Bonus, sortie de crise, G20, grippe A : réunions des dirigeants européens

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Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances de l'UE devaient décider d'une position européenne commune sur cette question avant de se réunir, les 4 et 5 septembre à Londres, avec leurs homologues du G20. Par ailleurs, les ministres de la santé européens tiendront une réunion extraordinaire le 12 octobre pour faire le point sur l'évolution de la pandémie de grippe A.

Il est temps de définir plus précisément les stratégies de sortie des déficits publics et celles-ci doivent être coordonnées au niveau international, ont estimé mercredi les Etats membres de l'Union européenne.
Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances de l'UE devaient décider d'une position européenne commune sur cette question avant de se réunir, les 4 et 5 septembre à Londres, avec leurs homologues du G20.
Ils devaient également revenir sur la question de l'encadrement plus restrictif des bonus et rémunérations des opérateurs de marchés, comme évoqué en début de semaine par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.
"Le pire est passé pour le moment mais le temps n'est pas encore venu de retirer le stimulus budgétaire. Nous devons maintenir cet effort dans le courant de cette année et l'année prochaine", a déclaré le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, à son arrivée.
"Mais nous devons nous mettre d'accord sur les stratégies de sortie (des déficits). Nous allons en discuter", a-t-il ajouté.
De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia a insisté sur le fait que ces stratégies devaient être coordonnées, d'abord au niveau européen puis au niveau international.
"Ce sera un sujet de discussion de la prochaine réunion du G20 à Londres", a-t-il annoncé.
Sur la question des bonus perçus par les traders et banquiers, les ministres européens se sont voulus ambitieux mercredi et ont dit espérer convaincre les autres grandes économies mondiales d'adopter une telle approche.
"Les banquiers font la fête comme si nous étions en 1999, mais nous sommes en 2009. Nous devons mettre fin à cela. La culture des bonus doit cesser et elle doit cesser à Pittsburgh", a ainsi déclaré le ministre suédois des Finances Anders Borg, dont le pays préside l'UE ce semestre.
La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a elle-aussi rappelé qu'il fallait "mettre de l'ordre". "C'est évidemment emblématique. Nous allons tout essayer pour être suivis (par les autres pays)", a-t-elle dit.
Mardi, dans une interview à Reuters, elle s'était dite confiante dans la possibilité d'avancer sur cette question lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20, le 20 septembre prochain à Pittsburgh. [ID:nL199900]
Son homologue belge Didier Reynders a abondé en ce sens, estimant qu'il existait des pratiques qui n'étaient "pas acceptables" et qu'il fallait "intervenir ensemble".

Par ailleurs, la ministre suédoise à la Santé Maria Larsson a annoncé ce mercredi que les ministres de la santé des 27 pays de l'Union européenne tiendront une réunion extraordinaire le 12 octobre pour faire le point sur l'évolution de la pandémie de grippe A (H1N1, ex porcine ou mexicaine). Cette réunion vise à aborder plusieurs thèmes dont l'accès aux vaccins, la passation de commandes communes de vaccins pour les pays européens moins armés et la solidarité internationale.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est sûr que si l'ensemble des pays possédant les grandes places financières adoptent des réglementations restrictives sur les bonus, l'argument consistant à dire qu'il faut motiver les meilleurs traders pour les garder tombera en bonne partie !
Y a plus qu'à, en espérant que ce ne soit un bon gros coup d'épée dans l'eau !
Par contre ce n'est qu'une partie du problème, il y aussi trop de monte qui gravite dans le monde de la finance

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