Ianoukovitch demande à Ioulia Timochenko de reconnaître sa défaite

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Après sa victoire, Viktor Ianoukovitch a engagé ce mercredi Ioulia Timochenko à quitter son poste de Premier ministre, alors que les partisans de sa rivale refusent de concéder la défaite au scrutin présidentiel de dimanche.

Après dépouillement de l'ensemble des suffrages par la Commission électorale centrale, Viktor Ianoukovitch a réalisé un score de 48,95% contre 45,47% à Ioulia Timochenko, soit une différence de 888.000 voix environ. Exposant son programme, Viktor Ianoukovitch a précisé qu'il donnerait la priorité aux relations de Kiev avec la Russie et les pays de l'ex-Union soviétique mais qu'une aide "de l'Ouest et de l'Est" était nécessaire à l'Ukraine pour stabiliser son économie et restructurer sa dette. "Je m'adresse officiellement au Premier ministre et lui demande de démissionner et de passer dans l'opposition", a aussi exigé Viktor Ianoukovitch dans sa première déclaration depuis l'élection.

"Le pays n'a pas besoin d'une nouvelle crise politique. La nation s'est exprimée en faveur d'un changement, le Premier ministre doit prendre la bonne décision et entrer dans l'opposition", a insisté le futur président qui fut deux fois Premier ministre avant 2004.

La charismatique Ioulia Timochenko n'est pas apparue en public depuis dimanche soir. Elle avait alors demandé à ses représentants régionaux de vérifier avec soin le décompte et de "se battre pour chaque voix". Ses partisans ont obtenu un recomptage des bulletins dans certaines régions en vue de prouver ce qu'ils tiennent pour une fraude "cynique" du camp adverse, lequel y oppose un démenti. Et, ce mercredi, Ioulia Timochenko a annulé un conseil des ministres.

Malgré la tension ambiante, on observe peu de mouvements de rue en faveur de Timochenko, co-architecte de la "révolution orange" qui, à la faveur d'un troisième tour de scrutin consécutif à des soupçons de fraude, avait contrecarré une victoire initiale de Ianoukovitch en 2004.

C'est le 17 février que les résultats officiels doivent être proclamés et qu'un président élu sera désigné. Toute preuve de fraude recueillie par le camp de Timochenko doit être soumise à un tribunal dans les jours qui suivront cette date. Les Etats-Unis, la Russie et les observateurs internationaux ont estimé que l'élection s'était déroulée dans le respect des règles démocratiques.

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