Emploi: Les PME un (tout petit) peu moins pessimistes pour 2014

latribune.fr

latribune.fr
Les prévisions d'activité et d'embauches des TPE-PME (1 à 499 salariés) pour 2014 sont un peu moins pessimistes qu'elle ne l'étaient une année plus tôt. Mais pas d'emballement non plus. Seules 13% d'entre elles prévoient d'embaucher (contre 12% en 2013), selon un baromètre Ipsos réalisé pour la 22eme année consécutive pour le compte de l'Agefos PME (un organisme chargé de collecter les fonds pour la formation). .
Parmi les employeurs interrogés, 16% anticipent une hausse de l'activité en 2014. L'année dernière, 14% affichaient des projections positives pour 2013. Autre signe positif, les dirigeants de TPE-PME sont moins nombreux à envisager des réductions d'effectifs: 8% prévoient de réduire la voilure, contre 13% un an plus tôt.
A noter que les embauches prévues concernent en grande majorité (72%) des créations de postes.
Autre enseignement, malgré la hausse du chômage, plus de quatre dirigeants sur dix (43%) déclarent rencontrer de manière constante des difficultés dans leurs recrutements. Parmi eux, 65% regrettent le manque de motivation des candidats, et 46% évoquent une pénurie de candidats.
L'enquête met par ailleurs en évidence une médiocre connaissance par les employeurs des dispositifs d'aide à l'emploi: ils sont près de 80% à confesser une connaissance faible ou inexistante des emplois d'avenir, du contrat de génération -deux nouvelles mesures mises en œuvre par le gouvernement- ou encore du chômage partiel.
Selon les dirigeants de l'Agefos-PME cette méconnaissance s'explique - malgré tout le battage du gouvernement- par le peu d'appétence des PME pour les nouveaux dispositifs qui mettraient 3 ans à "digérer" un nouveau mécanisme d'aide à l'embauche. Or, en moyenne, celles-ci ont une durée de vie limitée... à cinq ans.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Par ailleurs, alors qu'une réforme de la formation professionnelle, notamment de son financement, est en préparation, un chef d'entreprise sur cinq déclare allouer à la formation un budget supérieur aux obligations légales. Leurs principales attentes pour cette réforme sont une simplification des règles et des dispositifs (80%), un renforcement du rôle de Pôle emploi (56%) et un financement orienté vers les publics prioritaires (54%).
À lire également
latribune.fr