Ce mercredi, c'est le Portugal qui inquiète les marchés

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Les "credit default swaps" portugais et grecs ont atteint des plus hauts historiques tandis que Moody's a placé sous revue sa note du Portugal en vue d'une possible dégradation. Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a tenté de calmer le jeu en éloignant toute hypothèse de contagion de la crise grecque.

Le coût, sur les marchés financiers, d'une garantie contre un risque de défaut du Portugal sur sa dette souveraine a inscrit un nouveau record, mercredi, après l'annonce par Moody's d'un placement sous revue de sa note du Portugal en vue d'une possible dégradation.

Les "credit default swaps" ( CD S , des instruments financiers utilisés par des investisseurs pour se protéger contre un risque de défaut) portugais et grecs ont atteint des plus hauts historiques selon la société spécialisée CMA DataVision. Les CDS à cinq ans sur la dette portugaise sont montés à 407 points de base (pdb) contre 344 mardi à la clôture du marché new-yorkais.

Un responsable de CMA a déclaré que le niveau actuel de ces CD S impliquait un risque de défaut implicite du Portugal de 29,6%. Les CDS à cinq ans sur les emprunts d'Etat grecs ont parallèlement culminé à 850 pdb contre 764,5 mardi soir.

Parallèlement, les futures sur les Bunds allemands, emprunts de référence de la zone euro, progressaient de 87 points de base à 126,38 un niveau qu'ils n'avaient pas atteint depuis le début du mois de mars 2009.

Les déclarations de Moody's ont aussi eu pour effet d'amplifier la baisse des marchés actions.

De son côté, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a cherché à calmer le jeu en écartant ce mercredi tout risque de contagion de la crise grecque à d'autres pays comme l'Espagne ou le Portugal, et toute hypothèse d'éclatement de la zone euro.

Jean-Claude Juncker a reconnu cependant qu'"il faudra enrichir le Pacte de stabilité", qui encadre la surveillance des déficits européens, pour tirer les leçons de la crise et renforcer la discipline budgétaire. Il répondait ainsi indirectement aux propos, mardi, du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, qui a prédit la fin possible de l'euro si l'Europe ne parvenait pas à régler ses "problèmes institutionnels fondamentaux" dans la foulée de la crise grecque.

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Commentaires
a écrit le 05/05/2010 à 14:05 :
Que ces braves gens de l'officine Moody's,au lieu de s'ériger en précepteurs des états souverains,en les tançant, commencent par avoir le courage d'atribuer leurs notes, pour que l'on puisse ensuite les commenter ...
a écrit le 05/05/2010 à 12:42 :
L'effet domino est en route en sauvant la Grèce après une faillite que l'on peu appeler de "Frauduleuse (mensonges en tout genres pour entrée en Europe - je sais bien que le peuple n'y est pour rien !)" la porte est désormais grande ouverte pour les autres pays endettés jusqu'au cou. Une fois la "CREATION" de monnaie pour colmater cette première série (PIGS) ce sera le tour de l'Angleterre (même s'il n'y a pas de rapport avec l'Euro) et pour finir de la France.
Une économie ce n'est pas le nombre de tel portables que l'on donne aux enfants ! C'est la capacité à réellement créer de la richesse pas juste du chiffre d'affaire sans aucunes marges voir à pertes.

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