"Chacun cherche à se comparer à l'Allemagne à des fins politiciennes" (PDG de Total)

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Christophe Margerie est agacé par la tendance à l'auto-destruction et au défaitisme qui prévalent en France selon lui.
Christophe Margerie est agacé par la "tendance à l'auto-destruction" et au "défaitisme" qui prévalent en France selon lui. (Crédits : Reuters)
Christophe de Margerie estime que la tendance française à vouloir se comparer absolument à l'Allemagne "entrave les efforts pour réaliser les réformes nécessaires" dans un entretien paru dans un quotidien allemand.

En France "chacun cherche à se comparer à l'Allemagne à des fins politiciennes [..] Cela entrave nos efforts pour réaliser les réformes nécessaires dans notre pays".

Ces propos ont été tenus par Christophe de Margerie dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung dans lequel il s'exprime également sur les sanctions contre la Russie qu'il juge contre-productives.

Le PDG de Total se dit agacé par la "tendance à l'auto-destruction", le "défaitisme" qui sont prévalents en France selon lui.

"Cela ne nous aidera pas si les Allemands nous rabaissent"

Selon le patron français, "en Allemagne, on se plaint beaucoup de la France". Et de renchérir: "Mais une chose est sûre: cela ne nous aidera pas si les Allemands nous rabaissent tous les jours".

Ses propos interviennent dans un contexte de discussions agitées en France sur la direction de la politique économique et le rapport à l'Allemagne, dix jours après un remaniement ministériel à Pari avec le limogeage d'Arnaud Montebourg notamment. Ce dernier estime qu"il faut engager une épreuve de force, forcer l'Allemagne à cesser de ne penser qu'à ses intérêts nationaux pour "penser européen".

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Commentaires
a écrit le 07/09/2014 à 12:00 :
Il est très curieux de constater que les mêmes qui nous "mettent sous le nez", passez moi l'expression, l'exemple allemand s'agisant des revenus à 400 euros par mois ou de la bonne santé de l'Allemagne s'alarme soudainement quand on compare les méthodes de managers des entreprises françaises, managers très "has been" et incompétents à gérer leurs entreprises, au vu des résultats sur les marchés financiers comme sur celui des biens industriels. Il reste à ces managers souvent hautains et donneurs de leçons à partir en stage auprès des directions des entreprises allemandes... pour apprendre...
a écrit le 07/09/2014 à 9:46 :
Bravo d'avoir le courage de dire cela sur place aux allemands. En plus le modèle allemand est loin d'être parfait contrairement a ce qu'on croit. Cela étant il fait effectivement nettoyer chez nous en priorite
a écrit le 07/09/2014 à 8:34 :
un vrai economiste aurais compris que les dettes de cette ampleur ne peuvent plus etre rembourse ,?DONC IL VAUT MIEUX NE RIEN DIRE???
a écrit le 04/09/2014 à 15:09 :
M. de Margerie a 100% raison. Il est temps de comprendre que nous sommes les seuls depositaires de nos interest, ce qui signifie etre capable de corrger nos defauts mais aussi nos valeurs, sans compatir aux critiques jamais gratuities y compris de certains pays amis...
Réponse de le 07/09/2014 à 2:03 :
Je suis d'accord. Il faut mieux prendre son destin dans ses propres mains au lieu de rendre les autres (dont l'Allemagne) coupables de son sort.

En même temps, on ne peut pas attendre que les autres cessent de critiquer quand on n'est pas prêt lui-même de critiquer les autres. Si on critique l'Allemagne (comme fait se M. Montebourg) on doit accepter d'être critiqué. Cela va dans les deux sens.
Réponse de le 08/09/2014 à 16:28 :
OK, mais cela inclus la souveraineté monétaire, vous en conviendrez !

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