Pilule : cinq laboratoires visés par des plaintes

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Quatre-vingt plaintes ont été enregistrées au pôle santé du parquet de Paris à la suite d'accidents liés à la prise d'une pilule contaceptive. Cinq laboratoires et seize pilules sont visés.

A ce jour, la justice comptabilise 80 plaintes contre 16 pilules. Cinq laboratoires pharmaceutiques sont concernés : Servier, Bayer, Pfizer, Sanofi et Novartis. Ces plaintes visent les fabricants des pilules de troisième et quatrième générations et le traitement anti-acnéique Diane 35, largement utilisé comme contraceptif. Dans au moins deux dossiers, il s?agit de plainte pour ?homicide involontaire? à la suite du décès des patientes. Le pôle santé du parquet de Paris, qui centralise les plaintes déposées dans toute la France, a ouvert une enquête préliminaire après la première plainte déposée en décembre 2012 par une jeune femme, Marion Larat, handicapée à 65% après un AVC qu'elle impute à la pilule de troisième génération Meliane, produite par le groupe allemand Bayer.

20 ?décès prématurés? par an

Le parquet de Paris a saisi l'Office Central de Lutte contre les Atteintes à l'Environnement et à la Santé Publique (OCLAESP), qui fait procéder aux auditions des différentes plaignantes, et aux services de police locaux,a-t-il été précisé. Dans un rapport diffusé mardi, l'Agence du médicament (ANSM) a indiqué que les pilules contraceptives, toutes générations confondues, entraînaient chaque année plus de 2.500 "accidents" par formation de caillots dans les veines et 20 "décès prématurés" de femmes.

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Commentaires
a écrit le 27/03/2013 à 10:56 :
« Il y a plein de façons de s aimer, il y a plein de moyens de contraceptions »
« La meilleure contraception, c est celle que l on choisit ».
La problématique n est donc pas tant celle de la disponibilité de méthodes contraceptives efficaces que celle des difficultés que les femmes rencontrent dans la gestion quotidienne de leur contraception orale. Partant du constat d une possible inadéquation de la contraception Il faut que pour être bien acceptée et bien utilisée, qu une méthode contraceptive soit adaptée à la vie affective et sexuelle de chaque femme. Les professionnels doivent présenter des arguments en faveur de l aide au choix par la femme de sa méthode contraceptive, et devraient y associer le couple et proposer enfin des modèles d accompagnement permettant au médecin d amener la femme et le couple à choisir leur contraception. On en parle encore aujourd?hui, mais nous pouvons déplorer qu aucune autre mesure ne soit annoncée que le déremboursement, notamment quant à l encadrement des prescriptions, la formation des professionnels et l information des personnes en rappelant que le risque zéro n existe pas. Garantir à toutes et tous l accès en toute sécurité et sans jugement à l information, à toutes les méthodes de contraception et à l avortement, est un combat universel ! Les droits sexuels sont des droits fondamentaux et au-delà d une question prioritaire de santé publique, il s agit bien d autonomie, de liberté, d indépendance, dans le respect des différences. Droit à l information et droit de choisir vont ensemble !A quand des messages clairs, objectifs, cohérents et rassurants ?
a écrit le 27/03/2013 à 8:59 :
les accidents liés à la prise de pilule sont connus depuis longtemps( ancienne ou nouvelle generation de pilule) en particulier associé au tabagisme, ce qui n'empeche pas certaines de jouer avec le feu...quel sera le prochain medicament visé par les medias ? l'aspirine ?

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