
« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky
En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?
Selon un sondage réalisé en septembre par l'Ifop pour la région Auvergne, 55% des actifs seraient prêts à partir vivre à la campagne si on leur offrait la possibilité d'y exercer une activité qui leur plaît. Pour les urbains franciliens, ce pourcentage grimpe à 69% ! L'Agence des Territoires d'Auvergne, structure émanant du Conseil Régional et chargée de l'accueil des porteurs de projets et des salariés qui souhaitent s'installer dans la région, a depuis longtemps saisi la balle au bond.
Pour dynamiser son territoire, aimanter une nouvelle population et des talents, l'Agence vante depuis 2006 les atouts de la région. Elle rappelle d'une part que l'Auvergne est l'une des cinq régions où le taux de chômage est le plus bas. Il s'élève actuellement à 8,6% de la population active contre 9,8% en moyenne en France. D'autre part, elle assure que de nombreux emplois qualifiés sont à pourvoir, en particulier dans les secteurs de l'agro-alimentaire, la banque et l'assurance, l'industrie, l'informatique, la santé.
Elle propose aussi des facilités aux nouveaux venus dans une offre baptisée "New Deal Auvergne". Concrètement, les personnes recrutées bénéficieront d'une aide pouvant aller jusqu'à 1.500 euros, destinée à financer leur logement pendant leur période d'essai, ou, s'ils le souhaitent, d'autres frais liés à leur installation (déménagement, trajets...). Depuis son lancement, le New Deal a accompagné la création de 220 emplois. « Dans 95 % des cas, les personnes qui ont bénéficié du dispositif ont été confirmées dans leur poste et sont restées en Auvergne », précise l'Agence.
Les entrepreneurs sont aussi concernés. Actuellement, cent offres "New Deal" sont à saisir pour les actifs qui souhaitent reprendre une entreprise en Auvergne. Il s'agit d'un accompagnement sur-mesure comprenant la prise en charge de visites dans la région, des rendez-vous gratuits avec juriste et expert-comptable, une formation courte... et le logement offert pendant les trois premiers mois d'installation. « Restaurants, salons de coiffure, auberges, commerces, chambres d'hôtes... 11.000 entreprises auvergnates attendent de trouver un repreneur à horizon cinq ans », estime l'Agence.
Sur le plan macro-économique, la région ne fait pas mieux que les autres.
Selon une autre étude l'Insee, l'Auvergne fait partie des régions qui n'ont pas effacé les dégâts causés par la crise de 2008-2009. C'est également le cas des régions très industrielles du quart nord-est telles que l'Alsace, la Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine, et Picardie et du centre, plus rural, comme le Centre, le Limousin.
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Point positif, une autre enquête récente de l'Institut indique que 56 % des sociétés auvergnates de 10 à 249 salariés ont innové entre 2010 et 2012. « Cette proportion est similaire à la moyenne de France de province », précise l'Insee.