Le projet de transition énergétique, un texte plutôt bien accueilli

Tiphaine Honoré

Tiphaine Honoré
Les écologistes sont plutôt satisfaits du projet de loi, tout comme les industriels des énergies renouvelables, mais aux antipodes, des ONG comme Greenpeace ne cachent pas leur déception. Voici les principales réactions :
Les contents
- EELV: "Un virage sans précédent" se félicite le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée, François de Rugy. Cela permet de "mettre fin au fait qu'EDF fait la politique de l'énergie en France". Mais "ce n'est pas facile, on se heurte à des lobbies extrêmement puissants, à des intérêts qui ne veulent pas que ça bouge, qui ont des relais y compris au sein du gouvernement, donc jusqu'au bout il faudra se battre". La secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse a quant à elle salué le projet, parlant d'un "tournant".
- Nicolas Hulot:
- Les industriels des énergies renouvelables: Le président du Syndicat des énergies renouvelables, Jean-Louis Bal, "salue un projet de loi qui donne de nouvelles perspectives pour nos filières". France Energie Eolienne "se félicite de nombreuses avancées". Hugues Sartre, responsable communication de GEO PLC (entreprise qui accompagne les acteurs publics et privés dans la gestion des programmes d'efficacité énergétique), est "satisfait que le bâtiment soit au cœur du projet. Il y a un gisement d'économie d'énergie à aller chercher".
Les mécontents
- "Tout ça pour ça?", demande le Réseau action climat (RAC). "Le projet de loi ne répond pas à la commande initiale qui était d'identifier une trajectoire claire et des mesures concrètes pour orienter massivement la France vers les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique".
- Pour le président de Greenpeace France, Jean-François Julliard, le texte présenté par Ségolène Royal "donne les clés de la politique énergétique de la France à EDF".
Les mitigés
- L'Association des régions de France juge qu'il s'agit d'un "bon texte qui s'appuie largement sur les Régions", mais "déplore fortement la disparition du service public régional de l'efficacité énergétique qui était pourtant la seule option concrète pour créer un guichet unique offrant une large palette de services, allant du diagnostic initial jusqu'au financement".
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- Pour Nicolas Garnier, délégué général de l'association Amorce, qui rassemble 350 collectivités autour de la gestion de l'énergie :
À lire également
- L'Union française de l'Electricité, association des professionnels du secteur, salue "l'orientation bas-carbone" mais "rappelle la priorité d'une transition à moindre coût" pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages, la compétitivité des entreprises et faciliter le désendettement de la France.
Tiphaine Honoré