La diminution des ventes de pilules de 3e et 4e génération s'accélère

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Les ventes de pilules de 3e et 4e génération ont chuté de 44% en avril 2013, comparé à la même période en 2012, selon l'ANSM.

Après l'alerte du mois de janvier au sujet du risque de thrombose veineuse lié aux pilules de 3e et 4e génération et surtout leur déremboursement depuis le 31 mars, la baisse des ventes était attendue, même espérée par le Ministère de la Santé. Opération réussie pour les autorités sanitaires, puisque le recul a atteint 44% au mois d'avril, comparé à avril 2012, selon les chiffres publiés jeudi par l'ANSM.

 

Craintes pour l'image

Sur le marché des contraceptifs, les conséquences sont multiples. D'une part, et logiquement, les ventes de pilules de 1e et 2e génération et de stérilets progressent, marquant un report des consommations vers ces contraceptifs. Désormais, 71% des ventes de contraceptifs oraux utilisés sont des 1ere et 2e génération, contre 29% pour les pilules de 3e et 4e génération.

Les autres bénéficiaires du rééquilibrage sont les implants et les stérilets dont les ventes ont augmenté de 23% au cours de la période étudiée, avec un bond de 41% pour les stérilets en cuivre. Les ventes des contraceptifs estroprogestatifs non oraux (comme les patchs ou les anneaux vaginaux), dont les risques sont similaires à ceux des pilules, ont pour leur part baissé de 10% au cours de la même période.

D'autre part, du côté des laboratoires, les conséquences varient. Logiquement, ceux des "petits" laboratoires qui misent essentiellement sur ce créneau se montraient inquiets, et ce dès janvier :"Nous constatons une baisse importante de nos ventes de pilules, de l'ordre de 20 % à 30 % ; et pas seulement celles de 3e génération. Ça a commencé en décembre et le mouvement s'est amplifié depuis", constatait par exmeple Edgard Bertrand, le directeur général d'Effik, mi-janvier, dans une déclaration au journal Le Monde.

Pour les grands groupes pharmaceutiques, la crainte était plus celle d'un déficit en termes d'image de marque, plus que de perte de chiffre d'affaires à court terme. Pour eux, "Le retentissement ne sera pas trop conséquent, considérait Patrick Biecheler, associé chargé du secteur pharmaceutique du cabinet de conseil Roland Berger, au quotidien du soir le 16 janvier.
 

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Commentaires
a écrit le 03/06/2013 à 16:38 :
Ce qu il faut transmettre maintenant pour reprendre la campagne "La contraception qui vous convient existe" conçue par l Inpes , c est casser le schéma contraceptif resté trop longtemps figé en France, En effet, ces dernières années, les méthodes contraceptives se sont beaucoup diversifiées : implant, préservatif, patch, ou encore anneau vaginal, au total 12 méthodes contraceptives existent. Chaque femme, chaque couple, a la possibilité de choisir la contraception qui convient à son mode de vie, sa situation affective, médicale, etc. Pour autant, cette diversité reste encore peu connue. À l heure où la confiance dans la contraception doit être recréée, permettre aux femmes et aux hommes de mieux connaître cette diversité se révèle d autant plus essentiel.

a écrit le 31/05/2013 à 18:40 :
Coquille " 44% an avril 2013" en
Ces pilules de 3 et 4ème génération, c'était "obligatoire" de les prescrire comme nouveauté meilleure et 'sans' risques ? Est-ce une mode de passer à tout ce qui est moderne par principe ? On pourrait comprendre que, si la 3 ou la 4 n'a pas des effets indésirables de la 1 ou la 2, on imagine y passer pour les personnes pour qui des inconvénients apparaissent, mais au départ, ?? Toute médication a des effets indésirables, par nature (ça dépend du "terrain", chacun étant différent).
Ca me fait penser aux prescriptions des molécules nouvelles quand les anciennes donnent le même résultat. Moderne, donc "mieux" (et cher, donc mieux) ?? ??? Pas sûr. Dommage que les AMM ne soient pas basées sur un "mieux" médical, un "pareil" suffit.

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