Grand emprunt numéro 2 : une dotation prévue entre 10 et 12 milliards d'euros

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Le 9 juillet, Jean-Marc Ayrault détaillera le plan d'investissement sur dix ans annoncé en mai par François Hollande. Selon nos informations, une enveloppe de 10 à 12 milliards d'euros devrait être affectée au Commissariat général à l'investissement. Pour financer ce plan, l'Etat devrait accélérer le rythme déjà élevé des cessions de ses participations publiques. Rigueur oblige.

Le 16 mai, François Hollande annonçait le lancement d'un plan d'investissement sur dix ans. dont le détail sera dévoilé mardi prochain, le 9 juillet. Selon nos informations, l'heure est désormais à l'arbitrage. « Le Commissariat général à l'investissement dirigé par Louis Gallois nous a fait parvenir deux options qui prolongeront le Grand emprunt lancé en 2010 : l'une prévoit une augmentation de 10 milliards, l'autre de 12 milliards. Nous étudions actuellement ces deux options », explique-t-on dans l'entourage du Premier ministre.

Comme ce fut le cas avec les 35 milliards du « premier » Grand emprunt consacré aux investissements d'avenir lancé en 2010, nouvelle enveloppe se répartira entre les dotations consommables et celles qui ne le sont pas. Dans ce second cas, les bénéficiaires ne perçoivent que les intérêts de ces dotations placées sur un compte bloqué du Trésor.

Un nombre de secteurs limité

Quels seront les secteurs ciblés ? François Hollande a été très clair sur ce point le 16 mai. Il s'agit du numérique, de la transition énergétique, de la santé, et des grandes infrastructures de transport. « Il ne s'agit pas de construire de nouvelles lignes à grande vitesse ou de nouvelles autoroutes mais de privilégier les projets particulièrement structurant pour les territoires », poursuit-on, rue de Varenne. Il n'aura donc pas la même envergure que le premier Grand emprunt lancé en 2010. A la fin juin 2013, près de 28,3 milliards d'euros sur les 35 prévus ont déjà été affectés à des projets identifiés, dont 14,6 milliards de dotations non consommables et 5,2 milliards décaissés. Ces sommes ont permis de soutenir 1.223 dossiers soumis par 2.370 entreprises dans  l'enseignement supérieur, la recherche et la formation, l'industrie et le financements des entreprises, le numérique, le développement durable et l'énergie.

Les travaux du comité de pilotage du Débat national sur la transition énergétique mais aussi de la commission Lauvergeon nourrissent également la réflexion du Premier ministre. La commission Lauvergeon, qui rendra son rapport le 14 juillet, doit identifier cinq à dix défis industriels à l'horizon 2030, notamment dans le domaine de la santé, du vieillissement, du climat, du développement durable.

Vendre les bijoux de famille

Comment financer cette rallonge du Grand emprunt ? Rigueur oblige, le gouvernement a déjà laissé entendre que l'Etat pourrait continuer à céder certaines participations publiques. Au 3 juillet, la valeur du portefeuille de participations s'élève à 60,76 milliards d'euros, dont 22,5 milliards seulement sont cessibles. Comme le rappelle la Cour des comptes dans son rapport sur les résultats et la gestion budgétaire de l'Etat, la législation impose notamment à l'Etat de détenir plus de 70 % du capital d'Electricité de France, la majorité du capital d'ADP et plus du tiers du capital de Gaz de France.

Le rythme des ventes s'accélère

Le 1er juillet, l'Etat et le Fonds stratégique d'investissement (FSI) ont décidé de céder 9,5% du capital d'Aéroports de Paris à Predica, filiale d'assurance de Crédit Agricole, et à Vinci pour un montant total de 738 millions d'euros. Le 30 juin, Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie annonçait la cession par l'Etat et le FSI d'une participation au capital d'Aéroports de Paris. Le produit de cession total s'est élevé à 738 millions d'euros, dont 303 millions d'euros pour l'Etat et 435 millions d'euros pour le FSI. En avril, l'Etat engrangeait 707 millions d'euros avec la vente de 2,1% du capital d'EADS. Un mois plus tôt, c'était 3,12% du capital de Safran qui était cédé au marché pour 448,5 millions d'euros. Quelles seront les prochaines entreprises sur la liste ? Orange ? EDF ? GDF ? Air France ? Thales ?


 

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a écrit le 09/07/2013 à 6:07 :
? en particulier celui versé aux universités.
a écrit le 06/07/2013 à 10:42 :
Mais bien sûr. Encore une forme de LBO... S'il existe des gens assez bêtes pour prêter, qu'ils souscrivent...! Compte tenu de l'état dramatique de l'économie de la France, Ils ne reverront jamais leurs billes.. L'état doit vendre ses actis, ses participations et réaliser 300 milliards d'économies sur les dépenses publiques, PAR AN, PENDANT 15 ANS.
Tout le reste n'est que du vent.. et sans issue..
a écrit le 05/07/2013 à 11:25 :
Pourquoi faut-il un grand emprunt? Holland doit-il payer les bonus à ces ministres?
Réponse de le 05/07/2013 à 14:00 :
Non c'est pour me verser en liquide mes arriérés de primes !
Réponse de le 05/07/2013 à 19:49 :
Le grand emprunt c'est Sarkozy, pas Hollande. Une relecture de l'article s'impose.
Réponse de le 07/07/2013 à 15:43 :
Voyons Claude tu exagères !
a écrit le 05/07/2013 à 10:44 :
Pour les infrastructures, on a déjà donné ! Y a d'autres priorités !
Réponse de le 05/07/2013 à 19:50 :
Qu'y a t'il donc de plus prioritaire ? Avec des gens comme vous, nous serions encore au minitel. Alors que les coréens, eux, ont déjà généralisé la fibre optique, entre autres. Ce qui joue bien entendu sur la compétitivité d'un pays.
Réponse de le 06/07/2013 à 11:40 :
La priorité pour la France est de rembourser ses dettes ( plus de 5 000 milliards tous engagements confondus).
Les Coréens du sud - qui ne connaissent pas les énarco-technocrates ne sont pas ruinés et plus intelligents que nous, eux. ivanleterrib à raison. Il faut:
- Réduire massivement les dépenses publiques
- Réduire les prélèvements obligatoires de plus de 57 % du PIB à 30 % MAXIMUM, afin d'éviter aux PME, PMI,TPE de crever sous les multiples charges, taxes et impôts imbéciles. A moins que vous ne préfériez le double de chômeurs...
Mesures dont nos gouvernants sont incapables de mettre en place depuis 30 ans.
a écrit le 04/07/2013 à 19:44 :
Grâce au Conseil Constitutionnel, le gouvernement a trouvé 11 millions d'Euros d'économies utiles à la relance. Quelle chance !:)
a écrit le 04/07/2013 à 18:56 :
Valorisation des participations de l'état, 55 milliards, dette 2 000 milliards..pas besoin de faire un autre commentaire.. fin d'un rêve, celui d'une France désireuse de montrer le chemin à un Monde qui s'en gausse..
a écrit le 04/07/2013 à 18:54 :
Monsieur l administrateur d Etat, au sujet des projets non rentables, est-ce d utilité publique, comme la baisse du PIB ? Pourquoi ne pas faire un tunnel sous l Atlantique pendant que vous y êtes. Vous serez sûrs qu on sera ruinés !
a écrit le 04/07/2013 à 18:51 :
A qui donnez-vous ces subventions alors qu il existe des pauvres ? On fait fermer des PME et on donne chaque année 12 milliards à la sncf. On planque les accidents. On entend dire : on envoie des fusées dans l espace et il existe des pauvres. L illettrisme pose le problème de la capacité au vote. Faites une croix.
Réponse de le 04/07/2013 à 19:47 :
Bien dit, surtout que l'emprunt, il faudra le rembourser, et là, les subventionnés vont se rabattre sur la population.
a écrit le 04/07/2013 à 17:52 :
l'emprunt pouquoi faire c'est la confiance qu'il faut redonner aux francais en arrétant de les matraquer fiscalement et surtouten faisant des économies un ex pourqoi pour 320 000 retraités des mines conserve t on la sécurité sociale des mines 6000 agents pourquoi 14 ministres en allemagne 38 en france et tout est comme cela
a écrit le 04/07/2013 à 17:26 :
Et lorsqu'ils n'auront plus rien à vendre ? que ferons nos "énarques"On ne voit avec la Grece
et l'Italies qui ont vendu leurs bijoux de famille ? Prenons des mesures fermes mais
impopulaires. Au fait l'état a commencé à vendre pas mal de maisons forestirés, elle
pourraitvendre aussi ses forets ? non je plaisante

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