Le PIB grec devrait reculer de plus de 2% en 2010

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La Banque de Grèce qui tablait sur un recul de 2% du PIB pour l'année 2010, revoit ses prévisions ce mardi. Le recul pourrait en effet dépasser les 2% estimé.

Au cours de l'assemblée générale de la Banque de Grèce ce mardi, le gouverneur de la banque centrale, Georges Provopoulos, a annoncé que le recul du PIB dépasserait peut être 2% cette année. Un recul plus important que prévu du PIB est "très probable du fait des conditions actuelles caractérisées par un grand niveau d'incertitude", a indiqué Georges Provopoulos.

"En 2009, le pays est entré en récession, le PIB s'est contracté de 2% en raison principalement de la forte chute des investissements, mais aussi de la consommation privée et des exportations", a-t-il expliqué.

Pour améliorer la situation du pays, Georges Provopoulos a recommandé au gouvernement grec de "porter la réduction du déficit public à plus de 5%", au lieu des 4% prévu, dans le but "d'inverser les tendances défavorables" des marchés faisant pression sur les conditions d'emprunt.

Le gouverneur de la Banque de Grèce a ajouté que "si l'assainissement économique, sur le plan des dépenses, était plus fort que prévu et que la baisse du déficit était plus importante que 5% du PIB, cela aurait une grande importance pour le climat économique général".

Une diminution plus importante du déficit est "possible avec la limitation du gaspillage et la fusion ou la suppression d'organismes du secteur public qui ne fournissent pas de vrai travail", a-t-il indiqué.

Le déficit public, qui atteint actuellement 13,6% du PIB, est encore susceptible d'être "révisé à la hausse", estime Georges Provopoulos. La dette publique a d'autre part grimpé à 115,5% du PIB l'an dernier.

"La réduction des dépenses est de toute manière le choix adapté pour la réalisation des objectifs pour les deux prochaines années, étant donné que l'augmentation des impôts aurait des conséquences défavorables sur l'activité économique", poursuit le gouverneur de la Banque Centrale

Georges Provopoulos a également appelé à accompagner l'assainissement financier d'un "effort systématique pour retrouver la compétitivité perdue". "Le modèle de développement du pays ne peut pas reposer sur la consommation publique et privée comme malheureusement cela se faisait dans le passé. Il faut au contraire se reposer sur les investissements et les exportations", a-t-il expliqué.

Il a ensuite insisté sur la nécéssité d'opérer des changements rapidement. "Tout le monde doit prendre des responsabilités historiques devant le grand défi, la voie de sortie de la crise sera longue et difficile", a-t-il conclu.

Suite à l'assemblée générale, la Bourse d'Athènes (Athex) a chuté de 5,17%, l'indice général s'inscrivant à 1.711,61 à 15H20 locales ce mardi (12H20 GMT). Il s'agit de la plus importante baisse depuis le 8 avril. Cette chute reflète l'inquiétude des marchés face à la crise que traverse le pays en ce moment. La Bourse avait clôturé lundi en baisse de 2,86% et ouvert à la baisse mardi matin, de 1,42%. Sur le marché obligataire, les taux des obligations à dix ans évoluaient encore mardi à des niveaux records, au-dessus de 9,5%. La Grèce doit débuter prochainement le remboursement de 9 milliards d'euros sur le marché obligataire.

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Commentaires
a écrit le 05/05/2010 à 19:13 :
refuser la turquie dans l union et accepter des pays en difficultés economique...jus qu à ou?
il faut accepter la turquie sinon l europe va droit au mur....

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