Le made in France ? Pourquoi les entreprises n'en ont cure !

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Seuls 13% des entreprises déclarent avoir des objectifs « Made in France » pour 2014 !
Seuls 13% des entreprises déclarent avoir des objectifs « Made in France » pour 2014 ! (Crédits : Reuters)
Les efforts du ministère du Redressement productif pour promouvoir le made in France sont-ils vains ? Selon une enquête réalisée par la société de conseil AgileBuyer, en coopération avec le groupement achats et « supply chain » d'HEC, seules 13% des 558 entreprises interrogées déclarent avoir des objectifs « made in France » pour 2014. Soit 6 points de moins qu’en 2013.

Poser en marinière n'aura pas été suffisant ! En 2014, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif devra encore faire œuvre d'imagination pour promouvoir le made in France auprès des entreprises.

Heureusement, les ménages sont bien plus sensibles sur le sujet. En effet, malgré les tensions sur leur pouvoir d'achat, la majorité des consommateurs français se disent prêts à donner la priorité aux produits fabriqués dans l'Hexagone. C'est l'un des enseignements majeur d'un sondage IFOP publiée l'année dernière, celui-ci indiquant que 77% des personnes interrogées jugeaient que le critère de fabrication française " est suffisamment important pour justifier de payer plus cher un produit ".

Réalisé par l'IFOP pour l'Usine nouvelle, un autre sondage enfonce le clou. Il indique que l'importance du pays de fabrication lors du choix d'un produit ou d'un service est critère de choix important ou déterminant pour 57% des Français interrogés, 65% des Italiens et 52% des Allemands.

De moins en moins de d'entreprises concernées par le made in France

En revanche, les entreprises ne semblent pas avoir la même fibre patriotique. Selon une enquête réalisée par la société de conseil AgileBuyer en coopération avec le groupement achats et " supply chain " d'HEC, seules 13% des 558 entreprises interrogées déclarent avoir des objectifs " made in France " pour 2014. Elles étaient 19% en 2013. " L'action médiatique des promoteurs du made in France en 2013 laissait entrevoir que la fibre patriotique des Acheteurs allaient se renforcer. C'est tout l'inverse qui s'est produit ", explique l'étude.

Des différences sectorielles apparaissent. Ainsi, avec 44% des entreprises qui ont des objectifs d'achats français, le secteur de l'hôtellerie/restauration est en tête des secteurs attirés par le made in France, " ce qui s'explique sans doute par la recherche de la qualité et de l'exclusivité des produits vendus ", avance AgileBuyer.

Viennent ensuite l'ingénierie et la recherche & développement (31%), la construction (29%), les transports et la logistique (21%). Des sommets bien peu élevés… A l'inverse, les télécommunications et l'agroalimentaire (4%), la chimie (6%) ou encore les équipements électriques et électroniques sont encore moins concernés par le made in France.

Les produits français sont très appréciés hors de nos frontières

Comment expliquer ce phénomène alors que 67% des personnes interrogées indiquent qu'ils n'ont aucune contrainte pour acheter des produits " made in France " ? Ces derniers sont-ils de mauvaise qualité, ce qui entraînerait la défiance des donneurs d'ordres ? Une lecture attentive d'une étude récente de COE Rexecode permet de balayer cette hypothèse. Réalisée tous les deux ans, celle-ci indique que les biens intermédiaires et les biens d'équipement mécaniques français sont positionnés au troisième rang sur dix concurrents mondiaux, en terme de qualité derrière l'Allemagne et le Japon. Les délais de livraison, le contenu en innovation technologique sont très bien notés. Seuls points noirs, la variété des fournisseurs et le prix !

Une autre explication peut être avancée. Pour 14% des entreprises, le choix des entreprises s'explique par le fait que le bien ou le service recherché ne se trouve pas en France. Le coût des productions françaises est-il trop élevé ? C'est un argument avancé par 12% des professionnels des achats. Enfin, 4% d'entre eux indiquent qu'ils se voient imposer leurs achats par leurs clients. En clair, si l'entreprise veut séduire ou conserver son client, elle se plie à sa volonté de privilégier l'offre locale.

Le taux de marge a atteint un plancher inédit depuis 1985

L'ensemble de ces explication étant insuffisantes pour comprendre cet " oubli " global du made in France, il est préférable de chercher des explications dans la situation financière des entreprises. Selon l'Insee, le taux de marge des entreprises françaises s'est replié de 0,5 point entre le deuxième et le troisième trimestre pour atteindre son plus bas niveau depuis fin 1985 : 27,7% ! Une chute qui s'explique en grande partie par la baisse de l'excédent brut d'exploitation, marqué par le relèvement de la fiscalité (cotisations et impôts liés à la production) et par la légère augmentation de la masse salariale, que ne compense pas la faiblesse actuelle du coût de financement bancaire.

Selon l'Insee, la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en 2014 devrait relever de 1,1 point le taux de marges des entreprises. Cette hausse sera-t-elle suffisante pour donner un plus de marge de manœuvre financière aux entreprises ? Ce n'est pas certain. Même le gouvernement n'y croit pas. Lors de ses vœux aux Français, François Hollande n'a-t-il pas évoqué de probables en échange d'une augmentation des embauches ? " En 2014, nous aurons besoin de la mobilisation de tous pour gagner cette bataille. C'est pourquoi je propose un pacte de responsabilité aux entreprises. Il est fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en contrepartie, plus d'embauches et plus de dialogue social ", a déclaré le président de la République lors de la Saint Sylvestre.

Les services achats des entreprises réduisent la voilure

En attendant, les services achats des entreprises serrent la vis et passent au crible toutes leurs dépenses. Résultat, 77% des professionnels des achats interrogés affirment que leur objectif premier pour l'année 2014 sera la réduction des coûts, ce qui représente une hausse de 4 points par rapport à 2013. " C'est un grand classique : les Achats sont en première ligne quand il faut réduire les coûts. C'est aussi un bon indicateur de la conjoncture économique et celui-ci n'incite pas forcément à l'optimisme ", explique l'étude d'AgileBuyer.

Les entreprises allemandes sont-elles exemplaires ?

A la lecture des nombreuses déclarations d'Arnaud Montebourg sur ce thème, à ce défaut de patriotisme français répondrait une exaltation du sentiment national outre-Rhin. Quelle est la réalité ? C'est difficile à dire. Héritage de la seconde guerre mondiale, nos voisins allemands auront toutes les peines du monde à proclamer ouvertement leurs sentiments patriotiques. En revanche, les relations inter-entreprises sont très fortes en Allemagne, comme l'explique un rapport de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris publié en septembre 2012. 

" A contrario de la France, la stratégie allemande repose également sur la volonté de nouer des relations de qualité avec leurs réseaux de partenaires et de sous-traitants. Les grands groupes privilégient des collaborations dans la durée avec leurs fournisseurs. L'Allemagne part, en effet, du principe que tout produit de qualité exige une chaîne de production saine, dont chaque maillon doit tirer un bénéfice. Par ailleurs, l'image de marque des produits allemands s'appuie fortement sur leur respect de normes. La normalisation fait ainsi partie intégrante de la stratégie et de la politique de développement des entreprises outre-Rhin. C'est un critère de réussite à l'exportation. Cet attachement à la norme se traduit dans certains cas par des exigences spécifiques de certification obligatoire à l'entrée du pays qui peuvent être assimilées à une barrière à l'entrée pour les produits étrangers ", explique ce rapport.

À titre d'exemple, en juin 2012, la Commission européenne a décidé de renvoyer l'Allemagne devant la Cour de justice de l'Union européenne pour non?respect des règles européennes harmonisant la commercialisation des produits de construction. Du fait de ce refus d'appliquer les règles, les fabricants d'autres États membres ont beaucoup de mal à vendre des produits de construction sur le marché allemand.

Des liens de solidarité très forts outre-Rhin

Et le rapport de poursuivre. " Certaines pratiques outre-Rhin peuvent, à ce titre, faire figure d'exemple pour la France. En effet, les solidarités interentreprises et intersectorielles sont courantes en Allemagne. Elles sont portées par chaque acteur de la chaîne de valeur, y compris par le consommateur très réceptif à cet argument en faveur de la qualité globale. Ce principe de conditionnalité des produits aux normes et règles d'usage s'applique déjà en Allemagne et fait figure de pratiques usuelles, les liens de solidarité entre industrie, services, commerce et tout acteur économique étant culturellement très étroits. Ce système participe à la fluidité des rapports entre industriels et autres acteurs économiques contribuant ainsi à bâtir une industrie forte sur la scène nationale et internationale ".

Dans ce contexte, Jean-Claude Karpelès, l'auteur de ce rapport et vice-président de la CCIP, propose notamment d'intégrer au sein des entreprises " une vision décloisonnée de la fonction achat comme c'est le cas en Allemagne. Dans ce pays, la transversalité et l'ouverture des formations et des métiers d'acheteurs, notamment leurs contacts avec des techniciens, permettent de porter des politiques d'achats privilégiant la qualité ".

L'Etat à la rescousse !

A la médiation des relations inter-entreprises placée sous la tutelle du ministère du redressement productif, on planche activement sur le sujet. Une charte et un label ont été successivement lancés pour que les achats responsables deviennent la norme. Mais, il est à craindre que tant que les difficultés financières des entreprises perdureront, la rationalité économique primera sur la solidarité nationale.

Le gouvernement peut-il faire plus ? Promise par Arnaud Montebourg, la prochaine réforme du code des marchés publics devraient permettre aux PME, notamment les plus innovantes d'entre elles de profiter davantage des 200 milliards annuels de commande publique. " Il va falloir que l'on botte les fesses des acheteurs publics. A cause de leur professionnalisme juridique, des champions de demain sont abandonnées en rase campagne, faute de pouvoir gagner des marchés publics ", avait tonné le ministre le 5 novembre lors de la présentation du plan gouvernemental en faveur de l'innovation. C'est toujours ça.

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Commentaires
a écrit le 07/01/2014 à 18:20 :
Les entreprises françaises veulent du Made In Productivité....! le reste c'est de la pub pour gogos...
a écrit le 07/01/2014 à 17:18 :
merci pour votre article, concernant les 52 % en Allemagne je ne le crois pas, vivant ici depuis plus de 30 années. Les Allemands ont de par la culture économique développée dans les entreprises et surtout entre celles-ci une matutrité économique autre, ils savent ce que l'achat d'un produit concu et fabriqué ou concu et assemblé... en Allemagne peut rapporter directement ou indirectement au pays et aux habitants. Les produits autres sont souvent qualifiés "d 'Exote" ne voyez surtout pas là une forme de descrimination, il y a certainement là une forme d'assurance.
a écrit le 07/01/2014 à 16:05 :
Je lisais dernièrement le témoignage du dirigeant d'une tpe sous traitant de l'aéronautique qui expliquait qu'il avait des difficultés à faire reconnaitre son savoir faire aux acheteurs qui préféraient se fournir outre rhin !!! Autre difficulté : les volumes
a écrit le 07/01/2014 à 14:26 :
"achats et " supply chain " d'HEC" Déjà, un bon commercial NE peut être un BON acheteur. C'est une règle de métier. Chaque fournisseur se méfie d'un manipulateur. Et il a raison. Autre dimension et confirmation : "l'ouverture des formations et des métiers d'acheteurs, notamment leurs contacts avec des techniciens". Pour ce qui est de la politique Achat français ou non : c'est la Direction qui décide. Pas l'acheteur.
a écrit le 07/01/2014 à 13:58 :
Me fait plaisir cet article! Acheteur professionnel depuis près de trente ans, j'étais un extra terrestre en France, car prônant et pratiquant cette transversalité que mentionne cet article.

J'exerce maintenant mes talents en Suisse, dans une filiale d'une entreprise allemande, et je me sens comme un poisson dans l'eau, plus besoin de devoir expliquer à des esprit étroits que ce mode de fonctionnement permet de réduire les coût globaux, et pas seulement les prix. Le prix n'étant que l'une des composantes du coût final. Faut juste en avoir conscience, et savoir valoriser des réductions de coût moins évidentes...
Réponse de le 07/01/2014 à 14:22 :
Pour comprendre ce que vous dites, il faut une culture économique que peu de français possèdent !
a écrit le 07/01/2014 à 13:54 :
Tant que la CGT fera la pluie et le beau temps...
a écrit le 07/01/2014 à 12:19 :
De toute façon ce sont les consommateurs, par leur comportement de survie qui nécessite qualité et durable et chasse aux gaspillage qui infléchira le choix des entreprises.
a écrit le 07/01/2014 à 12:13 :
On en revient toujours au meme problème de la France : la division des francais, entre citoyens,entre entreprises,entre partis politiques,entre syndicats..
Ce pays n est que division, c est pour cela qu il n avance plus depuis 2 decennies
a écrit le 07/01/2014 à 11:33 :
De toute façon avec l'euro le made in france a un avenir bien sombre.
a écrit le 07/01/2014 à 9:16 :
Bonjour,
En réponse au titre accrocheur de ce développement, la raison est très simple.

Le profit ! et à l'heure de la mondialisation.. l'esprit patriotique n'est plus de mise.

Cordialement
a écrit le 07/01/2014 à 7:01 :
"Les biens d'équipements Français sont places au troisième rang au niveau Européen..." Ah bon? J'ai du manquer un épisode..: il y a bien longtemps que la filière des biens d'équipement (machines outils, robots, équipements de chantier, compresseurs...) à completement disparu en France. C'est le Tenere industriel.
a écrit le 07/01/2014 à 4:53 :
Moins de dépenses d'état et de collectivités, moins de députés ferait un grand bien à ce pays beaucoup plus que le concept du made in France.

Par ailleurs, réduction d'impôts sur les entreprises et particuliers est porteur d'une meilleure activité économique!
a écrit le 06/01/2014 à 22:08 :
Il n'y a malheureusement que très peu d'acheteurs compétents en France. La plupart est obsédée par le prix et raisonne en terme de capex pur et non en coût total de possession. Etant le plus souvent incentivés sur les économies à court terme, donc sur le prix d'achat, ils ont tendance à faire l'impasse sur les coûts opérationnels (maintenance par exemple), et sur les coûts et pertes de revenus causés par la non-qualité qui s'étalent parfois sur plusieurs années. En bref, ils recherchent leur intérêt immédiat et non l'intérêt à moyen et long terme de leur employeur. Pour tout arranger, la plupart d'entre eux n'a qu'une connaissance très limitée (voire nulle) des produits qu'ils achètent. De ce fait, ils se montrent incapables de piloter la baisse de prix de manière intelligente, en jouant l'optimisation du produit et de sa supply chain. C'est une profession profondément immature qui doit encore faire sa révolution culturelle.
Réponse de le 07/01/2014 à 0:42 :
@Leyland: j'aurais dit "motivés" plutôt que "incentivés", ne serait-ce que pour favoriser la production française de vocabulaire gaulois :-) Cela dit, il existe en effet beaucoup de petits comptables qui ne raisonnent que sur des faux chiffres. Par exemple, le coût du travail est certes moins élevés en Chine, mais il y a aussi les autres charges, dont le transport, qui ne sont pas pris en compte. D'autre part, les Chinois de mon exemple ne paient pas d'impôts en France et ne contribuent pas au système social et ce sont là des pertes de revenus pour notre pays, sans compter qu'il faut payer les chômeurs, etc. Donc, les calculs de nos petits comptables sont totalement erronés quand on prend l'ensemble des données. S'agit-il d'incompétence de leur part ou de déguisement à des fins de politique interne dans l'entreprise (du genre: t'as vu, j'ai économisé xxx euros en virant 3 personnes ce mois-ci). Je crois qu'il y a un peu des deux et avec le gouvernement que nous avons, les choses ne peuvent aller que de mal en pis !!!
Réponse de le 07/01/2014 à 15:09 :
le cout du transport maritime d'un container depuis la Chine jusqu'au Havre est inférieur à celui du Havre à Paris par camion ! tous les acheteurs le savent
a écrit le 06/01/2014 à 21:30 :
eh bien moi pour cette année, je vais essayer d'acheter un maximum de made in France pour faire baisser le chomage en France et je vous encourage à faire de même
Réponse de le 07/01/2014 à 0:36 :
C est-ce que je fait aussi depuis de nombreuses années. Malheureusement on se sent bien seul, et c'est pas l'Europe qui nous aide... Entre un produit répondant aux normes européennes à 4,5 euros et un produit importé à 3euros, surtout en période de crise je comprends que tout le monde prennen le produit à 3euros.
Réponse de le 07/01/2014 à 10:27 :
continuons qu'en même pour les jeunes. C'est comme pour l'environement, leffet n'est pas visble tout de suite. Vive le made in france !!!
Réponse de le 07/01/2014 à 14:17 :
le "made in france" élaboré à partir de produits importés : je vous le laisse sans regret...
Réponse de le 07/01/2014 à 17:46 :
@jeapec

La Suisse ne produit pas de cacao et pourtant son chocolat se vend plutôt bien me semble-t-il...
Réponse de le 07/01/2014 à 21:24 :
rien n'est 100 % made in d'un pays. achetons français
Réponse de le 08/01/2014 à 0:27 :
@eric

Non à la discrimination "positive" ou à l'inceste économique. Si les entreprises françaises ne produisaient pas de la m*** hors de prix, leurs produits se vendraient beaucoup mieux. Le problème français est d'ordre gastronomique, nous sommes trop gourmands. La qualité n'est pas toujours en cause et monter en gamme ne changera pratiquement rien. Même si les salariés baissent la culotte, le MEDEF lui ne baissera pas la sienne. C'est culturel!
a écrit le 06/01/2014 à 21:01 :
Chaque semaine, Arnaud fait sa promotion. Comme pratiquement tout les autres ministres de ce gouvernement playmobil, il ne sert a rien, coûte très cher et envisage déjà au minimum le poste de 1er ministre. Il se bat comme un diable même si aujourd'hui Najaud a elle aussi sorti sa bêtise hebdomadaire. Demain, il annoncera qu'il a sauvé depuis le 1er Janvier 10000 emplois par département et qu'il étudie un contrat pacte entreprise simplification blablabla.
a écrit le 06/01/2014 à 20:33 :
Si la politique gouvernementale était d'aider les entreprises, ça se saurait !
a écrit le 06/01/2014 à 20:08 :
Dans un pays ou le chômage règne en maître et que la pauvreté augmente je ne crois pas que le "fabriqué en France" se vende davantage qu'un produit made in china au coût moins onéreux; pour qu'un produit français de vende il faut qu'il soit de bonne qualité et concurrentiel en prix, actuellement ce n'est pas le cas
a écrit le 06/01/2014 à 20:06 :
Il suffit de voir l'ambassadeur du Made in France pour comprendre le désintérêt des entreprises ...Un ministre qui coûte à la collectivité alors qu'il n'a aucun pouvoir ni compétences particulières comme bien d'autres dans ce gouvernement (poste fictif : Garrot, Montebourg etc ...).
a écrit le 06/01/2014 à 19:55 :
Pour sauver la France, j'ai pris comme résolution de n'acheter que du pinard français.
a écrit le 06/01/2014 à 19:51 :
Durant les annees 30 les regimes totalitaires ont tente de promouvoir le made in germany ou le made in italia...confrontee au chomage et a un pouvoir d achat stagnant, les populations de ces pays ont dirige en priorite leurs achats vers les produits moins chers, resultats ces politiques economiques ont eu un impact marginal..or ce gouvernement democratique tente a son tour de promouvoir les produits (nationaux)...pour les memes resultats...(Programme scolaire de terminale litteraire )pour relancer l economie se diriger vers la fiscalite plutot...bref hommage a ces grandes ecoles qui forment nos gouvernants
a écrit le 06/01/2014 à 19:49 :
fo devrait aller prendre des cours d'etudes de marches; le consommateur declare plein de choses, quand on lui demande dans les enquetes declaratives( surtout quand on pose des questions cons)... apres, il fait differemment et ca se retrouve dans les chiffres...
Réponse de le 06/01/2014 à 20:05 :
Tout a fait d'accord en plus les sondage on souvent des questions étranges dans lesquels on est obligé de choisir une réponse parmi des choix qui ne reflète absolument pas ce que l'on veux répondre. Pour voir ce que les français pense réellement il suffit de faire un tour au super marché et de regarder ce qu'il y a dans les caddies... Plus souvent des premiers prix voir des produit de la marque super marché et très très peux de bon produits qui cela dit ce font de plus en plus rare...
Réponse de le 06/01/2014 à 23:03 :
@@churchill
"très très peux de bon produits"... Il suffit de jeter un coup d'oeil à la liste des ingrédients pour constater le désastre. Ceci dit, si on veut faire l'impasse sur tous les produits additivés, chimiqués, pesticidés, OGMisés, l'inanition nous guette.
a écrit le 06/01/2014 à 19:16 :
Le made in "hollande" avec les 35 H ... basta !
a écrit le 06/01/2014 à 19:09 :
"Le gouvernement peut-il faire plus ? Promise par Arnaud Montebourg, la prochaine réforme du code des marchés publics devraient permettre aux PME, notamment les plus innovantes d'entre elles de profiter davantage des 200 milliards annuels de commande publique"

Avec 3,5 points de PIB de déficit vous pensez vraiment qu'on va maintenir les achats publics à ce niveau dans les trois années qui viennent ???
a écrit le 06/01/2014 à 19:01 :
Moins de taxes , moins de tva et surtout économie draconniènes de nos gouvernants à qui EUX devraient montrer l'exemple !!! Dehors tout ce monde ...a la retraite les incompétents !!!
a écrit le 06/01/2014 à 18:44 :
Les entreprises privees n'ont cure de la nation elles collaborent pendant les guerres
Réponse de le 06/01/2014 à 18:55 :
je suis effondré de lire ce commentaire, il est vrai, l'état a été exemplaire sous l'occupation.....
Réponse de le 07/01/2014 à 11:11 :
Je vous rappelle que Renault a ete emprisonne pour collaborations et son entreprise confisque et nationaliser .
Réponse de le 07/01/2014 à 11:18 :
Les idees des patrons de l'epoque ?plutot hitler que le front populaire et oui ils preferaient hitler plutot que les conges payes et les 40 heures!!
a écrit le 06/01/2014 à 18:43 :
Le fabriquer en France est tés important pour sauver nos emploi,s le problème c'est que c'est très dur d'exporter à cause de l'euro cher donc ou nous dévaluons l'euro ou nous sortons de l'euro en fesant un euro commun comme le propose Nicolas Dupont Aignan .Un autre souci c'est le ministre du redressement productif qui fait du vent car il n'a rien fait pour sauver les LFoundry une pépite française
Réponse de le 06/01/2014 à 19:12 :
Il suffirait de faire supporter la retraite par la TVA et de refinancer la TVA actelle par des impôts non assis sur les salaires....A l'export on se fiche de la TVA...
Réponse de le 07/01/2014 à 17:44 :
@Théophile

La TVA ne peut supporter les retraites car elle collecte la consommation issue principalement des classes "populaires" (assistées par des aides sociales) toujours plus nombreuses donc elle ne rapporte rien.
a écrit le 06/01/2014 à 18:34 :
le made in france et bien si le gouvernement on des camion mercedes pour les funerail de nos soldat
a écrit le 06/01/2014 à 18:33 :
A le positivism francais. C'est un peu comme le gout du changement... Peut on m'expliquer en quoi le Made in France serait un pb?
a écrit le 06/01/2014 à 18:03 :
D'abord la vocation du "Fait en France" est d'abord destinée à l'extérieur.
Elle doit contracter (dans les deux sens du terme) les arguments de vente en notre faveur. C'est-à-dire, rien qu'à l'idée de France, on doit rapidement comprendre et les attributs de ses productions.

Or et le marqueur et l'aspérité font défaut au made in France.

Une fois ces défauts notés, on ne voit pas comment ces solidarités interentreprises, inter-entreprises opèreraient-elles ?
a écrit le 06/01/2014 à 18:00 :
depuis longtemps : ce que les gens veulent c'est de la qualité ! francais ou pas
Réponse de le 06/01/2014 à 19:14 :
Pas uniquement : les gens comprennent aussi que lorsqu'ils n'achètent pas français ils payent la différence de prix en impôts...
Réponse de le 07/01/2014 à 17:34 :
@Théophile

C'est faux. Français ou pas le pouvoir vous entubera toujours pour financer son régime d'exception.
a écrit le 06/01/2014 à 17:49 :
Est ce le même personnage qui a validé une commande du conseil général de Sâone et Loire pour des casques de pompiers auprès d'une société italienne alors que la société leader dans ce domaine (MSA GALLET) se trouve à châtillon sur Chalaronne à quelques kilomètres de Mâcon

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