Statistiques américaines rassurantes avant les décisions de la Fed

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Le secteur immobilier américain s'est repris en novembre, après la sévère rechute enregistrée le mois précédent. Par ailleurs, les prix à la consommation continuent de progresser. Pour autant, la Fed ne devrait pas toucher au niveau de ses taux.

Chiffres rassurants pour le secteur de construction américain. Après une sévère - et inattendue- rechute au mois d'octobre, les mises en chantier et les demandes de permis de construire sont reparties à la hausse en novembre, selon les chiffres publiés ce mercredi par le département (ministère, ndr) du Commerce américain.

Les mises en chantier, qui traduisent l'état actuel du marché de la construction, ont progressé de 8,9% le mois dernier. Elles avaient chuté de 10,1% en octobre. En rythme annuel, les mises en chantier s'élèvent à 574.000 unités, une performance légèrement inférieure à celle attendue par les économistes (580.000).

De son côté, le nombre de permis de construire délivrés en novembre a grimpé de 6% par rapport au mois précédent. Il avait chuté de 4,2% en octobre, essentiellement en raison des incertitudes sur l'avenir du crédit d'impôt accordé aux primo-accédants. En rythme annuel, 584.000 permis ont été accordés. Le consensus tablait sur 570.000 permis.

Par ailleurs, les prix à la consommation poursuivent leur progression, affichant un gain de 0,4% en novembre par rapport au mois précédent. Il s'agit de leur quatrième hausse mensuelle. En glissement annuel, l'indice des prix affiche un rebond de 1,8%. Ces deux chiffres sont conformes aux attentes des économistes.

Cette nouvelle hausse des prix a été provoquée par le bond des prix de l'énergie, qui ont grimpé de 4,1% en novembre. L'inflation sous-jacente, qui exclut les élements volatils comme l'énergie et l'alimentation, ressort ainsi en hausse de 0,1%. Sur un an, elle a progressé de 1,7%, ce qui reste conforme aux objectifs de la Réserve fédérale.

Cette dernière réunit d'ailleurs ce mercredi son Comité de politique monétaire. Plus que la statu quo attendu - le taux directeur devrait rester à son plus bas niveau historique, dans une marge de fluctuation allant de 0 à 0,25% - ce sont les commentaires des banquiers centraux qui seront particulièrement scrutés.

Les marchés craignent en effet que le durcissement de la politique monétaire n'intervienne plus tôt que prévu, alors que les signes de reprise de l'économie se multiplient. Craintes ravivées mardi par le bond des prix à la production: l'indice PPI (prix à la production) a progressé de 1,8% en novembre par rapport à octobre alors que les économistes s'attendaient à une hausse de 0,8%.

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