Relocalisations : ce que des universitaires ont conseillé à Arnaud Montebourg

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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, vise la relocalisation de 1.000 entreprises d'ici 2017.Copyright Reuters
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, vise la relocalisation de 1.000 entreprises d'ici 2017.Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Pour créer le logiciel Colbert 2.0 censé aider les entrepreneurs à mesurer leur intérêt à relocaliser, le cabinet Sémaphores et le ministère du Redressement productif se sont appuyés sur une étude universitaire dirigée par le professeur d'économie El Mouhoub Mouhoud. La Tribune révèle une partie du contenu de cette étude: des constats et surtout des recommandations.

"Si nos fabriques imposent à force de soin la qualité supérieure de nos produits, les étrangers trouveront avantage à se fournir en France et leur argent affluera dans les caisses du Royaume". Trois siècles plus tard, cette citation de Jean-Baptiste Colbert - contrôleur général des Finances sous Louis XIV-, n'a jamais autant été au c?ur de l'actualité. Depuis lundi en effet, est accessible en ligne le logiciel d'aide à la relocalisation baptisé Colbert 2.0, lancé en grandes pompes - et avec un petit retard - par Arnaud Montebourg. Conçu et réalisé par le cabinet Sémaphores à la demande de la DGCIS, il doit permettre aux entreprises de jauger les potentialités de relocalisations qui pourraient les concerner.

>> Le "logiciel Colbert 2.0" anti-délocalisation disponible lundi

Pour concevoir cet outil, Bercy s'est inspiré d'une étude détaillée réalisée par un professeur d'économie de l'université Paris Dauphine, El Mouhoub Mouhoud, et son équipe.

Dans le volet territorial de cette étude relative aux "relocalisations d'activités industrielles en France", les universitaires ont dressé un certains nombre de recommandations. El Mouhoub Mouhoud a accepté d'expliquer à La Tribune comment, lui et son équipe ont étudié les 320 zones d'emplois que compte la France en fonction de 700 types d'activités et quelles ont été les constats et surtout les recommandations qu'ils en ont tiré pour les adresser à la DGCIS. Le ministère du Redressement productif doit se saisir des travaux du professeur d'économie au mois d'août et devrait a priori s'en inspirer pour prendre des décisions au sujet de la politique économique à mener pour soutenir les relocalisations. Bercy avait d'ailleurs publié une synthèse s'inspirant de l'étude économétrique en question au mois de juin.

Trois constats majeurs

A partir d'exemples de relocalisations comme Arkema, Lancôme (L'Oréal), Yamaha, Rossignol ou encore Meccano, trois leçons principales ont été dégagées :

  • Il y a en France, des territoires équivalent aux Mittelstand allemands  qui innovent, exportent et importent avec succès.
  • Les entrepreneurs qui relocalisent choisissent des zones intenses en services cognitifs (présence d'unités de recherche, de compétences en design, en publicité, en marketing...) Grâce à une cartographie, on peut les localiser grosso modo le long de l'axe Rhin-Rhône d'une part, et le long d'une bande allant de Nantes au Luxembourg d'autre part.
  • Les territoires qui exportent sont jouxtés par des territoires industriels et par des unités cognitives dynamiques : ce sont des zones où il y a complémentarité entre qualités industrielles et compétences en matière de services annexes (formation, marketing, design...) d'où l'importance de considérer les territoires en tant qu'écosystèmes ! "Ce qui fait la force (et la compétitivité), c'est la combinaison géographique entre services et industries" considère El Mouhoub Mouhoud

Des recommandations concrètes

Les auteurs de l'étude suggèrent de répartir les aides de l'Etat sur ce qui fait localement la différence: l'innovation, la recherche et le développement, les infrastructures de télécommunications et de transports, la logistique et les institutions coordinatrices. Le but étant alors de favoriser les relocalisations dites "de développement compétitif", et non de simplement faire revenir des activités délocalisées dans un but de tirer bénéfice de faibles coûts de production.

Le professeur d'économie El Mouhoub Mouhoud propose donc de :

  • Investir davantage dans les services et améliorer les infrastructures locales : télécommunications, transports, logistique...
  • Encourager le regroupement des PME pour qu'elles deviennent plus fortes face aux grands distributeurs. Cela éviterait ainsi qu'elles soient contraintes de délocaliser, faute de marges suffisantes si elles produisent en France étant donnée la cadence (délais et prix) imposée par les géants de la distribution
  • Réorienter les politiques de soutien : attention aux "chasseurs de primes" ! Certaines entreprises empochent les aides à la relocalisation puis quittent le territoire aussitôt la période d'exonération de charges fiscales ou sociales écoulée... Or "les relocalisations pérennes sont liées à des motifs de compétitivités par l'innovation et non par le prix " soulignent El Mouhoub Mouhoud et son équipe
  • Concentrer les efforts sur la formation et le développement d'institutions de coordination. "Le paradoxe est que les aides se concentrent sur les mobiles (entreprises) et laissent de côté les immobiles, c'est-à-dire les hommes et les femmes qui vivent sur les territoires vulnérables à la mondialisation et à la délocalisation et qui présentent un degré faible de mobilité car dépendant de leurs réseaux sociaux locaux", constatent les universitaires. Pour aider les locaux à être compétitifs, il faut faire des efforts sur la politique d'éducation, de formation, d'acquisition des langues étrangères. Des avantages susceptibles d'attirer des entreprises qui tireront profit de la qualité de cette main d'?uvre plutôt que de la logistique internationale (les faibles coûts de transports autrefois alléchants). D'ailleurs, les personnes qui le souhaitent doivent être accompagnées dans leurs changements de territoires : "La mobilité doit pouvoir devenir un droit et non une variable d'ajustement imposée lors des restructurations" font valoir les auteurs.

"Changer le cap" de la politique économique

En un mot, les universitaires suggèrent donc de "changer le cap" en investissant au maximum dans l'immatériel. Il s'agirait alors d'"armer les territoires contre les délocalisations par une politique d'anticipation des chocs et en concentrant les aides sur les travailleurs vulnérables et les infrastructures locales". Dans ce cadre, pourquoi ne pas créer des "agences indépendantes dédiées aux sciences sociales et humaines", comme cela existe déjà pour les sciences expérimentales à travers les incubateurs par exemple? Et pourquoi ne pas créer des dispositifs de professionnalisation et mettre en place à l'échelle de chaque territoire des politiques d'immigration incitatives pour attirer de la main d'?uvre qualifiée? Sur le dernier point, la méthode fait songer à celle imaginée par l'agence de développement des territoires d'Auvergne, qui pratique le marketing territorial en publiant des offres d'emplois locales avec loyer offert !
>> France en crise : l'Auvergne paye votre loyer pour venir y travailler

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a écrit le 31/07/2013 à 1:04 :
Qu'en serait-il de la faisabilité de produire en s'approvisionnant à 200km maximum, hors matières premières issues de l'extraction, ou matières agro-alimentaires non productibles sur le territoire, en transposant le concept de la consommation de proximité.
Un centre decisionnel, des centrales d'achats, des unités de production... un tissage de productions en hexagone, qui crée des partenariats économiques sur l'ensemble du territoire. La France mesurant près de 1000 km du nord au sud ou d'est en ouest et les échanges commerciaux étendus aux pays frontaliers? Une consolidation de l'Europe et de son autonomie. Reserver les transports de longues distances aux matières à importer, diversifier les activités afin que sur un territoire de 400 km à la ronde tous les secteurs soient représentés et accorder les transferts de technologie aux pays adhérants de cette pratique. Mondialement, si une telle économie se développait, il serait rapide de vaincre la sur-pollution, l'inflation des matières premières, la production intensive et exclusive, le gaspillage des énergies, la concentration de population en mégapoles....
a écrit le 25/07/2013 à 10:10 :
La bonne trajectoire c'est la diversité,et non des filières spécialisés qui existent et fonctionnent très bien au demeurant.En gros notre modèle de développement économique est italien et non allemand comme certains veulent nous le faire croire.
a écrit le 25/07/2013 à 8:55 :
Contrairement à reaucoup de commentateurs, je pense que cette étude permet aux chefs d'entreprise de faire un checklist de tous les paramètres dans l'étude d'une relocalisation, ou d'un changement de délocalisation. Cependant pour relocaliser en France une activité industrielle, il faut changer les hommes politiques en place. Comment inciter à relocaliser dans un pays ou le ministre de l'industrie a un problème avec une famille actionnaire depuis de nombreuses générations, ou ce ministre qui déclare M. Mittal indésirable. Comme inciter à relocaliser en France quand un président souhaite augmenter le nombre d'apprentis pour quelque semaines plus tard supprimer l'aide donnée aux entreprises qui prennent un apprenti. Comment inciter àç relocaliser en France , quand toutes les semaines un nouvel impôt est levé, quand en permanence des nouvelles mois compliquent voire rendent impossible toute prospective. Le problème est là, CHANGER LES HOMMES POLITIQUES.
a écrit le 25/07/2013 à 8:27 :
Cette étude est complétement loufoque.
Qu'on demande aux chefs d'entreprises dont je fais partie,la raison pour laquelle ils délocalisent.
C'est tout simple, si vous avez une entreprise de main d'oeuvre, hormis si vous faites du service (facturation proportionnelle à la main d'oeuvre), vous êtes bloqué pour votre développement par les contraintes de main d'oeuvre : coût, mais surtout énorme complication pour la gérer ( lois débiles, prudhommes, contrôles...)
Mon grand père dirigeait une entreprise de 500 personnes. Dans les bureaux, il y avait lui, une secrétaire et un comptable.
Vous avez une entreprise de 10 personnes, il vous faut presque un directeur du personnel.
Conclusion : Si vous voulez vous développer lorsque vous êtes une "manufacture", il faut délocaliser pour sortir de la problématique française.
a écrit le 25/07/2013 à 1:33 :
Mais de donner "matière" aux professeurs foldingues de son électorat qui trouveront ca "excellent", socio-degenerés, ignorants, etc En bref, comme d'hab, du marketing politique. Les pros ne se trompent pas. La preuve ? -15% d'investisseurs depuis l'année dernière.
a écrit le 24/07/2013 à 22:48 :
Encore une étude bidon et de l'argent fichu en l'air, comme seuls les universitaires et les économistes savent le faire. Prenez au hasard une autre "équipe de recherche" et elle aboutira à des résultats contradictoires.
Décidément, nos dirigeants ne tirent aucune leçon des évidences du passé.
a écrit le 24/07/2013 à 20:02 :
Prenons l'exemple de la première activité en France qui est : les services à la personne = activité non délocalisable = + 18 milliards de CA/an ; eh bien ce gouvernement n'a pas trouvé mieux de de "faire passer" la TVA facturée au client de 7% à 19.60 % !! ce, à partir du 1er juillet 2013. Alors, les relocalisations.... D'ailleurs, il me semble que le sujet des relocalisations est contraire aux articles du Traité de l'Union Européenne signé par l'ensemble des pays européens dont la France. Le gouvernement enfume les Français.
a écrit le 24/07/2013 à 19:11 :
Encore une étude d?universitaire avec son esprit d'assisté de fonctionnaire et il va nous apprendre notre métier d'entrepreneur ???? S?il est si malin, l'universitaire, qu?il la monte son entreprise de production en France et il comprendra, peut être, les vraies persécutions de l'entrepreneur et investisseur en France, au profit du confort des fonctionnaires et des élus.
a écrit le 24/07/2013 à 18:45 :
mais je m en fous de vos conseil , il me reste 3 ans et demi à tirer après j 'ai une retraite assurer et je retournerais sur le banc de l assemblée vous savez à 8000 euros net par mois par de soucis puis il me restera mes biens
a écrit le 24/07/2013 à 17:41 :
Je suis retraité et ai travaillé comme salarié dans le privé. Et je ne comprends rien à ce gouvernement. Que M Montebourg s'adresse à une vingtaine de jeunes chefs d'entreprise de moins de 35 ans qui ont recrutés des salariés en 2012 et qu'il leur demandent leur avis mais foi on peut comprendre : mais demander à des universitaires, trois à douze heures de cours par semaine plus 16 semaines de congés payés et qui n'ont jamais créé un seul emploi, ni créer quielque richesse que ce soit et qui vont donner leur avis sur ce qu'il ne connaissent pas dépasse l'imaginaire imaginable
a écrit le 24/07/2013 à 17:41 :
Avec le nombre d'excellent économiste qu'il y à en France, pourquoi s'adresser à des tronches universitaire, qui ne connaissent le monde du travail, par les journaux télé, les conférences que les grands patrons leurs font, le pire c'est quand il décroche leur master en économie peu travaille dans leur fonction, peut bosse pour un métier qui n'est payé qu'au smic, et combien sont légion aux chômage, Montebourg n'est pas à cours d'idées lumineuse comme lui, car quand il est dans une pièce noir il y à que cette personne qui brille.
a écrit le 24/07/2013 à 17:03 :
"Si nos fabriques imposent à force de soin la qualité supérieure de nos produits, les étrangers trouveront avantage à se fournir en France" ... c'est une bétise absolue dans un monde en crise. Ca n'est bon qu'à fabriquer du luxe en france et de la haute valeur ajoutée. Spécialsiation de notre économie qui nous a assassiné. Approche qui ne recreéera jamais le travail ni les industries qu'on détruit un peu plus chaque jour du fait que nous produisons trop cher. Aujourd'hui la qualité on s'en fout. Nos clients n'ont plus d'argent! On veut une qualité standard au meilleur prix! Et le prix c'est les couts de matière première (non challengeable car les matières premières sont des bourses mondialisées), les couts d'appro(difficlement challengeables), les couts de main d'oeuvre ( on se bat contre du dumping social) ... j'ai envie de poser une idée folle. Est ce que l'on ne devrait pas faire un nouveau contrat social pour relocaliser. On pète le SMIC sur des secteurs d'activités qu'on réintroduirait en France, on fait venir deux millions de chinois indiens thai viets autres ... et on leur fait un deal d'intégration social type " vous travaillez chez nous pas cher mais on vous donne les papiers et vous scolarisez soignez, contribuez à la retraite logez vos familles chez nous." Quel intéret d'avoir des millions de chinois qui bossent pour la France en consommant en Chine?! autant qu'ils bossent en France et consomment en France? Ils renforceront nos caisses d'état? Mais là... on brise un dogme de sociale - démocratie
a écrit le 24/07/2013 à 15:38 :
sur les forums de tous les sites du monde. Quelqu'un a déjà fait une étude là dessus ? Cela m'intéresserait de comprendre.
a écrit le 24/07/2013 à 13:39 :
J AI TROP VUE DANS MA VIE DES CHANTIERS OU LES OUVRIERS S ENTASSER DANS DES DES MOBILOMME CRASEUX OU DES HOTEL MINABLE ET CHERS POUR NE PAS SOUTENIR L IDEE QUE POUR TROUVER DES OUVRIERS CONPETANT LE PATRONAT DEVRAIS LEUR OFRIRE LE LOGEMENT CRATUIT .. CELA CEST FAIT DANS MA REGION CELA A ETE LES PREMIERE CITE OUVRIERES AVEC JARDIN EN CE TEMP LA LE PATRONNAT ETAIT HUMANISTE MALEUREUSSEMENT AUJOURDHUI IL N EST PLUS QUE ECONOMISTE EST ATTENDENDE TOUT DE L ETAT ET DES COLLECTIVITES???
a écrit le 24/07/2013 à 13:25 :
AVEC LOYEE OFERT VOILA UNE BONNE IDEE.. CELA SE PRATIQUE POUR LES L ENTREPRISSES EN NE PAYANT PAS D INPOT ET DE CHARGES PENDANT 5ANS? 5 ANS APRES IL VONT ALLIEUR POUR RETOUCHES LES AVANTAGES ??? MAIS SE SERAIS UNE TRES BONNE SOLUTION POUR ATTIRE LA MAIN DEUVRE QUALIFIE DANS LES REGIONS QUI EN ONT BESSOIN??? ON NE DEPLACE PAS LES PERSONNES SANS PENSSE A LEURS CONFORT ELEMENTAIRE COMME LE LOGEMENT CA DEVRAIS MEME ETRE OBLICATOIRE???
a écrit le 24/07/2013 à 12:41 :
Tout est dit: Un programme commandé par un bras cassé qui n'a jamais fondé une entreprise et réalisé sur les conseils d'autres bras cassés, universitaires cette fois, n'ayant jamais créé la moindre entreprise: Bref, je vais demandé à mon boulanger s'il peut pas s'occuper de la construction de la Tour Eiffel. Une chose est sûr messieurs les entrepreneurs qui n'avaient pas encore compris: FUYEZ! Fondez votre entreprise ailleurs qu'en France: Inutile d'aller loin: Le Royaume-Uni ou même la Suisse seront pour vous la seule planche de salut...
a écrit le 24/07/2013 à 12:40 :
? Les Entreprises, notamment TPE/PME/PMI/ETI n'ont pas suffisamment de recul pour apprécier les champs du possible offerts par les technologies maîtrisées par d'autres.
De façon générale, elles ne disposent pas des moyens de R&D suffisants, elles ont peu de ressources pour effectuer de la veille technologique ou se tenir informées des dernières nouveautés, voire des attentes des marchés connexes à leurs productions. La plupart ne savent pas apprécier les niches sur lesquelles elles pourraient se positionner eu égard à leurs savoir-faire et compétences.

Enfin, pour des gens vivant quasiment en autarcie intellectuelle, concurrents ou même rivaux, il n'est pas naturel de travailler en réseaux ouverts.

? Elles ont besoin d'apprendre à observer ce que font les autres, et pas forcément dans leurs propres domaines de compétences. L'innovation est le plus souvent une OUT-NOVATION au sens que l'idée est prise ailleurs dans un autre contexte. Le RENOUVEAU auquel nous avons droit impose de croiser les connaissances, de les élargir, de SORTIR DU CADRE afin de créer de nouveaux systèmes, produits, logiciels, services.

Le mot OUT accolé à NOVATION est le pilier de notre réussite collective.
a écrit le 24/07/2013 à 12:12 :
un papier et crayon ... ça suffit ... en plus "appuyés sur une étude universitaire"... bref ... par des gens qui n'ont jamais vendus une savonnette de leur vie ! Vaste "programme " !!!!!!!
a écrit le 24/07/2013 à 11:23 :
Déjà, je ne comprends pas le 1er constat majeur! "Il y a en France, des territoires équivalent aux Mittelstand allemands qui innovent, exportent et importent avec succès." Le Mittelstand sont des entreprises, un territoire est un territoire..Et la force du Mittelstand, c'est justement de pas être lié à une région, à un territoire ou en franglais à un "cluster d'excellence" comme le silicon valley (à la française: par exemple sophia antipolis) ou un plastic valley en rhônes-alpes etc. Le Mittelstand allemand ne dépend pas en prioirté de son infrastructure locale, je connais suffisamment d'exemple d'entreprises paumés dans les régions les plus invraisembables, ou géographiquement "handicappé": par exemple la bavière est loin des côtes, mais Bavaria chantier navale (yachts privés) se porte bien. "Le regroupement de PME" est toxique pour apprendre la base du commerce. Soit compétitif! La concurrence est farouche en Allemagne; comme dans un écosystème très diverse, une essence doit se situer loin d'une autre semblable. Le patriotisme économique est mortel. Un fournisseur local est un danger, il a naturellement une activité proche de votre entreprise, une diversification verticale peut vite le transformer en concurrent. Vous allez également vous méfier de vos clients locaux! Le Mittelstand se fourni d'une manière conséquente et systématique à l'étranger; les importations allemandes s'approchent de la barre des 1 billions d'euro. Les entreprises (sauf artisanat, services locaux etc) qui dépendent d'une marché local ne vont pas vivrent longtemps; l'expansion vers les marchés nationaux et internationaux doit se faire rapidement, sinon d'autres concurrents (bien lointain) reprendront leurs places. Déja la compétition est naturelle dans un systéme fédérale, les centres économiques sont diverses. Une stratégie coopérative est un "luxe" bien payant lorsque les entreprises ont atteint un force digne des ETI allemandes; fort de leurs succès, les dirigeants peuvent concocter des alliances "stratégiques". Et en conséquence, elles financent les infrastructures régionales et territoriales, les universités, les instituts, les fondations et payent des impôts locaux importants. Ne mettons pas la charrue devant les boeufs! Mais d'où vient cette envie de dépenser en France?
a écrit le 24/07/2013 à 11:01 :
"Des recommandations concrètes"
Très amusant, tout semble si simple, appliquez au lieu de faire des recommandations à tout va, nous ne vivons pas dans un monde de bisounours
a écrit le 24/07/2013 à 10:56 :
Quand l'on fait appel ...aux universitaires ou aux énarques pour crédibiliser un logiciel...soit disant anti-délocalisation ...pour ne pas faire du business ou c'est rentable dans le monde ... c'est d'abord antiéconomique ..et ça sens la désinformation socialiste classique ..pour imposer du dirigisme d'état ou il n'en faut pas.......D'ailleurs Montebourg l'inventeur de ce bluff économique surréaliste ...que est ...le ministère du redressement productif ...n'est pas crédible ...ni son invention d'ailleurs... Beaucoup d'observateurs à l'étranger ...ne prennent pas cette structure d'état au sérieux...
a écrit le 24/07/2013 à 10:40 :
Croire que c'est avec un logiciel et un nième plan de formation pour les salariés qu'on va réindustrialiser la France est assez symptomatique des égarements de nos élites depuis une vingtaine d'années... On est vraiment mal barré !
a écrit le 24/07/2013 à 10:37 :
Pour ce logiciel adresse aux entreprises, on n'a pas demandé leur avis aux entrepreneurs ! Hallucinant ! Créé par des fonctionnaires universitaires qui n'ont jamais vu une entreprise, qui ne connaissent pas ses difficultés .... Et on ne parle pas de réduction de charges! Mais Montebourg est très fier de lui, c'est le principal!
a écrit le 24/07/2013 à 10:10 :
Un logiciel rantanplan de 48 questions créé par des universitaires n'ayant jamais travaillé en entreprise. Welcome in France !
Réponse de le 24/07/2013 à 10:59 :
Nous le savons bien, nos grandes écoles sont des plus simplistes simplettes, à aucun moment il ne leur viendrai à l'idée de proposer de fermer purement et simplement toutes les agences ruineuses blas blas banquets et tous les faux centres machins trucs bidules squattés par de faux experts autoproclamés mais vrais stagiaires purs apprentis surpayés inutiles....
a écrit le 24/07/2013 à 10:03 :
Tout ceci est très théorique. Ce grand professeur n'a probablement jamais mis les pieds dans une entreprise... tout comme notre cher Montebourd!
a écrit le 24/07/2013 à 9:36 :
on va créer des agences et des dispositifs c'est bien les universitaires ont t ils créer eux même une entreprises ? Il ferait mieux d'écouter les chefs d'entreprises que les intellectuel braseurs d idées.
a écrit le 24/07/2013 à 9:17 :
faire de l'activite based costing et du total cost of owner ship, c'est dur quand on a les mains dedans et qu'on connait son entreprise, alors un logiciel miracle qui dit en deux clics quelle heure il est, ca faire franchement sourire....( ca a quand meme l'avantage de montrer qu'il commence a changer de ton, ce qui est un bon debut...)

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