Montebourg organise "la résistance économique"

 |   |  613  mots
(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le ministre du Redressement productif vient de ressusciter le Fonds de développement économique et social (FEDS) et prévoit un plan de 380 millions d'euros pour "sauver le plus possible d'emplois".

Qu'est-ce que le FDES? Si ce Fonds de développement économique et social créé en 1948, juste au sortir de la seconde guerre mondiale avait par beaucoup été oublié, le voilà dépoussiéré et remis au goût du jour par notre Ministre du Redressement économique au nom de la lutte contre la disparition d'entreprises. Arnaud Montebourg, a activé mercredi en conseil des ministres un plan de "résistance économique", doté de 380 millions d'euros, pour faire face à la "vague" de plans sociaux qui se multiplient actuellement dans l'industrie française.

"Nous avons décidé d'organiser la résistance économique par des décisions et des moyens exceptionnels pour faire en sorte que nous puissions préserver nos outils industriels et sauver le plus possible d'emplois", a affirmé le ministre à la presse après la présentation de son plan en Conseil des ministres.

Les députés approuvent globalement la mesure

Le Fonds de développement économique et social (FDES) disposait déjà de 80 millions d'euros, il sera doté de 300 millions d'euros supplémentaires dans le but de secourir des entreprises en difficulté, de plus de 400 salariés, comme le fabricant d'électroménager FagorBrandt, Kem One, l'ex-pôle vinylique du groupe chimique Arkema, le leader mondial des arts de la table Arc International ou le transporteur Mory Ducros. ce Fonds "a servi à la France dans toutes les circonstances exceptionnelles", a tenu à souligner le ministre.

Grâce à ce nouveau plan, Arnaud Montebourg espère que ces entreprises vont "retrouver le chemin de la viabilité et de la prospérité". "Si ces sociétés n'étaient pas secourues, elles affecteraient des secteurs entiers ou risqueraient de porter atteinte à des régions entières", a-t-il prévenu.

La nouvelle de ce plan a été accueillie favorablement par les députés. Ils ont approuvé cet amendement. Tout comme la majorité, le Front de gauche et l'UDI l'ont soutenu. "Votre action suscite beaucoup d'espoir", a même lancé le communiste Gaby Charroux à Arnaud Montebourg. L'UMP s'est cependant abstenue, s'interrogeant notamment comme le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle sur l'utilité de la BPI et la "compatibilité" de ce fonds avec le droit européen.

"Il s'agit non pas de subventions ou de participation mais de prêts à des investisseurs privés", a répondu Arnaud Montebourg. Il espère disposer de ce fonds dans 15 jours, lorsque le budget 2014 sera définitivement approuvé.

Quand l'Etat se fait banquier

"Le système bancaire ayant durci les conditions d'accès à son crédit, nous sommes aujourd'hui confrontés au refus par les banques de faire leur travail, c'est-à-dire de prendre des risques", a regretté mercredi le ministre du Redressement productif.

Par conséquent, "c'est l'Etat qui empruntera la somme de 300 millions sur les marchés financiers et prêtera aux entreprises pour accompagner les reprises, les investisseurs et les stratégies de relance industrielle de ces sociétés", a-t-il affirmé. "Ce sont des prêts qui sont faits à des projets industriels de reprise ou de retournement de situation de ces sociétés", a-t-il insisté.

Les entreprises secourues devront rembourser les prêts comme contreparties. Dans certains cas, "le plan s'accompagnera également de changements de direction ou d'actionnariat" dans les sociétés aidées, a prévenu le ministre.

Dans le cadre de son "plan de résistance", Arnaud  Montebourg prévoit également de donner "plus de moyens humains" au Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). Il propose également une modification des lois sur les faillites et un "accompagnement social renforcé" pour les salariés perdant leur emploi.

LIRE AUSSI:

>> Montebourg lance un nouveau plan d'aides pour les entreprises en difficultés

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/11/2013 à 18:09 :
Une décision de Mopntebourg correspond trop souvent à une nouvelle anerie et une supercherie.
a écrit le 14/11/2013 à 15:04 :
Pour trouver de la croissance, ne faudrait-il pas "développer" l'outil industriel, plutôt de le "préserver"? "Créer" de l'emploi, plutôt que de le "sauver"? Bref, mener une politique de "croissance" économique, plutôt de que "résistance" économique?

"Accompagner les reprises, les investisseurs et les stratégies de relance industrielle"? il faudra m'expliquer comment ce ministre compte relancer une entreprise dans le marché du PVC où les prix et les marges se sont effondrés, suite à une demande languissante sur les marchés de la construction et de l'automobile en Europe, aux surcapacités de production et à la concurrence grandissantes des producteurs US qui bénéficient de couts de l'énergie beaucoup plus faibles... Si les banques ne leur prêtent pas, c'est parce qu'elles pensent qu'elles ne reverront jamais leur argent... Mais ce ministre, lui, pense que si! Donc il leur prête votre argent.
a écrit le 14/11/2013 à 14:34 :
On avait remarquer leur professionnalisme ils résistent face à la reprise , tenez bon !
a écrit le 14/11/2013 à 14:17 :
Bref, l'Etat emprunte encore ...et toujours!
a écrit le 14/11/2013 à 13:49 :
Monsieur Montebourg,... heureusement qu'il y en a un qui bosse, ...pendant que les médias ne voient que Monsieur Valls comme premier ministrable!
C'est à mourir de rire...
a écrit le 14/11/2013 à 13:28 :
Montebourg me fait penser au paquebot le Titanic on le disait indestructible et quand il à rencontré un iceberg il à coulé corps et bien comme l'espoir de cette politique de notre société actuel
a écrit le 14/11/2013 à 11:29 :
"Le système bancaire ayant durci les conditions d'accès à son crédit, nous sommes aujourd'hui confrontés au refus par les banques de faire leur travail, c'est-à-dire de prendre des risques" Encore un qui n'a rien compris au but d'une entreprise: faire le maximum de profits en minimisant les pertes. Prendre des risques lorsqu'il se présentent, ce n'est qu'un moyen d'obtenir plus de profitabilité donc ce n'est pas une fin en soi. Aujourd'hui les banques prennent moins de risques après avoir trop pris (cf. subprimes). Ce ne sont pas les français rentiers de la pierre qui vont apprendre au reste du monde à prendre des risques...
a écrit le 14/11/2013 à 11:24 :
avec un Etat qui asphixie l'économie d'un coté (taxes, impôts, normes, règles, droit) , un ministère qui joue les sauveur de l'autre ... M Montebourg et ses collègues devraientt plutôt se demander comment faire pour que ce ministère du "redressement productif" devienne inutile et disparaisse ! ça éviterait bien du gaspillage !!
a écrit le 14/11/2013 à 11:22 :
Généralement on sauve les meubles lorsqu'on a plus rien à gagner. Belle politique d'avenir!
a écrit le 14/11/2013 à 10:55 :
Ce n'est pas en rajoutant une aide qui sera bientôt annulée par un nouvel impôt que les problèmes seront réglés.
Il faut aligner les Impôts sur les sociétés sur ceux des autres pays européens et réduire les taxes (plus d'une dixaines, payées par l'entreprise et ignorées par la plupart des gens qui ne voient que celles qui sont déduites de leur brut) et charges sociales de toutes les entreprises. Ceci impose de réduire considérablement les dépenses de l'état afin de compenser ces réductions d'impôts 33% de redistribution du PIB c'est insuportable et cela explique la dette actuelle du pays.
a écrit le 14/11/2013 à 10:54 :
Ce n'est pas en rajoutant une aide qui sera bientôt annulée par un nouvel impôt que les problèmes seront réglés.
Il faut aligner les Impôts sur les sociétés sur ceux des autres pays européens et réduire les taxes (plus d'une dixaines, payées par l'entreprise et ignorées par la plupart des gens qui ne voient que celles qui sont déduites de leur brut) et charges sociales de toutes les entreprises. Ceci impose de réduire considérablement les dépenses de l'état afin de compenser ces réductions d'impôts 33% de redistribution du PIB c'est insuportable et cela explique la dette actuelle du pays.
a écrit le 14/11/2013 à 10:20 :
Par conséquent, "c'est l'Etat qui empruntera la somme de 300 millions sur les marchés financiers et prêtera aux entreprises pour accompagner les reprises, les investisseurs et les stratégies de relance industrielle de ces sociétés"

Les marchés c'est quoi? C'est les banques! Elles refusent de prendre les risques directement auprès des entreprises. Mais elles font encore confiance à l'état, et on les gavera encore une fois avec des intérêts... le cirque continue, privatisation des profits socialisation des pertes. Si les entreprises ne marchent pas, les contribuable paiera.
On veux bien payer, mais à 0% seulement.
a écrit le 14/11/2013 à 9:32 :
Malheureusement cette fois-ci il n'y aura aucune capitulation allemande, mais bien la victoire finale de l'Allemagne sur la France malgré la nostalgie des grincheux de 14-18 et 39-45 !
Réponse de le 14/11/2013 à 9:48 :
Et cela vous réjoui ?
Réponse de le 14/11/2013 à 10:13 :
C'est reel KIiceca l'Allemagne a su gerer la crise , Montebourg , lui, n'a pas fait d'éclats à son poste , lamentable !
Réponse de le 14/11/2013 à 10:13 :
C'est reel KIiceca l'Allemagne a su gerer la crise , Montebourg , lui, n'a pas fait d'éclats à son poste , lamentable !
Réponse de le 14/11/2013 à 13:46 :
est nul
a écrit le 14/11/2013 à 9:15 :
Quelquesoit l'avis que l'on puisse émettre sur Montebourg, cet homme de grande qualité déploie une énergie phénoménale pour mener sa mission... Ce qui semblait avoir disparu depuis quelques années. Et fier de promouvoir le made in France!
Réponse de le 14/11/2013 à 9:27 :
Vous avez raison d'y croire: les résultats sont là! Décroissance, déflation. Monteboug les prônait. Il l'a fait. Et maintenant, la France va beaucoup mieux, n'est-ce pas. Surtout la Bretagne.
Réponse de le 14/11/2013 à 9:27 :
Vous avez raison d'y croire: les résultats sont là! Décroissance, déflation. Monteboug les prônait. Il l'a fait. Et maintenant, la France va beaucoup mieux, n'est-ce pas. Surtout la Bretagne.
Réponse de le 14/11/2013 à 9:40 :
Que l' état se fasse banquier n' est que le minimum.... J' aimerais que l' on me donne les chiffres des initiatives de Montebourg, jours déplacement, participation etc... à l' étranger ....> CHEZ LES CLIENTS POTENTIEL !!!! On s' en fout des produits français vendus en France... On a besoin des produits français vendus AILLEURS qu' en France.. ce n' est pas la France qui va sauver le made in France mais le reste du monde, si l'on comprend cette rêgle de bon sens que le monde comporte plus d' étranger que de français ! cela.... je doute que Montebourg l' ai comprit.
Réponse de le 14/11/2013 à 9:42 :
Oui beaucoup de vent, un mannequin à son bras, un beau costume et le voilà parti pour piquer la place à hollande. Que du matraquage médiatique pour les bobos de gauche.
Réponse de le 14/11/2013 à 9:50 :
@berga. Ben on est bien avancé avec ça. Notez bien que c'est peut-être vrai ce que vous dites, mais admettez que si nous avions eu personne à la place de cet avocat le résultat serait identique.
Réponse de le 14/11/2013 à 10:15 :
nul M.MONTEBOURG

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :