Le FMI réduit drastiquement ses prévisions de croissance

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Le Fonds monétaire international (FMI) vient d'annoncer, ce mercredi, que la croissance mondiale, cette année, ne devrait pas dépasser 0,5%, avant de remonter à 3% en 2010.

C'était attendu, c'est confirmé. Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en forte baisse ce mercredi sa prévision pour la croissance mondiale, qui ne devrait pas dépasser 0,5% cette année, sous l'effet d'une forte contraction de 2% du produit intérieur brut (PIB) des pays développés. "La croissance de l'économie mondiale devrait tomber à 0,5% en 2009, taux le plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale. Malgré les actions de grande ampleur engagées par les pouvoirs publics, les tensions demeurent aiguës sur les marchés financiers et brident l'économie réelle", a affirmé l'institution en préambule de ses "Perspectives de l'économie mondiale".

En novembre, le FMI prévoyait encore 2,2% de croissance mondiale en 2009. L'évolution du PIB a été revue en nette baisse pour toutes les grandes économies. Parmi les pays développés, les Etats-Unis seraient le pays qui résisterait le mieux à la crise, avec un PIB en recul de 1,6% (après une hausse de 1,1% en 2008).

La zone euro serait plus durement touchée, avec une contraction de 2% (après +1% en 2008), bien plus marquée que celle de 0,5% anticipée jusqu'ici. Pour la France, le recul serait de 1,9% (après +0,8% en 2008), contre une baisse de 0,5% prévue en novembre. L'Italie connaîtrait trois années consécutives de recul du PIB entre 2008 et 2010, avec un pic cette année (-2,1%).

Pour la première économie de la zone, l'Allemagne, les prévisions avaient déjà été publiées six jours plus tôt, avec un recul de 2,5% en 2009 (après +1,3% en 2008).

Le Japon devrait voir son PIB reculer de 2,6%, au lieu du petit fléchissement de 0,2% attendu jusqu'ici. La deuxième économie mondiale serait ainsi en récession pour la deuxième année consécutive, après une baisse de 0,3% en 2008.

Le FMI s'alarme dans son rapport que "les risques de déflation augmentent dans plusieurs pays avancés", même si dans une note de recherche, il estime que "le résultat le plus probable est qu'une déflation durable sera évitée, comme ce fut le cas en 2002-2003". Enfin, l'institution multilatérale s'inquiète une nouvelle fois de l'état de la finance mondiale, et souligne que "la reconnaissance des pertes et la restructuration des créances douteuses ne sont pas achevées".

Le Fonds a notamment revu à la hausse son estimation du coût de la crise bancaire aux Etats-Unis, qui devrait affecter les institutions financières mondiales à hauteur de 2.200 milliards de dollars, contre 1.400 milliards estimés en octobre.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pas de panique les ultra collectivistes comme FL vous tous nous sauver. Staline revient !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le FMI fait semblant de ne pas comprendre que le système capitaliste tel qu'il est, est à bout de soufle et à moins de le réformer en profondeur, la situation va continuer de se dégrader dans des proportions qui ne peuvent être estimées.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le FMI fait semblant de ne pas comprendre que le système capitaliste tel qu'il est, est à bout de soufle et à moins de le réformer en profondeur, la situation va continuer de se dégrader dans des proportions qui ne peuvent être estimées.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
plus le temps passe et plus on s'aperçoit que la crise s'aggrave ;malgre tous les plans de relance le redémarrage va se faire attendre encore quelques annees .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout à fait d'accord. Je tente d'espérer que prévisionnistes (!), économistes et politiques seront capables en 2 ou 3 ans de reconstruire un nouveau système, toujours capitaliste, mais plus régulé dans lequel qqs "grands" chefs de multinationales ne pourront plus faire n'importe quoi dans le seul but d'augmenter leur bonus ... à court terme, avnt de partir.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Comment ce fait-il que ce machin la existe toujours,quel est son role,endetter les peuples de la planete?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
On sait bien que pendant que certains font faillite d'autres augmentent leurs dividendes. Actuellement en France quel est le parti politique capable de juguler la crise ... si je ne suis pas d'accord avec Sarkosy, je le préfère à Royal. Si la crise est paraît-il moins grave en France c'est grâce à nos bas de laine ...les pronostiques du FMI me font penser aux cartomanciennes, l'Amérique est dans l'obligation de faire du social et du protectionnisme - on y arrivera aussi après.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bonsoir
on 'a rien vu
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je pense qu'Odette a raison. Quand le bateau coule, chacunb pense à sauver sa peau. Et d'ailleurs dans le "sauve qui peut" et la panique générale, peut-on encore penser à faire autre chose ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ne pleurer plus dans peu de temps avec la paix pour tous le grand mainitou qui a le contôle des politiques dans sa maet vous dira que tout cela doit permettre de vivre sans qu'on ait à utiliser les différentes monnaies existantes sur la planète car la réunion organisée en 1985 à Nairobi a tout prévu.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Évidement, comme le dit Keynes << à long terme, nous seront tous morts>>. Ce qui sous entend qu'en cas de crise, il faut agir à court terme. Quand on observe les agissements de part et d'autres, rien ne porte à croire que chacun veut vraiment mettre en oeuvre des mesures keynésiennes rigoureuses pour palier à cette crise .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
IL y a pas mal de pseudo-éconnomistes qui commentent maladroitement les articles sur LaTribune.fr .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
IL y a pas mal de pseudo-éconnomistes qui commentent maladroitement les articles sur LaTribune.fr .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vu que les prévisions sont revues à la baisse tous les mois il ne faut pas trop s'y fier, en tout cas 0.5% de croissance au niveau mondial est catastrophique, cette situation ne doit aps durer plus de deux ans sinon......
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour le moment, on pare au plus pressé au keynésien FMI comme ailleurs mais le diagnostic est-il le bon ? La crise actuelle comme celle de 2000-2003 n'est-elle pas le résultat d'un excès de keynésianisme primaire (expansionnisme délibéré monétaire ou budgétaire) avec une crise de surendettement de certains pays ...Dans ces cas là, la récession engendrée par le besoin de reconstituer son épargne pour payer ses dettes est à la mesure de la bulle keynésienne précédente...Quand à la lutte contre la déflation, elle ne plaira à aucun microéconomiste puisqu'elle tend à faire disparaître (à s'"approprier") les gains concurrentiels et de comptétitivité ....au détriment du consommateur (impôt d'inflation ou de reflation bien connu) et donc du pouvoir d'achat...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
je vous invite à relire tous les pronostics divers et variés publiés depuis des années et regardez ensuite la dure épreuve des faits.Si vous etes encore à croire toutes les prédictions de ces oiseaux de mauvaix augures, alors vous n'etes pas prets de rebondir.aujourdh'hui, nous avons assisté à un rebond du au volontarisme de l'administration OBAMA, les faux prophetes viendront vous dire que c'est un simple rebond technique.ecoutez les et vous serez toutes votre vie des loosers...moi, j'ai choisi mon camp sin de
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ainsi la finance serait très affaiblit. Que voilà une formidable occasion pour les politiques de reprendre la main...Mais en ont-il réellement la possibilité?
Barack OBAMA, nouvel élu, ne va t-il pas découvrir qu'il n'est pas si simple de rompre le pacte "donnant/donnant" qui lie chaque état avec ses créanciers !
Il y a un DAVOS pour l'économie !
Les politiques, au niveau mondial, doivent lancer un forum de la vie "éthique" de l'être humain sur la planète et demander aux "argentiers" de DAVOS de travailler à partir de la "Feuille" de route que leur fournira ce forum.
Tous les autre "ZIN ZIN" doivent être dissous afin qu'au niveau mondial on constate clairement que l'économie est outil au service d'un projet politique Humain et non une terre promise à tous mais en fait réservée à quelques "élus"
Les politiques oseront ils cette "rupture" ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Freeman est dans le vrai. Il est vraisemblable qu'on ne va pas pouvoir éviter une période de déflation (6 mois à 2 ans), plus ou moins forte selon les pays, puis juste derrière une augmentation très vive de l'inflation pour permettre aux états de rembourser les déficits colossaux qui se sont accumulés et vont actuellement en s'accélérant. Les mois à venir seront donc difficiles pour tous et particulièrement durs pour les sans-emplois, les retraités et les travailleurs pauvres. Les risques de déflagration sociale vont aller croissant dans les pays les moins stables et dans les démocraties dont les gouvernements font des promesses lénifiantes qu'ils seront incapables de tenir, avec la tentation pour beaucoup de recourir aux bonnes vieilles méthodes, à savoir collectivisme et facisme, revus et corrigés pour paraître plus modernes et plus en phase avec le monde actuel. Hélas, nous savons bien que ces régimes sont bien pire que les maux qu'ils sont sensés guérir, même s'il peuvent s'avérer efficace à court terme. Il convient donc avant tout de garder la tête froide et d'approuver les gouvernements qui tentent de restaurer l'orthodoxie économique qui nous a tant manqué sur les dernières années: ne pas dépenser en coûts de fonctionnement plus que ce que l'on gagne , s'endetter uniquement pour investir et seulement à bon escient, voter des lois pour réglementer les abus en terme de rémunération des dirigeants et des actionnaires afin de moraliser la vie des affaires. Le chemin est abrupt, mais les raccourcis peuvent nous mener au précipice, donc restons sur le sentier.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mieux vaut être un pseudo économiste qu'un économiste raté.
Quand je vois que des guignols dirigent la BCE, cela devient grave.
Quelq'un peut me dire ce qu'est le capitalisme si ce n'est le système le moins mauvais pour l'instant.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
on nous bassine avec des mots. Moi je ne fais qu'un constat et beaucoup de gens sont à, côté de la plaque : il suffit d'observer ce qui se passe au niveau du prix de l'essence. Comparez les prix du baril d'il y a 2 à 3 ans et en même temps, voyez le prix de s carburants de l'époque . Voyez les mêmes prix actuels et comparez. Vous serez vite édifiés. Il en va de même avec le reste. Ne parlons pas de l'ensemble des évènements et actes qui nous sont proposés chaque jour sous peine d'avoir envie d'accrocher la corde à la poutre....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Gouverner, c'est prévoir.
Les subprimes ont commencé en 2006 et ni CHIRAC, ni DE VILLEPIN n'ont utilisé ce prétexte pour s'excuser de leurs mauvais résultats. Chomage en baisse, croissance positive, réduction du déficit de l'Etat, réforme des retraites. Tout cela sans bruit et dans la concertation.
Aujourd'hui, place aux nuls, SARKOZY, FILLON et consorts, aucun de ces personnages n'ont été 1er Ministre, allez savoir pourquoi.
La seule solution, est que SARKOZY dissolve l'Assemblée Nationale et en appelle aux électeurs.
Comme CHIRAC en 1997, quand il a senti que l'opinion n'était plus avec lui.

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