Tout savoir (ou presque) sur l'insertion professionnelle des jeunes

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42% des jeunes terminent leurs études avec un diplôme du supérieur mais 16% n'ont quasiment aucune qualification
42% des jeunes terminent leurs études avec un diplôme du supérieur mais 16% n'ont quasiment aucune qualification (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'Insee vient de publier sa nouvelle étude sur "les formations et l'emploi". Une mine pour tout connaitre (ou presque) sur l'insertion professionnelle des jeunes.

L'Insee vient de publier une nouvelle étude sur les formations et l'emploi. Une véritable "bible", élaborée tous les quatre ans qui permet de tout connaitre sur les liens entre la formation et l'emploi. Qu'il s'agisse de la formation initiale  et de la formation continue des salariés. Voici les principales données concernant l'insertion des jeunes.

54% des jeunes sont actifs

 Nombreux à poursuivre des études, les jeunes sont peu présents sur le marché du travail: en 2012, 37% des 15-24 ans et 54% de l'ensemble des 15-29 ans sont actifs, c'est-à-dire en emploi ou au chômage.

44% sont scolarisés

En moyenne, 44% des jeunes âgés de 14 à 29 ans sont scolarisés en 2012. Le taux de scolarisation diminue naturellement avec l'âge. Les trois quart des 18 ans sont scolarisés, la moitié des 20 ans et un tiers des 22 ans.

16%  de sous ou pas diplômés

42% des jeunes sont diplômés du supérieur, dont 17% ont un master ou un doctorat. Par ailleurs, 42 des jeunes sortent du système scolaire avec au plus un diplôme du secondaire (CAP, bac, etc.). Et 7% n'ont que le brevet et 9% n'ont décroché aucun diplôme.

 

Forts taux de chômage et de précarité

 En 2012, 20% des actifs qui ont terminé leur formation initiale en 2011 sont au chômage, contre 8% des actifs ayant plus de dix ans d'ancienneté. Un à quatre ans après la fin de leurs études, les jeunes qui ont trouvé un travail sont  pour 27% en contrats temporaires hors intérim (CDD), 5,5% en intérim, 54,5% en CDI dans le privé et 8,1% en CDI pour l'Etat et les collectivités locales.

Des salaires très disparates

Les diplômés de l'enseignement supérieur ont des salaires mensuels nettement plus élevés que ceux du secondaire. En 2012, les jeunes diplômés du supérieur sortis depuis 1 à 4 ans de formation initiale ont un salaire mensuel net médian (50% au dessus et 50% au dessous)  de 1.450 euros après des études courtes (Bac +2) et de 1.770 euros après des études longues.. Pour les bacheliers, cette rémunération médiane atteint 1.220 euros, proche des titulaires de CAP ou BEP (1.200 euros).

L'importance du domaine de formation

Le devenir professionnel des jeunes est lié à leur niveau de diplôme mais aussi du domaine de leurs études. Les titulaires d'un doctorat santé ayant terminé leurs études depuis moins de onze ans ont un taux de chômage moyen de 2%. A l'opposé, parmi les jeunes non diplômés, 36% des actifs sont au chômage. Les formations qui aboutissent à des débuts souvent difficiles regroupent les CAP-BEP des services, les CAP-BEP en textile, habillement, cuir et les baccalauréats professionnels de secrétariat. Ces diplômés ont un taux de chômage supérieur à 20% au cours des dix premières années de leur vie active.

A l'inverse, les titulaires de DUT-BTS, de licences professionnelles ou de masters de la production occupent le plus souvent des emplois qualifiés et leur taux de chômage est inférieur à 10%.

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 04/12/2013 à 22:04 :
Regardez les émissions de manipulation plus belle la vie quand on fait virer les chomeurs des listes!
a écrit le 04/12/2013 à 21:49 :
Il existe dans cette Europe des punaises de vieux anti travail pour les jeunes, c est un scandale comme si Mandéla était toute sa vie en taule ! On tue le talent et on extermine la vie humaine par la disparition des chomeurs !
a écrit le 04/12/2013 à 21:31 :
Un jeune est-il un chien, un français est-il une crotte? Pourtant certains vivent dans leur crotte et dorment sur un carton. Pourtant on radie les diplômés du chômage et on appelle cela humanisme?
a écrit le 04/12/2013 à 21:15 :
Selon ce qui nous est publié 50% des diplômés sont au chômage, c est quoi ça? Peut-on cautionner ça humainement parlant?
a écrit le 04/12/2013 à 21:02 :
Les jeunes européens devraient faire une communication aux Nations-Unies pour la spoliation dont elles sont les victimes de la part des boomers. On ne compte plus les éliminés de la vie active, les salariés torturés à mort au travail et les exécutions sommaires par les radiations administratives des listes du chômage.
a écrit le 04/12/2013 à 19:45 :
Peut-on définir ce qu on appelle droits fondamentaux non appliqués. Et capitalisme sans capital ?
a écrit le 04/12/2013 à 19:38 :
Vous voyez l Italie des jeunes au chômage. On appelle cela de l humanisme, du progrès? Tu parles on fait dans le bourreau d enfant, le bureaucrate nazi qui fait saquer les chômeurs, ni croissance ni emplois, et même on supprime les emplois publics fictifs pour payer une retraite au lieu de donner un emploi à un jeune! Peut-on savoir qui sont les chômeurs radiés arbitraire-ment?
a écrit le 04/12/2013 à 10:17 :
"sous diplomé" certains titulaires de cap gagnent mieux leur vie et ont plus de perspectives d'évolution de carrière que des bac+5 masters et autres .
Je pense ici aux métiers du batiment ( plombier, carreleur, charpentier)ou aux métiers de bouche ( bouchers, traiteurs ..)
Employer le terme de sous diplomé pour cap est méprisant , un cap est un diplome tout comme un bts, une licence etc...
Réponse de le 04/12/2013 à 11:52 :
C'est la méritocratie façon "élite" qui donne lieu à de la spéculation entre écoles de commerces par exemple. En fin de compte, les diplômes sont tous aussi volatiles qu'un billet de banque sauf que les rentiers ne sont pas volontaires pour dévaluer lorsque le papier est trop abondant.

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