Pour le FMI, la récession sera longue et dure, et la reprise terne

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Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué jeudi qu'il prévoyait pour l'économie mondiale une récession plus longue et intense que les précédentes, suivie d'une reprise "terne".

Voilà qui est de nature à occulter les quelques lueurs d'optimisme qui pointaient ici ou là. "La coïncidence d'une crise financière et d'une récession mondiale va probablement entraîner une baisse de la production d'une gravité et d'une longueur inhabituelles", écrit le FMI (Fonds monétaire international) dans les chapitres thématiques de ses "Perspectives pour l'économie mondiale".

Pour aboutir à cette conclusion, les économistes du Fonds se basent sur des comparaisons historiques avec d'autres crises survenues dans le monde entier. Ils se risquent pas à avancer une date pour une reprise. Aux Etats-Unis, "il y a des preuves d'une spirale négative entre les prix des actifs, le crédit, l'investissement qui (...) est habituelle lors des récessions graves conjuguées à des crises financières", relève le FMI.

Le FMI a également prévenu que "le repli des flux de capitaux à destination des pays émergents risquait de durer" après la crise actuelle, "étant donné les problèmes de solvabilité auxquels sont confrontées les banques des pays avancés, qui leur apportent des financements substantiels".

Le risque est particulièrement élevé pour l'Europe de l'Est, où les problèmes des banques d'Europe de l'Ouest, qui dominent le paysage bancaire local, font peser de lourdes menaces sur le secteur financier et l'économie. "Etant donné leur forte exposition, les pays émergents d'Europe risquent d'être profondément ébranlés", s'inquiéte le FMI.

De son côté, Dennis Lockhart, un des dirigeants de la Réserve fédérale des Etats-Unis a déclaré jeudi qu'il s'attendait à une reprise "lente et timide" de l'économie américaine. "Mes pronostics plaident pour un début de reprise dans la seconde moitié de 2009. Je n'attends pas une reprise forte, mais je prévois en revanche que la contraction économique que nous vivons cède la place à une croissance lente et timide dès le troisième trimestre", selon lui.

Néanmoins, "la réalisation de ce pronostic prudemment optimiste est encore soumise à des risques", a reconnu Dennis Lockhart, selon le texte de son allocution remis à la presse. Le président de la Banque de réserve fédérale d'Atlanta a notamment cité l'état du marché de l'immobilier commercial et les risques qu'il représente pour les banques, ainsi que la montée continue du chômage.

(retrouvez, sur le site du FMI,  le chapitre 3  et 4 "des perspectives de l'économie mondiale, avril 2009")

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Qu'est-ce qu'on fait? Je propose de noyer ces nouveaux Cassandre
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bof... Comment se fier à des analystes qui n'ont pas vu venir la crise... Ils ne verront donc pas mieux venir la reprise! Ce qui est dommage... c'est le prix qu'ils coûtent à la collectivité pour finalement pas grand chose...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Quand on annonce de mauvaises nouvelles, on est sûr de rester très apprécié : si on a raison, on crie au génie; si on a tort, c'est que les choses s'arrangent et les oiseaux de mauvais augure sont simplement taxés de pessimistes. Ce que l'on attend du FMI ce n'est pas des prévssions, c'est de l'action.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mr Lockhart est probablement un expert.
D'un côté, il prévoit une croissance lente et terne et, de l'autre, il s'interroge sur l'Etat de l'immobilier commercial, des actifs toxiques non dévoilés et du moral des consommateurs.
S'il y a reprise, il l'avait dit. S'il n'y a pas de reprise, il l'avait dit aussi.
Un expert.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je pense que le FMI, comme l'OMC porte une grande part de responsabilité da
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je pense que la crise est profonde, mais peut être pas.
Je pense que nous allons vers une refonte compléte du systéme, mais probablement que non.
Je pense que je ne sais sur le fond pas grand chose, mais pas tant que cela.
Je pense que
Je pense que...
En fait je postule pour un poste à L'OMC, au FMI, à l'OCDE.
De fait je me prépare à faire de grandes anticipations à posteriori.
Je me pose en spécialiste des lendemains de crise.
Et comme je serai aussi probablement un jour patron de la FED. Je me prépare à discourir sur le fait que ma carriére de spécialiste n'aura été qu'une suite de bavures.

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le FMI délire! Les résultats d'entreprise sont bien meilleurs que prévus, les bourses explosent à la hausse, Goldman Sachs brille comme jamais!....On a clairement grossi cette crise qui semble etre pratiquemment derrière pour la Chine, tout bientot pour les US et ensuite pour l'Europe: Un cycle en suit un autre. Rien de nouveau si ce n'est une accélération des cycles. Le problème est simplement que l'émotion est vive lorsque les bourses baissent...on a tellement l'habitude de les voir à la hausse continues depuis 2003 que l'on oublie qu'il y a des périodes de récession, très courte dans notre cas! Tous ceux qui ont compris cela ont gagné beaucoup d'argent ces dernières semaines...On peut d'ailleurs s'attendre à de nouveaux records historiques de résultats chez...Goldman Sachs! A bon entendeur...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je partage tous les commentaires précédents et pour faire avancer le débat je vous suggère d'alller sur le lien suivant concernant le cabinet de prospecitive LEAP qui avait annoncé la dépression en février 2006. Voilà des gens qui sont très peu cités (pourquoi les médias n'en parlent-ils presque pas? Bizarre conspiration du silence!) et pourtant, non seulement ils font une analyse remarquable, mais ils anticipent les évènements en proposant les solutions pour en éviter les néfastes conséquences.
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-32-est-disponible!-4-trimestre-2009-Debut-de-la-phase-5-de-la-crise-systemique-globale-la-phase-de-dislocation_a2796.html
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
d'ACCORD avec carpatrick - Si les peuples se débarrassaient très énergiquement de tous ceux qui n'ont rien vu venir, ou qui pour certains d'entre eux ont été des complices, la société et l'humanité s'en porterai mieux - Par exemple utiliser les armées pour nettoyer les paradis fiscaux, confisquer les avoirs et les actifs des financiers voyous,... et ensuite regrouper tous les collabos de la crise sur ces iles transformées en prisons, CE SERAI UNE BONNE OCCASION d'APPRENDRE AUX VOYOUS à s'AUTOSUFFIRE en apprenant la culture de leur nourriture !!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pizza retourne a ton four avec tes comiques qui ne feront que prendre la place des blaireaux du FMI. Tout le monde savait que les états unis vivaient largement au dessus de leurs moyens mais cela faisait si longtemps que ca tenait que quand cela s'est cassé la gueule, ca a surpris tout le monde.

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