Le monde entier au chevet du climat

Lundi s'ouvre la réunion de l'ONU sur le climat à Poznan en Pologne. La communauté internationale doit y définir les bases d'un futur accord qui sera ratifié en 2009 à Copenhague. La volonté affichée du futur président américain Barack Obama de s'impliquer dans la lutte contre le réchauffement climatique ouvre de nouveaux espoirs, alors que les Etats-Unis ont jusque là refuser de signer le protocole de Kyoto.

Dès ce lundi 1er décembre, la communauté internationale va se réunir à Poznan en Pologne jusqu'au 12 décembre pour son rendez-vous annuel sur le climat sous l'égide de l'ONU. Objectif : jeter les bases d'un futur accord apte à juguler l'envolée du thermomètre global d'ici la fin du siècle, avec en vue le traité de Copenhague en 2009 qui doit remplacer le protocole de Kyoto.

En dépit du contexte mondial de crise, le rendez-vous polonais s'ouvre avec une bonne nouvelle: les Etats-Unis seront pour la dernière fois représentés par l'équipe Bush et le président élu Barack Obama s'est déjà engagé à ramener les émissions de gaz à effet de serre (GES) des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d'ici 2020. C'est  "un véritable changement de donne internationale", explique ainsi Jean-Louis Borloo, ministre français de l'Ecologie, dont le pays préside l'Europe jusqu'à fin décembre.

La mauvaise nouvelle en revanche, c'est le carambolage de calendrier qui effrite le leadership européen sur un théâtre où elle était une pièce maîtresse: les 27 doivent s'accorder sur le paquet climat-énergie, source de profondes divisions, lors du sommet européen des 11 et 12 décembre. Aux dates mêmes où les ministres de l'environnement (150 sont attendus selon l'ONU) clôtureront la conférence de Poznan.

L'enjeu, d'ici Copenhague, sera de définir des engagements au-delà de 2012, en enrôlant les Etats-Unis (seul pays industrialisé à n'avoir pas ratifié Kyoto), mais aussi les "Cinq grands" - Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique-, des économies en plein essor qui polluent désormais autant que les pays industrialisés.

Ce dimanche, le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est dit "optimiste" sur les chances d'un accord international sur le changement climatique. "Malgré la difficulté des négociations, je suis optimiste sur le fait qu'il y aura des progrès à Poznan, et un accord à Copenhague", a déclaré le commissaire grec dans un entretien au quotidien athénien Kathimérini.
 

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Commentaires 4
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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On marche sur la lune dans les année 60 ; on invente des bombes qui peuvent detruire des pays entiers ;on greffe des visages et d'autres organes on construit des villes ou tout est démesuré en plein désert Las Végas ET ON EST INCAPABLE DE REJETER ...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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De l'esbroufe, toujours de l'esbroufe, encore de l'esbroufe. Le futur s'annonce extrêmement mal.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Au premier choc pétrolier, je travaillais chez Saunier Duval Eau Chaude Chauffage. Le gouvernement Français nous avait demandé de produire des pompes à chaleur, des capteurs solaires, des chaudières individuelles électriques.Nous avions fait tout cel...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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1er commentaire : Les E-U ont refusé ..et non refuser. ( Considérons que la Tribune a droit à la faute d'étourderie) 2 èm : Les lecteurs apprécieraient sûrement que cette même Tribune les tiennent informés , avec sa rigueur habituelle , des travau...

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