La "prime Sarkozy" rapporte toujours aussi peu aux salariés

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Avec cette prime, Nicolas Sarkozy voulait intéresser les salariés aux bénéfices des entreprises.
Avec cette prime, Nicolas Sarkozy voulait intéresser les salariés aux bénéfices des entreprises. (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Elle devait permettre aux entreprises de partager les bénéfices avec leurs salariés. Mais la "prime Sarkozy" peine à faire recette : conçue pour octroyer 700 euros par salarié à sa création, elle plafonne à 200 euros cette année.

La "prime Sarkozy" est-elle cette "aumône très aléatoire" fustigée par Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée ? L'étude du cabinet Deloitte, dont Le Figaro se fait l'écho mardi, tendrait à lui donner raison.

Mise en place en 2011 par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, cette mesure impose aux entreprises de plus de 50 salariés le versement d'une prime à ces derniers si les actionnaires voient leurs dividendes augmenter par rapport aux deux années précédentes.

"Plus qu'une mesure de pouvoir d'achat, c'est une mesure d'équité et de justice", avait déclaré le ministre du Travail de l'époque, Xavier Bertrand, qui la qualifiait de "juste, concrète" pendant que l'opposition, au pouvoir aujourd'hui, la jugeait "anecdotique".

Une prime au prorata du temps de présence dans l'entreprise

Plafonnée à 1200 euros et exonérée de cotisations et contributions sociales, la prime qui tient son surnom de l'ancien président de la République n'a rapporté que 200 euros aux salariés éligibles en 2013, contre 270 euros l'année précédente. Lors de son lancement, le gouvernement tablait sur un montant de 700 euros par salarié, versé sous la forme d'une prime sur salaire, dont le montant est déterminé "forfaitairement et au prorata du temps de présence dans l'entreprise".

Mais les tensions financières auxquelles sont soumises les entreprises éligibles les ont conduites, estime le cabinet Deloitte, à verser moins de 150 euros de primes sur 2013. L'année précédente, elles avaient été près de 58% à avancer une fourchette comprise entre 150 et 500 euros.

Autour de 180 euros en 2014

Si le dispositif, contesté au moment de sa mise en place (à lire sur La Tribune ici, ici ou ici), était reconduit sur 2014, il devrait encore se réduire selon Deloitte, qui en estime le montant à 180 euros.

S'il est reconduit, car la majorité actuelle prévoyait, dès l'été 2012, de se débarrasser du dispositif. Finalement maintenue pour 2013, la prime Sarkozy doit faire l'objet d'une remise à plat dans le cadre de la "réforme globale de la participation financière et de l'épargne salariale".

Le Comité d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de l'actionnariat des salariés (Copiesas), qui doit préparer cette réforme, devrait remettre ses propositions au second semestre, explique Le Figaro

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Commentaires
a écrit le 09/01/2014 à 11:42 :
C'EST TOUJOURS MIEUX QUE DE NE RIEN RECEVOIR DU TOUT !!!!
COMME AVEC HOLLANDE ON DONNE BEAUCOUP ET ON NE RECOIT RIEN EN RETOUR. BEAUCOUP DE PROMESSES ? ET PEU DE RESULTATS !!!!!! IL ME SEMBLE ........
a écrit le 08/01/2014 à 17:41 :
emploi credit agricole prime noel 12589 euros pour un conseiller
Réponse de le 09/01/2014 à 18:42 :
employé par le gouvernement, prime de noël: 0€; 13mois: 0€; en attente de savoir si on sera viré ou pour être plus précis quand...
a écrit le 08/01/2014 à 16:32 :
Est-ce-qu'il est prévue d'augmenter les dividendes quand les salaires augmentent ???
a écrit le 08/01/2014 à 16:05 :
les ponctions aux salaries pour conserver les privilèges des ponctionnaires ont été douloureuses
a écrit le 08/01/2014 à 15:27 :
Que les salariés participent aux bénéfices de l'entreprises, rien de plus normal, même si la réalité est bien différente. En revanche, que certains soient exonérés d'impôts sur leurs revenus, là je suis totalemet contre, quelle qu'en soit la raison.
a écrit le 08/01/2014 à 14:34 :
C'est normal, car présidentnormal à tellement fait pour nos entreprises qu'il ne leur reste rien à distribuer.
En revanche, le paiement des heures supp, supprimé par grosmoupremier, avait fait beaucoup pour le pouvoir d'achat.
Alors, journalistes de la tribune, revoyez vos titres SVP !

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