Front franco-allemand pour la régulation des bonus

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Le gouvernement allemand a annoncé ce vendredi qu'il soutenait l'initiative française pour la régulation et la limitation des bonus bancaires au niveau international.

Berlin "soutient la proposition française pour une initiative internationale sur les rémunérations dans le secteur bancaire", a déclaré ce vendredi, lors d'une conférence de presse, le porte-parole adjoint du gouvernement allemand, Klaus Vater. "Les systèmes de rémunération peuvent contribuer à augmenter les risques systémiques dont les banques sont porteuses", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi et mercredi qu'il prônerait auprès de ses partenaires du G20 à Pittsburgh fin septembre une limitation des bonus bancaires au niveau international, après l'annonce en France de mesures acceptées par les banques pour limiter les primes versées à leurs traders.

Mercredi, la chancelière Angela Merkel avait indiqué laconiquement, dans une interview télévisée, qu'elle soutenait "bien sûr" la proposition du président français Nicolas Sarkozy. La chancelière avait jugé "fâcheux que dans certaines banques, tout recommence presque comme avant", et ajouté qu'il s'agirait d'un "thème central" des discussions à Pittsburgh.

De son côté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a accueilli plutôt favorablement jeudi la volonté française de limiter les bonus bancaires au niveau international. Sans vouloir commenter précisément l'idée avancée par Nicolas Sarkozy, il a indiqué en soutenir l'esprit, dans une conférence de presse.

En 2004, "l'une des premières initiatives de ma Commission a été de proposer l'introduction de principes limitant les bonus et salaires des dirigeants, mais personne n'y a prêté attention", a regretté José Manuel Barroso. "Je suis très heureux à présent de voir que certains dirigeants y prêtent attention et bien entendu nous allons travailler, dans le cadre du G20, en vue de nous attaquer à toutes les questions liées au renforcement de l'éthique dans l'économie de marché", a-t-il ajouté.

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