Emmanuel Macron envoie un boulet de canon contre les grands patrons! C'est en tout cas le message que le ministre de l'Economie veut faire passer en annonçant son intention d'interdire les retraites chapeau. Ces systèmes de retraites pour PDG (et cadres dirigeants)déchus ou en âge de se retirer de la vie professionnelle ont choqué l'opinion publique par les montants astronomiques qu'ils ont pu atteindre. Indécent, en ces temps de disettes économiques et de chômage de masse.
Cette sortie du ministre devant les députés intervient au lendemain
Pour le gouvernement, c'en est trop. Car à France Telecom comme à GDF Suez, l'Etat est un des actionnaires de référence et passe donc pour le complice des patrons. Le mois dernier, en effet, l'affaire de la retraite chapeau de Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, avait "choqué" l'opinion publique et Emmanuel Macron qui a parlé
L'interdiction des retraites chapeau serait surtout un revers pour le patronat qui a tenté de moraliser les bonnes pratiques dans ce domaine. Le code Afep-Medef prévoit ainsi que le montant de la retraite ne doit pas dépasser 45% de la rémunération de référence. Or dans le cas de Gérard Mestrallet, celle-ci était de 28%.
Depuis, c'est la débandade dans les rangs du patronat. Stéphane Richard, PDG d'Orange a été le premier à dégainer, une semaine avant que n'éclate l'affaire Didier Lombard. "Chaque fois qu'une affaire de retraite chapeau sort, il y a beaucoup d'émotion dans l'opinion et on peut le comprendre. Je pense qu'il y a un effet consistant à perpétuer une forme d'inégalité ou de désavantage qui est quand même très très difficile à admettre", a-t-il déclaré le 12 novembre dernier sur RTL. La suppression de ce dispositif serait, selon lui, "une voie assez saine et assez pragmatique".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Lire aussi :
À lire également
Louis Schweitzer, ancien patron de Renault, et commissaire général à l'investissement, lui a emboité le pas, le 17 novembre sur Radio Classique : "on a mis en place des mesures fiscales qui font que cet avantage a beaucoup diminué, 70% part aux impôts, le système va peu à peu s'étioler."
Le patronat a voulu sauver son système de retraite bonifié, il doit aujourd'hui manger son chapeau...
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?