"Pas de pacte de responsabilité sans contrepartie" (Bruno Le Roux)

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Je veux faire confiance aux chefs d'entreprises, explique Bruno Le Roux, et en même temps pourquoi le cacher, nous avons un léger problème avec celui qui les représente, qui arbore un pin's sans vouloir le mettre véritablement en application
"Je veux faire confiance aux chefs d'entreprises, explique Bruno Le Roux, et en même temps pourquoi le cacher, nous avons un léger problème avec celui qui les représente, qui arbore un pin's sans vouloir le mettre véritablement en application" (Crédits : Reuters)
Le président du groupe PS à l'Assemblée Bruno Le Roux a de nouveau déploré mercredi le refus du patron du Medef Pierre Gattaz de s'engager sur des contreparties dans le cadre du pacte de responsabilité, assurant que sans celles-ci il n'y aurait tout simplement pas d'accord.

Les parlementaires socialistes se rebiffent face à la fin de non recevoir envoyée par le patron du Medef, Pierre Gattaz, sur les contreparties au pacte de responsabilité de François Hollande. A l'image de Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale pour qui faute de contreparties, "il n'y aura pas de pacte" :

"Je vous le dis, je vous réponds très précisément : il ne peut pas y avoir de pacte sans contreparties. La logique d'un pacte, c'est qu'il y a des contreparties, sinon nous prendrions une mesure qui serait une mesure unilatérale, proposée par le gouvernement, de baisse de cotisations sociales, de transfert des cotisations sociales."

"Faire confiance aux chefs d'entreprises"

"C'était fort minable", a lancé Bruno Le Roux à l'adresse du patron des patrons. Est-ce à dire que le chef de files des socialistes au palais Bourbon rejette toute discussion. Au contraire, il lui demande instamment de "se mettre autour de la table et de discuter".

"Je veux faire confiance aux chefs d'entreprises, explique -t-il, et en même temps pourquoi le cacher, nous avons un léger problème avec celui qui les représente, qui arbore un pin's sans vouloir le mettre véritablement en application", s'est-il agacé en évoquant l'insigne que porte Pierre Gattaz sur son costume promettant un million d'emplois.

Premier pas vers les patrons

Bruno Le Roux a par ailleurs réitéré sa proposition d'exonérer de toutes cotisations sociales les entreprises pour tout nouvel emploi créé pendant trois ans.

"Puisque le gouvernement ces derniers temps était face à un blocage du patronat, et un blocage de Pierre Gattaz sur la question des contreparties, j'ai essayé d'apporter une proposition en corolaire, parce que s'il n'y a pas de contreparties, je le redis, il n'y aura pas de pacte, et pour autant, je souhaite que les entreprises soient aidées", s'est-il justifié.

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Commentaires
a écrit le 15/02/2014 à 15:11 :
Contre péteries: la croissance ne se décrète pas administrativement parlant. L'égoïsme du public contre la croissance. Nos institutions tentaculaires détruisent la société civile. C'est ainsi qu'on parle d'un vent de révolte dans les élections...
a écrit le 13/02/2014 à 21:39 :
cet homme n'a jamais rien crée. Depuis sa naissance il vit aux crochets de sa famille d'abord puis aux crochets de la société. Maintenant il vient faire la leçon aux chefs d'entreprise? Qu'il se taise et continue à s'engraisser sur le dos des contribuables.
a écrit le 13/02/2014 à 12:11 :
La politique économique du PS : j'augmente les taxes et les impôts et ensuite propose de peut-être les baisser si vous nous donnez des contreparties.
Pourtant, Hollande voyage à l'étranger aux frais des contribuables (il sort enfin de la Corrèze), mais garde ses œillères marxistes sur les yeux. Forcément, ca déforme la réalité du monde.
a écrit le 12/02/2014 à 21:26 :
Je suis chef d'entreprise et aucune de ces personnes ne me représentent, même Mr Pierre Gattaz. Ce qu'ils disent n'a donc aucun intérêt.
a écrit le 12/02/2014 à 19:38 :
Le roux , Laignel d'issoudun etc..tous ces types ont des mentalités d'apparatchik sectaires et nous mènent peu à peu à la situation de la Grèce .
a écrit le 12/02/2014 à 18:13 :
Nous sommes dans cette France dans la quelle nos 3 institutions le politique, le Medef et les syndicats de salariés sont dans une arène à qui fera le plus gros buzz de la com mais chacun sachant qu'il est incapable de tenir ses promesses et pour cela accuse l'autres de tous les méfaits. Que le gouvernement fasse son métier cet à dire des économies mais sutrtout pas de l'économie. que le patronat investisse dans l'innovation et des équipements de haute technologie que les startup puissent se lancer dans la nouvelle économie sans contrainte politique et que nos syndicats de salariés sortent des idées du XIX siècle. Comme cela n'est pas possible notre pays géré par nos trois minables institutions ne peut pas s'en sortir alors oui on comprend ceux qui s'exilent car la France est aux mains de ces trois institutions qui chacune porte la responsabilité de l'état économique de notre pays.
Réponse de le 13/02/2014 à 11:25 :
Exact Samarinda
A trois, rien ne va.
Il en est de même dans l'éducation nationale.
Enseignants, Elèves, Parents d'élèves...
Le bordel, quoi !
a écrit le 12/02/2014 à 18:06 :
bah ! cela va ce traduire par quels sièges strapontins dans les conseil d'administration !

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