La "prime Sarkozy" rapporte toujours aussi peu aux salariés

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La "prime Sarkozy" est-elle cette "aumône très aléatoire" fustigée par Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée ? L'étude du cabinet Deloitte, dont Le Figaro se fait l'écho mardi, tendrait à lui donner raison.
Mise en place en 2011 par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, cette mesure impose aux entreprises de plus de 50 salariés le versement d'une prime à ces derniers si les actionnaires voient leurs dividendes augmenter par rapport aux deux années précédentes.
"Plus qu'une mesure de pouvoir d'achat, c'est une mesure d'équité et de justice", avait déclaré le ministre du Travail de l'époque, Xavier Bertrand, qui la qualifiait de "juste, concrète" pendant que l'opposition, au pouvoir aujourd'hui, la jugeait "anecdotique".
Plafonnée à 1200 euros et exonérée de cotisations et contributions sociales, la prime qui tient son surnom de l'ancien président de la République n'a rapporté que 200 euros aux salariés éligibles en 2013, contre 270 euros l'année précédente. Lors de son lancement, le gouvernement tablait sur un montant de 700 euros par salarié, versé sous la forme d'une prime sur salaire, dont le montant est déterminé "forfaitairement et au prorata du temps de présence dans l'entreprise".
Mais les tensions financières auxquelles sont soumises les entreprises éligibles les ont conduites, estime le cabinet Deloitte, à verser moins de 150 euros de primes sur 2013. L'année précédente, elles avaient été près de 58% à avancer une fourchette comprise entre 150 et 500 euros.
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Si le dispositif, contesté au moment de sa mise en place (à lire sur La Tribune ici, ici ou ici), était reconduit sur 2014, il devrait encore se réduire selon Deloitte, qui en estime le montant à 180 euros.
S'il est reconduit, car la majorité actuelle prévoyait, dès l'été 2012, de se débarrasser du dispositif. Finalement maintenue pour 2013, la prime Sarkozy doit faire l'objet d'une remise à plat dans le cadre de la "réforme globale de la participation financière et de l'épargne salariale".
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Le Comité d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de l'actionnariat des salariés (Copiesas), qui doit préparer cette réforme, devrait remettre ses propositions au second semestre, explique Le Figaro.
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