe dirigeante du pays se connaissaient déjà tous. Comme le soulignent avec une pointe d'ironie les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, ils passent de «camarades de classe à compagnons de caste ».

En grandissant, les membres de cette caste ne se séparent pas. Quotidiennement, ils continuent à se côtoyer. Tout d'abord, pour la simple et bonne raison qu'ils habitent les mêmes arrondissements mondains de Paris. Leurs enfants fréquentent les mêmes écoles prestigieuses, ils sont invités aux mêmes dîners et se rendent aux mêmes vernissages. Mais plus encore, ils sont liés par ce que Simon Kuper qui signe l'article dans le FT appelle la « solidarité de classe ». Cette caractéristique est spécifique à l'élite française : c'est la seule classe où les membres font démonstration d'autant de soutien et de partage entre eux.

Ce système de cercle fermé empêche tout renouvellement et rend l'intégration d'une tierce personne quasi impossible. Et ceci peut être dangereux, dans la mesure où l'opacité de ses frontières freine l'apparition de nouvelles idées et peut vite emmener à une « pensée unique ». Cet isolement ne laisse que peu de place à de nouveaux courants ou nouvelles pratiques. Ainsi les institutions, les codes n'évoluent pas ou peu et ne s'adaptent pas à la société.

Confinés dans leur monde restreint, loin des réalités, les membres de la caste ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ceci mène à un manque d'expérience face au monde extérieur. « Les énarques n'ont pas été entraînés à réussir dans le monde mais dans le centre de Paris », ironise ainsi Simon Kuper. Et lorsqu'il s'agit de mettre un pied dehors, loin de leurs habitudes et séparés de leurs pairs, ils perdent pied.
 

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a écrit le 15/05/2013 à 14:00 :
ma fille qui vit en australie a fait hypocagne,sciences po paris (laureate) et hec (section..i entrepreneur).malgre tout elle me renvoie dans mes buts à chaque fois que je lui demande "quelles etudes un tel a fait".ici ,me dit elle (comme dans tous les pays dynamiques)la seule interrogation "quel est votre projet ,quelles sont vos motivations" .on comprend ce gachis à la française
Réponse de le 15/05/2013 à 16:41 :
@jacques jung : félicitations à votre fille, qui j'en suis sûr est brillante. Et réjouissez vous qu'elle soit sauvée de ce marasme européen.
a écrit le 15/05/2013 à 11:44 :
Bon sujet car il est toujours bon de rappeler les erreurs commisses dans ce système qui est le notre marqué par son immobilisme.
a écrit le 15/05/2013 à 10:14 :
et on "serinera" à la "classe laborieuse" que la lutte des classes est un "concept" dépassé !
No coment !
Réponse de le 15/05/2013 à 10:28 :
concept" dépassé", on veut bien, mais là, on va droit dans un précipice sans fin, où nous aurons tout perdu! TOUT nos acquis, mais bon, c'est dépassé, faut vivre "avec son temps"...Vu que l'histoire est un éternel recommencement et que l'expérience douloureuse ne sert à personne, on se battra de nouveau, on recommencera..ça nous fera "^passer le temps", ça mettra du piment" dans nos vies"...c'est tout.......on alors, on tombera et restera au moyen âge, contraints et forcés? ça avait aussi son charme, ce temps là..non?......
a écrit le 15/05/2013 à 8:32 :
Dans ma carriere j'ai cotoye beaucoup d'enarques. On y trouve de tout, des tres bons (qui ont souvent fait autre chose, X, HEC,...) des nuls et des normaux, ils sont finalement une population normale avec tous les profils. Mais ce qui m'a toujours surpris et desole - et c'est specifique aux enarques - c'est la morgue affichee et ce sentiment de superiorite qu'ils portent sur eux a quelques exceptions pres. Ca aussi on le leur enseigne, croire qu'ils sont meilleurs que d'autres, qu'ils sont une elite dont depend notre avenir.
Réponse de le 15/05/2013 à 10:46 :
Ce qu'on leur inculque n'est finalement que l'état d'esprit du Français "moyen" (sans faire référence à un quelconque président de la république) ! Pour avoir travaillé et voyagé, le Français est toujours celui qui se croit supérieur aux autres.
a écrit le 15/05/2013 à 8:28 :
Triste constat d?échec permanent de cette élite pour diriger la France ensuite sans doutes beaucoup de réussites pour leur propre compte.
a écrit le 15/05/2013 à 8:21 :
En l'an de grâce 1789, le bon peuple français, pourtant un des plus docile et gentil de par le monde, se révolta contre la classe dirigeante d'alors (la monarchie) ! Ils n'avaient rien à perdre !
L'an de grâce 2017 approche ! Les castes ne durent qu'un temps !
a écrit le 15/05/2013 à 6:10 :
Curieux. Je présume que l'auteur est de l'X. Car l'article du FT met les Enarques et les X dans le même sac.
a écrit le 14/05/2013 à 23:09 :
Simon Kuper a très bien circonscrit le problème du non renouvellement des élites Français, c'est pour cette raison
que je pense qu'il y a beaucoup de personnes dans notre pays qui pourraient nous sortir de cette ornière et en un tour de main mais ils ne faut les chercher dans les deux classes politiques qui se partagent les alternances. Cela fait 40 ans que l'on revit la même journée , on arrive pas à passer au lendemain.
a écrit le 14/05/2013 à 21:08 :
Pour avoir fréquenté beaucoup de polytechniciens ?en fin de carrière professionnelle- je crois en effet que l'intelligence de beaucoup ne suffit pas à dissimuler l'incapacité de la plupart à "décider" Quant aux rares énarques auxquels j'ai pu avoir à faire , c'était pour moi une catastrophe !
a écrit le 14/05/2013 à 20:31 :
Concernant les élites françaises, John McArthur faisait il y a longtemps, dans son livre "Industrial Planning in France" (Harvard University Press, 1969), le même constat que Simon Kuper. Mais la France s'est enfermée dans un système où son fonctionnement est à la merci de groupes (fonctionnaires, agents SNCF, agriculteurs, énarques etc.) Le pouvoir de ces groupes sur les politiques ou sur l'économie du pays est tel (à travers la grève ou autres violences sauf pour les énarques qui n'en ont même pas besoin) qu'en pratique ils obtiennent ce qu'ils veulent. Si bien qu'ils jouissent d'avantages (retraites, sécurité de l'emploi, subventions etc. etc.) Ces avantages sont autant d'inégalités à leur profit, qui donnent la limite de leur solidarité avec le reste de la population. Et il faut reconnaître qu'à leur place on ne se laisserait pas faire pour renoncer à de tels avantages. Et comme le pays ne peut pas fonctionner sans eux, toute réforme est impossible. Sauf miracle, nous devrons donc boire jusqu'à la lie la catastrophe où nous conduit ce blocage.
Réponse de le 14/05/2013 à 21:32 :
ceci me rapelle un anecdote que j'ai vecu à Paris attendant proche de la sortie du metro St Michel ayant eu pris rendez-vous avec des copains pour un joli et simple diner. Les copains se faisant attendre et n'ayant pas eu de montre j'ai osé demander une dame d'un age vers 65 qui - jugeant de ses vêtements très élegants et à l'apparence "haute gamme" - a fait partie des riches Parisiens. Alors moi, étant habillé correctement sans look gangster, je lui ai demandé poliment l'heure. Elle n'a donné aucune reponse et a continue son chemin avec une expression faciale qui m'a dit que j'ai commis une grand gaffe à oser de m'adresser à elle. Il n'y a peut-être que l'Angleterre qui connaît autant de snobisme lié au statut dans la societé des riches.
Réponse de le 15/05/2013 à 10:10 :
ben, ouais, que voulez vous! ils ne "vont pas au po-po", comme tout un chacun ! c'est ce qui les différencie de nous , pauvres hères qui ont des "besoins ", humains......!.
a écrit le 14/05/2013 à 20:12 :
Et pourquoi ne pas faire un papier "Oxford/Cambridge bashing"? Le journaliste anglais avait besoin de faire un papier et quoi de plus simple que de le faire sur une école nationale française" en la descendant. En plus, c'est tendance. Critiquer la France, toujours le même passe-temps journalistique britannique et c'est quoi leur système britannique sinon de l'élitisme pur et dur où seul ceux qui ont de l'argent pourront étudier dans les plus hautes écoles.
Réponse de le 14/05/2013 à 21:39 :
Si vous comprenniez le system d'education universitaire britannique vous devriez vous rendre compte que particulièrement les deux institutions que vous avez cités ont une formation qui incite les étudiants à developer leurs propre idées. En fait les étudiants ont une bonne dose de liberté de s'exprimer et de concevoir leurs études ce qui fait que le parcours de chaque étudiant y est plutôt individuel. En addition un grand respect de l'individualité de chaque étudiant avec les idées et sa créativité. En contre partie le système en France ne fait que de formatter les gens d'abord par un concours d'entrée qui filtre les gens qui se ressemblent et ensuite par une formation extrement regulé et identique pour chacun. Même avec un background social different, les élèves sortiront avec la même pensée.
Réponse de le 14/05/2013 à 22:58 :
De plus la société anglaise s'accepte et s'affirme en effet comme féodale. Contrairement à la France, il n'y a ni ambiguïté, ni hypocrisie à ce sujet. C'est admis.

En revanche, leur système de bourse rend la méritocratie un semblant plus plausible là-bas qu'ici. De plus, les études suivies sont plus variees que chez nous. Pas d'enseignement vocationnel comme en France. On peut être avocat après avoir suivi des études de chimie comme Mme Thatcher.

Néanmoins, tous les tories étant sortis d'Eton et de Oxford (PPE), eux-mêmes souffrent d'un même tropisme intellectuel, notamment sur l'Europe.

Enfin Mr Kuper n'a pas réalisé que 80% des élèves de l'X, l'Ena ou Hec sont des enfants de profs qui ont bel et bien verrouillé le système au profit de leurs chérubins. Ironique pour un milieu principalement de gauche qui se perçoit comme les prolos de la République !
Réponse de le 15/07/2015 à 12:39 :
Ce que dit Mr Kuper est factuel. C'est vérifiable et vérifié dans la vie courante. Linus est donc déconnecté de la réalité ou c'est un socialo-communiste (ou capitaliste sauvage) blessé à l'âme!
a écrit le 14/05/2013 à 20:01 :
Former des haut-fonctionnaires oui, des politiciens non; il faudrait interdire d'être énarque et politicien et en général interdire d'être fonctionnaire et politicien en même temps( il faut donc démissionner); être en même temps juge et parti, voilà le problème qui fait enfler l'administration, on a recrée juste une nouvelle noblesse. Et pour refaire la révolution comme lors du serment du jeu de paume, il faudrait que tous les parlementaires non fonctionnaires se déclarent nouveau parlement du pays.
a écrit le 14/05/2013 à 18:55 :
J'aimerais bien que les journalistes apprennent l'allemand et nous traduisent des conseils venant d'un pays qui réussit. La Grande-Bretagne ne fait guère mieux que nous dans l'ensemble.
a écrit le 14/05/2013 à 18:45 :
Le problème est beaucoup plus ancien et vient de l'Education Nationale qui explique à la majorité des petits français qu'ils sont des imbéciles. Exemple: mettre 3/20 à un gosse de 10 ans histoire de le mettre en confiance. On a un système d'enseignement qui "casse" au lieu d'encourager. bilan: mal-être et manque de confiance
Alors ceux qui ont des très bonnes notes, eux, ils réussissent, ils "savent". d'où des systèmes hierarchiques en entreprise parmi les plus rigides au monde où on tient toujours compte du type de diplome obtenu 20 ans après!
Il faut réformer la façon d'éduquer et de noter dans ce pays (faire la différence sur les 5 derniers points sur 20 par ex) et donner confiance aux individus, leur apprendre aussi ce qu'un collectif peut leur apporter.
Réponse de le 15/05/2013 à 1:10 :
Oui je confirme. Ce système ne permet pas aux élèves de développer leur propre idée car dès lors que les idées développées ne plaisent pas aux professeurs ou sortent un peu des modèles, elles sont dévalorisées. La France doit être le seul pays a mettre des note en dessous de la moyenne à des gamins.
Réponse de le 15/05/2013 à 4:40 :
J ai une amie a qui un prof a mis 0/20 a sa fille de 10 ans, je suppose qu un énarque se ferra un plaisir de me justifier cela.
a écrit le 14/05/2013 à 18:31 :
Il suffit d'être pragmatique et voir où ces "élites" ont amené le pays ! Pendant ce temps, ils nous lissent et se gaussent...
a écrit le 14/05/2013 à 18:30 :
L'ENA comme les autres écoles sont le prolongement inexorable du système d'éducation "à la française" dont nous sommes si fiers. C'est l'école de l'individualisme et de la mise en concurrence permanente, alors que dans les pays anglo-saxons, la prime est donnée au travail en équipe et à l'effort collectif, partant du principe qu'on est plus intelligent à plusieurs que seul. L'ENA, n'en déplaise à ses élèves et anciens élèves, est une école où on apprend fort bien à disserter pendant des heures sur un sujet dont on ne connaît pas le premier mot. C'est ce que l'on nomme la langue de bois. C'est pourquoi tous les politiques se sont mis au diapason, qu'ils soient ou non sortis de l'ENA. Le meilleur exemple est que vous n'entendrez jamais dire que la France est en récession ni qu'elle fait une politique de rigueur !
Réponse de le 14/05/2013 à 18:52 :
L'Amérique n'est pas individualiste, non pas du tout... Je suis plutôt hostile à l'ENA, mais il ne faut pas exagérer...
a écrit le 14/05/2013 à 17:31 :
Ce journaliste du FT a raison, bien que par chez eux ce ne doit pas être forcément mieux. Le noyautage de l'état se combine avec le système élitiste français et son parachutage (+ le pantouflage) d'une supposée élite(ENA, X Mines, etc.., ou bien d'une école moins "prestigieuse" mais "bien née") directement au sommet de la hiérarchie des entreprises Ayant travaillé pour ce genre de boîte, la proportion de personnes valables entreprenantes et charismatiques ne dépasse pas les 20% malheureusement; les autres 80% se foutent de l'entreprise et de ses salariés et sont surtout préoccupés par leur carrière. Ca explique aussi une bonne part de nos médiocres résultats à l'export, ce genre de manager ayant souvent du mal à passer dans les portes, qualité en général peu appréciée à l'étranger.
a écrit le 14/05/2013 à 17:27 :
Un journaliste du Financial Times relaie les représentants de l'Anti France critiques des grandes 'institutions Françaises, qui ont fait leur preuve, et qui ne facilitent pas l'extension du libéralisme à l'anglo saxonne. Quelle légitimité peut avoir ce journaliste ? Des journalistes français ont ils donné leur avis sur l'anachronique et ridicule monarchie britannique ?
Réponse de le 14/05/2013 à 17:58 :
Communiste !
a écrit le 14/05/2013 à 17:17 :
Il faut également lire le rapport annuel fait par les président de jury de l'ena depuis environ 3 ans.
Leur constat est édifiant!
a écrit le 14/05/2013 à 17:06 :
L'ENA est le symbole du dévoiement français. Au départ, l'idée n'est que de former des fonctionnaires à occuper des postes de haut rang. Puis on crée une élite. Puis on crée une caste. Puis on ne sélectionne plus tout à fait l'élite...
a écrit le 14/05/2013 à 16:54 :
Les énarques sont sans doute d'un bon niveau. Mais il est indéniable qu'il y a en France une "pensée unique" centralisée qui fait sévèrement inertie. Dans certains cas ça peut être positif, mais dans un monde en contant changement on accumule du retard dans de nombreux domaines. La remise en question n'est pas de mise, si on à un problème c'est toujours dû à la finance, l'Europe, l'Allemagne, la Chine, mais bien sûr jamais dû à notre mauvaise gestion...
Réponse de le 14/05/2013 à 17:11 :
C'est une constance culturelle.La faute incombe aux autres. Ecoutez les infos à la radio ou la télé : les accidents, c'est la faute à l'état de la route, ou alors c'est la faute au brouillard. Si quelqu'un ne réussit pas, il incombe la faute à l'état. Les surendettés rejettent la faute sur le prêteur.......On pourrait en écrire un roman.
Réponse de le 15/05/2013 à 8:25 :
@ Jeannot Lapin
+1000 c'est ca le vrai probleme de notre societe, le totale deresponsabilisation de l'individu.
a écrit le 14/05/2013 à 16:46 :
Le prob est que les énarques trustent le pouvoir politique (ce qui etait le but de l ena) , rendant les alternances politiques illusoires, c est l UM-PS.
Réponse de le 14/05/2013 à 17:42 :
A bon Phillipot du FN n'est pas énarque ?
a écrit le 14/05/2013 à 16:25 :
Il ne fallait pas s'attendre à autre chose de la part de nos amis anglais !!! sur le fond certains énarques réussissent bien à l'international comme H. de Castrie hec+ena président d'Axa 4 ou 5e groupe d'assurance mondial !!! et quand vous regardez de pret ce n'est pas l'ena qui est critiquable mais bien notre systéme éducatif trés élitiste accessible aux seuls initiés !!!
Réponse de le 14/05/2013 à 20:41 :
@ PNV : On ne peut pas raisonner sur des exceptions.
a écrit le 14/05/2013 à 16:17 :
Vu le trou dans lequel tente de surnager "son" pays car l'on ne sait pas bien d'où il est, il faut prendre ce tableau, quel qu'il soit, avec un humour bien anglais.
a écrit le 14/05/2013 à 16:14 :
Pour l'élite financière anglo-saxonne, laquelle fait aujourd'hui la pluie et le beau temps du monde médiatique et politique en France, des institutions comme l'ENA représentent un des derniers obstacles à son emprise croissante sur le secteur financier et industriel français.
a écrit le 14/05/2013 à 16:14 :
ENA BASHING ! ENCORE ! A quand la fermeture de cette ecole ?????
Réponse de le 14/05/2013 à 16:37 :
Vous la remplacez par quoi ? Comment formez les hauts fonctionnaires qui font tourner les administrations ,et qui représentent notre pays sur la scène internationale ? et à propos de bashing cela se traduit par dénigrement !!!!
Réponse de le 14/05/2013 à 16:52 :
@PNV
Les Hauts Fonctionnaires peuvent tout à fait être formé par la fac. Comment font les autres pays.Il est courant à l'étranger de voir des hauts fonctionnaires venir du privé!
Cela me fait penser au meilleur des mondes Huxley avec son système de déterminisme qui débouche sur la pensée unique (enfin c'est plutôt l'inverse)
Réponse de le 14/05/2013 à 17:27 :
Kriska bon nombre de fonctionnaires commencent par la fac en faisant des licences ou masters et passent ensuite des concours d'acces à des écoles de la fonction publique : impots,cadastre ,iufm , IRA ( instituts régionaux d'administration ( petit ena) etc....dans lesquelles ils sont "formatés" !!!!
Réponse de le 14/05/2013 à 18:35 :
@ PVN et Kriska: Gérer une administration d'Etat ne se différencie pas tant que cela de la gestion d'une administration d'entreprise. Ce qui explique l'absence de structures du type de l'ENA dans les autres pays européens. En Suisse les hauts fonctionnaires des départements publics sortent des universités communes. Et il leur est demandé d'être efficace. Quant à la représentation de l'Etat à l'étranger, c'est une tâche qui dépend du monde diplomatique, monde en général assez ouvert (voir les USA).
Réponse de le 14/05/2013 à 23:54 :
Moi, personellement, je ne vois pas trop de problème si les fonctionairs sortent de cette ecole - si ils restent dans la fonction publique ou l'administration. Le problème commence quand ils pensent pouvoir faire la politique ...
Réponse de le 15/05/2013 à 7:50 :
@pnv : "et qui représentent notre pays sur la scène internationale "
C'est sur que l'ENA prepare bien a l'international, la preuve Hollande a fait son premier voyage en Chine a 58 ans, une fois devenu President !!! Mais la faute sans doute a Air France qui n'a toujours pas installe une ligne directe Correze-Pekin...
a écrit le 14/05/2013 à 15:59 :
Pour les polytechnciens,c'est du pareil au même !
Réponse de le 14/05/2013 à 16:13 :
Pas d accord ! Certains X partent aux US et reussissent ! L' X est une ecole d ingenieurs, pas une ecole de gestion des administrations ou de gestion de l etat, avec le "L' " qui designe la france !!!
Réponse de le 14/05/2013 à 17:03 :
Ceci est vrai, mais avec les mêmes profils à la tête de toutes les grandes boîtes, il y a un mode commun de défaillance dit aussi pensée unique.

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