Bernanke écarte une hausse des taux à court terme

 |  | 342 mots
Lecture 2 min.
Les perspectives économiques semblent s'améliorer outre-Atlantique, a estimé ce mardi le président de la Réserve fédérale. Mais le chômage devrait rester élever jusqu'en 2011.

Il n'y aura pas de hausse des taux d'intérêt américains à court terme. Ben Bernanke a en effet écarté cette hypothèse ce mardi, alors que plusieurs économistes et responsables politiques se sont inquiétés ces derniers temps des répercussions de la politique de taux quasi-nuls. Depuis le déclenchement de la crise financière puis économique, la Réserve fédérale a abaissé ses taux dans les grandes largeurs, portant son taux directeur à son plus bas historique, une fourchette de fluctuation comprise entre 0% et 0,25%.

"A la lumière du marasme économique considérable et de pressions inflationnistes limitées, la politique monétaire reste concentrée sur le besoin de favoriser la reprise économique", a expliqué le président de la Fed lors d'un discours devant le Congrès américain. Ainsi, "une attitude très accommodante sur la politique monétaire sera appropriée pour une période prolongée". Le resserrement de la politique monétaire ne pourrait ainsi pas intervenir avant 2011, estiment ainsi certains analystes.

Ben Bernanke a cependant indiqué que les perspectives semblaient s'améliorer pour l'économie américaine, alors que la Fed a récemment revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les prochaines années. En 2009, la contraction de la première économie mondiale n'est ainsi plus attendue qu'entre 1% et 1,5%. En avril, les banquiers centraux misaient sur une fourchette allant de -1,3% à -2%. Pour, l'année prochaine la croissance du PIB est escomptée entre 2,1% et 3,3% (contre 2-3% précédemment). Elle pourrait atteindre de 3,8% à 4,6% en 2011 (au lieu de 3,5-4,8%).

"L'insécurité de l'emploi, s'ajoutant à la baisse de la valeur de l'immobilier et la rareté du crédit, devrait limiter les gains dans la consommation", a-t-il néanmoins souligné. La progression du chômage devrait notamment se poursuivre. Et la Fed l'attend même au-delà de ses dernières estimations. Le taux de chômage devrait ainsi être compris entre 9,8% et 10,1% à la fin de l'année. Il devrait encore s'élever à 9,5-9,8% l'an prochain et à 8,4-8,8% en 2011.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il y a le feu partout mais à par ça tout va trés bien madame la marquise .

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :