Fitch dégrade la note de la dette à long terme de la Grèce

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Fitch a abaissé ce vendredi de deux crans la note de dette à long terme de la Grèce, de BBB+ à BBB-, en raison de l'accroissement des "défis budgétaires" auxquels le gouvernement grec doit faire face. De leur côté, les dirigeants européens multiplient les déclarations rassurantes. Pour Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, le plan d'aide mis en place entre les Européens et le FMI sera "crédible s'il est opérationnel".

Nouveau coup dur pour la Grèce. L'agence de notation Fitch a annoncé ce vendredi avoir abaissé de deux échelons, à BBB- contre BBB+, la note souveraine de la Grèce et a laissé entendre qu'elle pourrait encore la descendre, en arguant de la détérioration de la situation économique et budgétaire du pays. La note d'émetteur long terme d'Athènes revient ainsi au dernier échelon de la catégorie d'investissement. La note BBB- est assortie d'une perspective négative.

Fitch déclare dans un communiqué que la hausse de la charge de la dette et la dégradation des perspectives économiques vont rendre de plus en plus difficile la réalisation des objectifs budgétaires que s'est fixés le gouvernement grec.

En revanche, les vice-ministres des Finances et les banquiers centraux de la zone euro sont parvenus à un accord sur les modalités d'éventuels prêts d'urgence à la Grèce, a-t-on appris vendredi de source de l'Union européenne, selon l'agence Reuters. Interrogée sur le taux d'intérêt qui serait imposé à la Grèce, cette source a répondu : "il s'agit pratiquement d'une copie au papier carbone des modalités du Fonds monétaire international." Priée d'expliciter ces modalités, elle a ajouté : "pour les prêts jusqu'à trois ans, c'est le taux des DTS (droits de tirage spéciaux) plus 300 points de base, plus 50 points de base de commission de service."

Par ailleurs, les déclarations rassurantes se multiplient ce vendredi. Après les premiers commentaires du président de la Banque centrale européenne (BCE) la veille, c'est au tour de Herman Van Rompuy, le nouveau président du Conseil européen, de tenter d'apaiser les craintes des marchés.

Dans un entretien accordé aux quotidiens Le Monde, Frankfurter Allgemeine Zeitung, El Pais et De Standaard, Herman Van Rompuy indique que le plan européen pour la Grèce "ne sera crédible que s'il est opérationnel" et souligne que "le FMI et les instances européennes sont sur la même longueur d'onde quant à l'effort à fournir en 2010 en Grèce ".

"Les discussions sont en cours pour fixer les modalités techniques et concrètes du mécanisme. La réunion des ministres des finances de l'Eurogroupe, mi-avril, parviendra à trouver des solutions sur les problèmes restants, s'il en reste encore", précise le responsable européen.

De son côté, Berlin a aussi cherché à rassurer. Pour le porte-parole du ministère des Finances, Michael Offer, le plan d'aide à la Grèce peut être activé rapidement si nécessaire. "Je ne conseille à personne de douter du fait que ce filet de sécurité est bien là, et qu'il peut être mis en oeuvre rapidement", a-t-il déclaré.

Le responsable allemand estime néanmoins que la Grèce est en mesure de s'en sortir "par ses propres moyens", comme le confirme d'ailleurs Athènes. Ainsi, le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, a annoncé ce vendredi que son pays ne sollicitera pas le déclenchement du mécanisme d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) décidé le mois dernier par les dirigeants européens.

Le ministre estime par ailleurs que les taux auxquels la Grèce doit emprunter sur les marchés "ne reflètent pas la situation réelle de l'économie du pays ni l'effort et les résultats déjà obtenus par le gouvernement". Jeudi, ce taux a atteint un record historique à 7,5% pour se détendre ce vendredi. Un soulagement visible aussi sur les marchés actions, qui ont repris leurs pertes de la veille. 

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Commentaires
a écrit le 09/04/2010 à 18:43 :
Fitch dégrade la Grèce,maintenant que les milliards d'euros sorti des banques Grecque sont en sécurité en livre sterling au royaume Unis,les Anglais ferons tout pour couler l'euro.
a écrit le 09/04/2010 à 14:52 :
Osalteccino d'accord avec vous; ces agences n'apportent rien au débat et sont d'une partialité extraordinaire. D'abord elles sont toutes trois (Fitch, Moodies, Standard & Poors) anglosaxones et donc inféodées aux lobbies américains ensuite il est hallucinant de constater qu'elles ne parlent pour ainsi dire jamais des dettes américaine et anglaise qui ne pourront jamais être remboursées. Il va sans dire que ces pays seront défaillants et donc une forte dégradation de leur note de dette à LT s'impose.
a écrit le 09/04/2010 à 13:08 :
Fitch ne prévoit ni n'alerte. L'agence constate le fait accompli. ce n'est pas une agence de notation, c'est une agence de presse.

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