Pacte de responsabilité : Hollande répond à Gattaz

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C'est la réponse du berger à la bergère. Interdit lundi de conférence de presse par l'Elysée, Pierre Gattaz a évoqué les contreparties que l'exécutif comptait réclamer aux entreprises dans le cadre du Pacte de responsabilité, rejetant l'idée même de contrepartie.
Conscient du côté sensible des propos de Gattaz, François Hollande a tenu sa ligne politique. "Des engagements, les entreprises doivent également en prendre au niveau approprié pour créer de l'emploi, améliorer la formation professionnelle, localiser des activités, développer les investissements", a déclaré le président de la République lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.
Plus tôt dans la journée, Jean-Marc Ayrault avait également répondu au patron du Medef, estimant que "le dialogue social ne peut pas reposer sur des oukazes". Devant les caméras de télévision, Ayrault n'a manqué d'ironie.
Les politiques de tout bord n'ont pas manqué de réagir sur le sujet.
"[Pierre Gattaz] nous a tiré dans le dos, à nous les Français. Son comportement dans de telles circonstances est inacceptable. On ne va pas à l'étranger profiter d'un voyage présidentiel pour critiquer un président de la République quel qu'il soit."
"Comment est-ce possible pour les Français d'imaginer que nous fassions un effort pour la compétitivité de nos entreprises sans qu'elles veuillent favoriser l'apprentissage et l'emploi? Je regrette cette façon archaïque qu'a le patronat de vouloir aujourd'hui bloquer un dialogue social sur lequel le pays a tout à gagner."
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"Je suis content du moment de lucidité du Medef. Il faut arrêter de réfléchir à des contreparties, il faut baisser les charges et ne pas inventer de nouvelles contraintes pour les entreprises."
"Nous essayons d'avoir une logique partenariale mais le Medef est dans la vieille politique, a du mal à sortir de sa logique d'opposant. Le gouvernement devra donc lui fixer les contreparties."
"On a le sentiment que le patron des patrons se comporte en patron de la France. J'attends du président de la République qu'il ait une parole forte sur cette question. Nous n'obtiendrons pas un bon compromis dans la soumission."
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"Il ne peut pas y avoir de contreparties, il a raison. Baisser les charges des entreprises ça n'est pas faire un cadeau, c'est juste leur donner la possibilité d'être plus compétitives."
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