"La crise économique est une guerre comme les autres" (Jacques Attali)

Sur son blog, l'économiste met en garde contre la gravité de la crise économique. Il alerte sur la nécessité d'agir comme s'il s'agissait d'une guerre.

2 mn

Pour Jacques Attali, les guerres sont gérées simplement et efficacement : un but de guerre, un chef de guerre, un consensus national, une analyse des forces ennemies, une stratégie, des tactiques, des moyens. Et on voit alors les chefs d'état les plus indécis se transformer, au contact de leurs généraux, en stratège décidé.
Pour Jacques Attali, "les guerres sont gérées simplement et efficacement : un but de guerre, un chef de guerre, un consensus national, une analyse des forces ennemies, une stratégie, des tactiques, des moyens. Et on voit alors les chefs d'état les plus indécis se transformer, au contact de leurs généraux, en stratège décidé". (Crédits : Reuters)

"La crise économique est une guerre comme les autres". Voici ce qu'écrit l'économiste Jacques Attali sur son blog. Selon lui, "dans les deux cas, la patrie est en danger". Aussi les dirigeants devraient-ils traiter l'une et l'autre avec la même diligence et la même rigueur.

L'économiste estime en effet que dans la gestion d'une crise économique, comme dans celle d'une guerre, "on met en jeu la vie d'hommes et de femmes, en affrontant des péripéties parfois dramatiques et changeantes".

"Il faudrait donc apprendre combattre la crise avec la même détermination, la même absence de recherche de popularité, avec le même décorum, la même mise en scène, le même vocabulaire que le combat contre un ennemi de l'extérieur".

Aux grands maux, les grands remèdes

Par conséquent, selon lui, il ne devrait pas y avoir deux poids deux mesures:

"Un grand pays ne peut conduire de grandes réformes, pour juguler une crise économiques, que s'il emploie les mêmes moyens que ceux qu'il emploie pour mener un conflit armé :
Une analyse claire des forces en présence, un chef déterminé , un but de guerre clairement énoncé, la construction d'un consensus national aussi large que possible, sur ce but de guerre. Et l'analyse lucide des pertes tolérables.

"Les crises économiques et les guerres sont gérées très différemment"

Ce qui est pourtant le cas pour l'instant. Jacques Attali indique en effet que "partout dans le monde développé, et en France en particulier, les crises économiques et les guerres sont gérées très différemment" :

Les guerres sont gérées simplement et efficacement : un but de guerre, un chef de guerre, un consensus national, une analyse des forces ennemies, une stratégie, des tactiques, des moyens. Et on voit alors les chefs d'état les plus indécis se transformer, au contact de leurs généraux, en stratège décidé.

Les crises économiques, au contraire, sont gérées, la plupart du temps en démocratie. Sans but clair, sans consensus national, sans analyse des forces hostiles, sans stratégie, et avec des chefs indécis, multiples et contradictoires.

2 mn

Women for Future

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 9
à écrit le 06/03/2014 à 13:36
Signaler
La conjoncture économique actuelle en France est très grave ! trop de charges fixes pour les petites entreprises pour pouvoir embaucher par exemple, les hausses de TVA...

à écrit le 23/12/2013 à 18:19
Signaler
Dans une situation de crise dont les dirigeants sont essentiellement les responsables, c'est pourtant eux qui présentent les solutions. Dans une stratégie de guerre, les traitres sont passés par les armes.

à écrit le 23/12/2013 à 18:12
Signaler
Et dans une stratégie de guerre, les traitres sont passés par les armes. Dans une situation de crise dont ils sont essentiellement les responsables, c'est eux qui présentent les solutions.

à écrit le 22/12/2013 à 20:01
Signaler
Assez d'accord avec sa position, sauf que c'est pas par manque de stratégie. Les politiques actuels ont une stratégie, mais c'est pour se faire élire, par pour défendre les intérêts du pays.

à écrit le 21/12/2013 à 9:08
Signaler
L'approche de M. Attali, c'est de l'habillage sémantique pour ne pas désigner les vrais responsables de cette crise : l'étatisme post-soviétique et ses laudateurs.

à écrit le 20/12/2013 à 20:37
Signaler
comment aller à la guerre sans guerrier !

à écrit le 19/12/2013 à 17:49
Signaler
Attali n'a pas tort sur le constat. Par contre, si je résume la gestion de la crise, c'est: - Les guerres sont gérées efficacement - Les crises, au contraire, sont gérées démocratiquement. Donc il faut supprimer la démocratie pour être efficace. ...

à écrit le 19/12/2013 à 16:52
Signaler
Donc mr attali est pour la collaboration avec l"allemagne.

le 19/12/2013 à 19:13
Signaler
moi je choisi mon camp FFI !

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.